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Vers une meilleure bientraitance

Le premier colloque qualité, risque, évaluation des réseaux qualité de Loire-Atlantique et de Vendée s’est tenu mardi à Agora à Saint-Nazaire. La bientraitance a été mise à l’honneur.
Natacha Lespinet, Philippe Le Roux, Marine Plantevin et Leïla Moret.
Natacha Lespinet, Philippe Le Roux, Marine Plantevin et Leïla Moret.

Les réseaux de qualité du territoire (Racquesel pour Saint-Nazaire, QualiSanté 44 pour le département de Loire-Atlantique et Crique 85 pour le département de Vendée) sont en cours de restructuration. Pour uniformiser les pratiques, ils ont construit un programme d’actions commun. Mardi matin, des professionnels de la Santé se sont réunis à Agora pour le premier colloque qualité, risque, évaluation. Les missions des réseaux se traduisent par l’accompagnement méthodologique, la mise à disposition d’une expertise et d’outils spécifiques pour les personnels. « Nous proposons des outils faciles à utiliser. Les soignants font souvent preuve de créativité pour les utiliser avec peu de moyens », commence Leïla Moret du CHU de Nantes, coordinatrice du réseau QualiSanté 44.
Parmi les choses qui sont souvent reprochées aux services hospitaliers, c’est l’heure des repas. Les horaires peuvent être plus facilement changés dans de petits établissements que dans des centres hospitaliers. Pour Philippe Le Roux, CHD de Vendée, coordinateur Crique 85, « il s’agit d’une logistique très lourde pour organiser les repas, nous ne pouvons pas faire changer les choses rapidement ». Une commission de réflexion travaille sur les repas.

Partage d’expériences et réflexions
La matinée a commencé avec des discussions sur le concept même de bientraitance. « C’est une notion moins connue que celle de maltraitance », fait remarquer Leïla Moret, « nous avons partagé nos expériences ». L’une des choses qui est ressortie de cette matinée, c’est la difficulté pour les personnels de faire toujours bonne figure devant les patients (par exemple quand le soignant est malade). Des groupes ont été créés et ils ont fait des listes de ce qu’il faut faire et ne pas faire. « Les personnels vont avoir une réflexion constante sur la manière dont ils parlent, leur attitude… », ajoute Leïla Moret. Natacha Lespinet du CH de Saint-Nazaire, responsable qualité, renchérit : « C’est quelque chose que l’on retrouve quand on parle avec les usagers : la formulation est très importante ».
Les usagers préfèrent qu’on leur demande si on peut les aider plutôt que d’annoncer qu’on va le faire. Un débat a aussi eu lieu sur le temps que demande cette démarche qualitative. « La bientraitance ne s’arrête pas à une question d’effectif. Tous les soignants cherchent à être bientraitants », précise Marine Plantevin du CH de Saint-Nazaire, coordinatrice du réseau Racquesel. Des boîtes à idées et des animations autour du thème de la bientraitance sont déjà mis en place dans certains établissements et amènent les soignants à réfléchir.
Des formations sur la bientraitance se construisent à Nantes et Saint-Nazaire, même si les centres hospitaliers ne sont « pas forcément les plus en avancés, contrairement au secteur médico-légal, dont nous reprenons les outils », souligne Marine Plantevin. Le déménagement dans la cité sanitaire va apporter un début de réponse, du moins au niveau architectural. « Changer de cadre et d’outils va nous pousser à faire changer les choses », conclut Marine Plantevin.

Auteur : AP | 12/10/2011 | 0 commentaire
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