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Trillard juge Cahuzac, Hollande, et les autres

André Trillard, sénateur de Loire-Atlantique, porte un jugement sévère sur l’affaire Cahuzac et reproche au Président de la République de légiférer dans l'urgence.

Comme la plupart des hommes politiques de droite ou de gauche, le sénateur UMP André Trillard souligne les fautes de Jérôme Cahuzac dans le communiqué ci-après.
Depuis sa 1re élection à l’Assemblée nationale en 1997, Monsieur Jérôme Cahuzac a fait, sur l’honneur, pas moins de qautre fausses déclarations de patrimoine !
Circonstances aggravantes : Monsieur Cahuzac est une personnalité éduquée (lycée Louis le Grand, faculté de médecine …) issue d’un milieu familial favorisé, et qui a accepté des charges aussi symboliques que celles de Président de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale, puis de Ministre du Budget, héraut de la lutte contre la fraude fiscale et patron des contrôleurs du fisc et des douanes.

Cette affaire jette un nouveau discrédit sur l’ensemble du monde politique et parlementaire.

L’hypothèse d’un retour de Monsieur Cahuzac sur les bancs de l’Assemblée nationale ne fait que renforcer le sentiment d’impunité de la classe politique.

Par ailleurs, André Trillard estime que le Président de la République fait, de façon assez caricaturale, ce qu’il a tant reproché au précédent gouvernement : il veut légiférer dans l’urgence, à partir de situations factuelles, dans l’espoir de détourner la colère des Français…

C’est une réponse insuffisante et un calcul maladroit qui ne règlera pas le problème de fond : la malhonnêteté d’une poignée de politiques et, dans ce domaine, la grande vulnérabilité d’un Parti Socialiste moraliste, donneur de leçons, mais empêtré, de Liévin à Marseille, de La Rochelle à Montpellier dans des affaires qui démontrent chaque jour un peu plus le rapport malsain des socialistes à l’argent !

« L’Argent », vous savez l’argent qui corrompt, l’argent qui achète, l’argent qui écrase, l’argent qui tue, l’argent qui ruine, et l’argent qui pourrit jusqu’à la conscience des hommes ! » écrivait François Mitterrand en 1971 !


Pour André Trillard il est indispensable de renforcer les contrôles, de sanctionner le parjure devant la représentation nationale, et de mettre fin définitivement à toute carrière politique entachée de fautes graves (corruption, délit d’initiés, fraude fiscale…). Les sanctions dans ces cas doivent être réellement dissuasives.

Enfin, André Trillard note que sans les contre-pouvoirs indépendants que sont la justice et la presse, Monsieur Cahuzac aurait pu continuer à mentir toute sa vie.



 

10/04/2013 | 0 commentaire
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