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« Stoppons les violences faites aux femmes »

Le Département de Loire-Atlantique organise la 3e édition de l’appel à projets qui vise à soutenir de nouvelles initiatives de prévention des violences et d’accompagnement des femmes victimes. Les dossiers de candidature sont à déposer jusqu’au 27 avril 2020. Le Département apportera un soutien de 100 000 € aux nouvelles initiatives.

Hervé Corouge, vice-président jeunesse et citoyenneté du Département, rappelle que : « De trop nombreuses femmes souffrent de violences. Le Département est pleinement mobilisé pour enrayer ce fléau et le tissu associatif local joue en Loire-Atlantique un rôle majeur dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

L’appel à projets vise à sensibiliser de nouveaux acteurs et à amplifier les actions, en particulier pour les femmes en situation de handicap. »

Présentation de l’appel à projets

Aujourd’hui des actions pour lutter contre les violences faites aux femmes existent et pourtant, plus d’une femme concernée par les violences sur deux n’entame aucune démarche pour dénoncer les faits.

Chaque année, 1 240 femmes sont victimes de viol, tentatives de viol ou les deux dont 56 % sont mineures au moment des faits, 4 600 femmes subissent des violences conjugales et 3 000 enfants vivent dans un ménage dans lequel la femme est victime de violences conjugales.

Lutter contre les violences faites aux femmes concerne l’ensemble des citoyens et doit être une cause commune. Le Département de Loire-Atlantique lance l’appel à projets pour encourager les initiatives associatives qui concourent à garantir aux femmes victimes de violence l’exercice de leurs droits.

Sont concernés par l’appel à projets les acteurs qui luttent contre les formes de violences faites aux femmes :

− au sein du couple, exercées par un conjoint, un petit ami ou ex-conjoint : violences psychologiques, verbales, physiques, sexuelles, économiques, patrimoniales, administratives

− intra familiales exercées par un membre de la famille (père, frère…) : abandon de la scolarité pour les plus jeunes, mariage forcé, restriction de circulation et de présence dans l’espace public, mutilations sexuelles…

− sexistes ou sexuelles au travail

− liées à l’orientation sexuelle

− le harcèlement, y compris le cyber harcèlement, les violences sexistes.

Proposer un projet

Les projets attendus doivent s’adresser à des publics ciblés (citoyens, collégiens, jeunes couples, professionnels, femmes victimes de violences, auteurs) et permettre d’agir sur l’un des quatre axes suivants :

➔ Sensibiliser les citoyens.

➔ Améliorer la prévention des violences faites aux femmes.

➔ Protéger les femmes face aux violences subies.

➔ Permettre aux femmes victimes sorties des violences conjugales d’enclencher un processus de réparation.

Une attention particulière sera portée aux projets qui s’adressent aux femmes victimes de violences en situation de handicap, à ceux en faveur de la protection des femmes par l’accès aux droits au logement ou à l’hébergement en lien notamment avec l’appel à projets « Places d’hébergement pour les femmes victimes de violences » lancé par l’État dans le cadre du Grenelle, ainsi que ceux relatifs à la restauration et la santé des femmes victimes.

Calendrier

➔ 27 avril 2020 : date limite de dépôt des dossiers de candidature.

➔ 17 septembre 2020 : sélection des projets.

Informations pratiques

➔ Le dossier de candidature est téléchargeable sur le site :

loire-atlantique.fr/stopviolencesfemmes

➔ Contact téléphonique : 02 51 17 24 52 ou 02 51 17 24 49.

Le Département combat les violences faites aux femmes

Le genre ne doit en aucun cas constituer un facteur discriminant et ne doit aucunement être un prétexte de violence. Pourtant les violences subies par les femmes sont réelles avec 4 600 victimes de violences conjugales en une année pour la Loire-Atlantique.

Devant l’ampleur du phénomène et pour mieux le connaitre, pour mieux l’enrayer, le Département a créé en 2016 un observatoire départemental des violences faites aux femmes. Le travail de réseau étant indispensable pour accompagner les femmes victimes et leurs enfants, le Département a mobilisé l’ensemble de ses partenaires.

Il s’est également associé à Citad’elles, ouvert à Nantes depuis novembre 2019, qui accueille et prend en charge 24/24h et 7/7j les femmes victimes de violences en situation d’urgence.

L’engagement du Département s’articule autour de cinq axes :

➔ L’information et la sensibilisation : offre d’accompagnement des victimes, numéros d’urgence, campagne de communication « Aidons les victimes à faire face », journée d’étude à l’égard des femmes en situation de handicap victimes de violences organisée le 3 décembre 2019…

➔ La protection des victimes en fonction des spécificités de chaque situation, avec les acteurs de proximités formés. La protection passe également par les hébergements d’urgence, véritable enjeu. Une démarche a été entreprise avec les bailleurs et les communes pour étendre l’offre. Cinq assistantes sociales du Département sont déployées et proposent un accompagnement inconditionnel des femmes victimes (avant, après ou sans dépôt plainte) dans les services de police et de gendarmerie. Le Département finance par ailleurs quatre téléphones grave danger et met à disposition du centre Citad’elles trois professionnels formés.

➔ L’accompagnement social dans l’urgence et le long terme : les professionnels sont régulièrement sensibilisés à cette thématique en interne ou avec les partenaires, des actions collectives sont organisées pour faciliter les échanges, libérer la parole des victimes, comprendre le processus de violence.

➔ Permettre à chaque personne de se restaurer, de reprendre confiance en soi, de mobiliser les ressources nécessaires pour sortir définitivement des violences avec le soutien d’associations structurantes : Solidarités femmes, les centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) de Nantes et Saint-Nazaire, France victime 44, Prévenir et réparer, la plateforme d’insertion professionnelle des femmes victimes.

➔ Le travail en réseau, fondamental, avec l’observatoire de lutte contre les violences faites aux femmes. Il s’appuie sur un protocole avec l’État et les structures locales dans l’objectif de renforcer leurs interventions. De nouveaux acteurs de la santé l’ont rejoint en 2019 permettant une meilleure articulation des parcours santé des femmes.

Repères – chiffres clés

➔ 4 600 femmes subissent des violences conjugales en Loire-Atlantique, 219 000 au niveau national. Cette estimation s’appuie sur l’enquête annuelle nationale sur les femmes de 18 à 75 ans « Cadre de vie » (décembre 2018) dont les statistiques sont croisées aux données du département. Appréhender ces données s’avère toujours difficile. Elles témoignent cependant de l’ampleur, de la diversité et de la gravité du phénomène.

➔ Une femme perd la vie tous les trois jours sous les coups de son compagnon ou son ex-compagnon. 121 femmes ont été tuées en 2018 en France dont deux en Loire-Atlantique.

➔ Une femme sur deux n’engage aucune démarche (médicale, sociale etc…). C’est pourquoi le Département forme les professionnels de santé (secrétaires médico-sociales, travailleurs sociaux et puéricultrices) des espaces départementaux des solidarités (EDS), souvent les premiers interlocuteurs. Leurs missions : l’accueil et l’accompagnement individuel des victimes et, en s’appuyant sur les équipes médico-sociales pour accueillir et accompagner les femmes et leurs enfants (séparation, élaboration d’un nouveau projet de vie), le développement d’actions partenariales.

07/02/2020 | 0 commentaire
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