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Violents heurts entre manifestants et forces de l'ordre à l'aéroport de Nantes-Atlantique.

Mercredi, environ 300 manifestants se sont retrouvés devant le dépôt-minute de l'aéroport de Nantes. Après un début de mouvement pacifique, l'occupation festive s'est transformée en violents affrontements entre les forces de l'ordre et les militants anti-aéroport. Bilan, cinq blessés de chaque côté et trois interpellations.

A l'appel des occupants de la ZAD, de la coordination des associations et mouvements opposés, de l'Union syndicale Solidaire, du DAL 44, du front Libertaire et du CNT, un rassemblement était organisé à l'aéroport de Nantes-Atlantique. Malgré les vacances scolaires, ils étaient près de 300 personnes à venir dire "Non aux avions, Non aux expulsions".  Face à cette manifestation, un important dispositif des forces de l'ordre avait été mis en place aux abords et à l'intérieur de l'aéroport. Dans un premier temps, les militants anti-aéroport se sont regroupés devant le dépôt-minute avec banderoles, musique et slogans. Ils sont ensuite rentrés dans le hall 1 sous le regard interloqué des passagers. Après avoir  disposé quelques monceaux de terre et planté quelques légumes, les opposants à Notre-Dame des Landes ont parcouru les halls. Tout semblait alors se dérouler dans une ambiance festive comme annoncé. C'est alors que près de 80 individus ont la faiblesse de penser qu'ils pouvaient s'introduire dans les locaux d'AGO (Aéroport Grand-Ouest), une filiale de Vinci. Ils se sont retrouvés nez à nez avec une  quinzaine de membres des forces de l'ordre et il s'en est suivi de violents affrontements. Aux jets de chaises, objets divers et extincteurs, les forces de sécurité ont répondu à coups de matraques et de gazs lacrymogènes. Au cours, de cet affrontement qui a duré une bonne vingtaine de minutes, de nombreuses dégradations ont été commises (peinture sur le DAB, distributeurs de boissons saccagés, vitres brisées, etc..),  Dans la violence des heurts, on déplore 5 blessés de chaque côté. Une jeune manifestante a été transportée à l'hôpital avec de sérieux problèmes au thorax. Trois  personnes ont également été interpellées, avant d’êtres relâchés vers 18h30.
 

Interpellés puis relâchés

Sur place, de nombreux manifestants regrettaient la tournure prise par l'événement. Camille retraitée habitant à Treillières expliquait pour sa part sa présence  :"Si je suis là, ce n'est pas que je suis contre les aéroports. Toutefois, il faut dire que Nantes-Atlantique est loin d’être saturé. L'aéroport de NDL rentre dans une logique ultra-libérale qui fait que ces  projets servent à ne faire  que de l'argent comme c'est le cas de Vinci. Tout est ceci est au détriment des agriculteurs. Ces terres qu'on leur supprime, nous en aurons grand besoin dans l'avenir d'autant plus que l'on nous annonce d'importants manques d'énergie.". Thierry Brulavoine ancien conseiller municipal de Saint-Nazaire ne pense pas que ce genre d'actions soit une solution :"Quand on aura compris qu'on ne peut pas faire avancer les choses avec la violence". Du côté des commerces installés dans le hall, certains ont eu vraiment peur à l'exemple de la responsable de la brasserie : "Nous avions fermés très tôt nos points de vente. Mais quand j'ai vu une petite dizaine d'individus tenter de défoncer la grille d'entrée, j'ai vraiment eu peur. Heureusement, les CRS sont arrivés. Aujourd'hui, je suis fière de payer mes impôts pour être protégée. Les manifestants attisaient le feu". Après que la tension soit retombée, un militant déclarait : "Il y a des éléments incontrôlables. Dans ce mouvement, il y a des sages et des moins sages.  Aujourd'hui, ce n'est qu'un début. Le mouvement va s'amplifier". Selon les avis recueillis parmi les manifestants, il semble bien que ce rassemblement initialement pacifique ne soit qu'un prémice aux nombreuses actions à venir. Dès le 30 juillet, une Assemblée générale est organisée à 16h afin de préparer les démarches qui visent à lutter contre les expulsions. Un rassemblement est également programmé le 17 août à 8H devant le tribunal de Saint-Nazaire.
 

Auteur : YE | 27/07/2011 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 15 août 2011 à 16h29 par Fiere
Fière de payer des impôts pour entretenir des forces de police!
Pour payer du béton pour le NDL !
Franchement moi , je mets ma fierté ailleurs.

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