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Stop à l'élevage des poules en cage

L’association L214 organise la lutte et la mobilisation des citoyens pour en finir avec ces pratiques qu’elle juge scandaleuses. Rendez-vous samedi 17 février à Nantes et Angers.

Pour faire entendre la voix des Ligériens, les bénévoles L214 les invitent à signer la pétition pour l'interdiction de l'élevage en cage des poules. Ils remettront ces signatures en main propre à leurs députés  : des rendez-vous décisifs pour le sort des 33 millions de poules élevées en cage, chaque année en France.

Les Français sont unanimes : ils sont 90 % à vouloir faire interdire l'élevage en cage des poules pondeuses (YouGov, février 2018). Alors, pour que la loi accompagne ce mouvement de société, les bénévoles L214 ont pris le parti d'interpeller celles et ceux qui peuvent la changer : leurs députés.

Afin de sensibiliser davantage de députés à cette question éthique et sociétale, les bénévoles L214 récoltent dans la rue ce samedi les signatures du public. Elles s'ajouteront aux 70 000 autres déjà recueillies au niveau national et collectées sur le site stopcages.com. Courant mars, les bénévoles L214 entendent obtenir un rendez-vous avec leurs élus pour qu'ils engagent le Parlement dans une inscription dans la loi de l'interdiction totale de l'élevage des poules en cage.

Cette action mobilise environ 500 bénévoles dans 40 villes sur toute la France.

Quand ? Samedi 17 février de 14h à 17h

Où ?  Angers, Place du Ralliement et Nantes, rue de Gorges

L'enfer des cages : une réalité pour 68 % des poules

Plus de 33 millions de poules en France vivent dans des élevages en cage où elles sont entassées jusqu'à 16 par m². L'association L214 a publié des vidéos dans des exploitations du Morbihan (septembre 2014), de l'Ain (mai 2016), de Vendée (avril 2017) et plus récemment dans les Côtes-d'Armor (décembre 2017) montrant des cages empilées à perte de vue dans des conditions sanitaires souvent déplorables.

Après avoir eu une partie du bec coupé sans anesthésie au couvoir lorsqu'elles n'étaient que des poussins, les poules passent environ un an en cage, dans un espace restreint au sol grillagé et incliné. Certaines meurent dans les cages : leurs cadavres ne sont pas toujours enlevés et s'y décomposent, au milieu de leurs congénères. Au bout d'un an, les poules, pour certaines presque entièrement déplumées, sont envoyées à l'abattoir.

Pourtant, les poules sont des êtres sensibles, douées d'émotions, et rien ne justifie de les enfermer dans des cages en les privant de leurs besoins essentiels : gratter le sol, prendre des bains de poussière, rechercher la nourriture, picorer, courir, déployer leurs ailes…

Les progrès scientifiques en éthologie (science du comportement) s'accordent à démontrer que de nombreuses souffrances et privations comportementales sont inhérentes à l'élevage en cage et préjudiciables aux animaux.

Une forte mobilisation de la société

Citoyens, consommateurs, associations, scientifiques, universitaires, artistes, journalistes, députés, sénateurs … la société dans son ensemble est mobilisée pour mettre un terme à cette souffrance.

Ainsi, suite à la dernière enquête révélée par L214 en décembre dernier, une vingtaine de parlementaires de tous horizons ont interpellé le gouvernement pour “connaître les dispositions qu'il entend prendre pour faire cesser totalement l'élevage en cage des poules pondeuses et d'en préciser le calendrier et les modalités de mise en œuvre.” Une interdiction est par ailleurs déjà adoptée en Autriche et en Suisse depuis de nombreuses années.

Mais les images de l'élevage de poules des Côtes-d'Armor n'ont pas scandalisé que des responsables politiques : un collectif d'universitaires, d'artistes et de personnalités tels que Stéphane Bern ou Véronique Sanson, ont ainsi signé la tribune “Monsieur le Président, libérez les poules !” parue dans Libération le 19 décembre 2017.

Les 2 dernières années ont été un tournant : plus de 100 entreprises agroalimentaires ainsi que les principales enseignes de la grande distribution, de la restauration collective et de l'hôtellerie se sont déjà engagées à exclure, d'ici 2025, les œufs issus d'élevages en batterie. C'est le cas de la quasi-totalité de la grande distribution, engagée à date butoir (2020 ou 2025), ainsi que de nombreuses entreprises de renom telles que Sodexo, Elior, Panzani, Pasquier, Flunch, Pierre Martinet ou encore Nestlé.

14/02/2018 | 0 commentaire
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