Pari ambitieux que de trouver une niche face au géant Facebook, puisqu’on est ici dans un segment grandement occupé depuis plusieurs années.
Fonctionnant sur le même principe d’échanges entre « amis » Todobravo, ouvert depuis novembre dernier, est, selon son créateur, en pleine progression en matière d’inscriptions : « 4 chiffres par jour », même s’il ne veut pas dévoiler précisément le nombre de membres en ligne. Le site estime arriver à 300 000 participants d’ici la fin de l’année.
Comment se démarquer de cette écrasante concurrence ?
Jean-François Hobé argumente sur le fait que « beaucoup de personnes ont pris conscience des dangers du réseau social de Facebook », un exemple parmi d’autres :
« Facebook est devenu le plus gros réseau social au monde en construisant le système permettant de comprendre le mieux les identités et les relations des gens qui utilisent le Web. Une base de données qui permettrait aux usagers d’identifier et de chercher tous les objets du monde serait aussi élémentaire, et aussi profitable. Au lieu de seulement cataloguer leurs amis sur Facebook, les usagers pourraient commencer à construire aussi l’inventaire de leurs biens. En lien avec cela, serait inévitablement inclus le fait de pouvoir partager, échanger, vendre ou acheter. » Ce projet a un nom -Thing daemon -, le démon des objets. « Nous avons des centaines de millions d’objets dans notre base de données », explique Joe Einhorn, et nous en ajoutons plus de deux millions par semaine ».
(Source : New York Observer, 2010, Ben Popper)
C’est donc sur un créneau sécuritaire que communique Todobravo, un réseau plus sûr où les utilisateurs maîtrisent le contenu des informations, photos, vidéos et textes mis en ligne. Il est censé protéger l’intimité (comme Facebook) par un système de profilage des « invités » et « amis » qui n’ont accès qu’à ce que vous désirez montrer. Mais, le site du Baulois met en avant une parade aux dérives en annonçant que toutes les informations qui circulent sont gérées sur un seul site. Ainsi, les moteurs de recherche comme Google ne pourraient pas rentrer dans la base de données de Todobravo.
Todobravo permet donc de gérer tous ses réseaux sociaux sur une seule interface, ainsi, on peut différencier « ses amis », son activité professionnelle ou le volet « rencontres amoureuses ».
Le site, dont la gestion est assurée en région parisienne, est ouvert en trois langues (français, anglais et espagnol) et semble bien fonctionner : « 30 % des inscrits proviennent de l’international, sans aucune promotion à l’étranger, tout se passe via le réseau ».
Il va falloir aussi rentabiliser le site pour lequel travaille une dizaine de personnes, publicité, services payants (à l’étude) comme la réalisation d’un CV vidéo en ligne, des espaces thématiques pour de grosses entreprises ainsi que la création de sorte de réseaux sociaux intranet pour les sociétés.
Todobravo a en tout cas réussi un premier pari, celui de se démarquer des dizaines de réseaux existant en recevant un écho très positif dans les colonnes de la presse spécialisée.
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