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SCOT de Cap Atlantique : un « guide pour les générations futures »

Pour leur dernier conseil communautaire avant l’été, les élus de Cap Atlantique ont eu à voter un gros morceau : le Schéma de Cohérence Territoriale.

Enfin, il a été voté. Après cinq ans de discussions, le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) de Cap Atlantique a été validé à la majorité (seul Olivier Château, élu Guérandais de l’opposition, s’est abstenu). Pour Jean-François Guitton, adjoint de La Turballe et vice-président délégué à la protection et mise en valeur de l’environnement et du cadre de vie, « ce conseil marquera l’histoire de notre jeune agglomération. Avec ce document, nous allons harmoniser nos politiques de développement et de protection de l’environnement ». Et pourtant, certaines communes de Cap Atlantique ont émis un avis défavorable comme La Turballe et Saint-Molf. Et pourtant, les avis extérieurs à la commune sont majoritairement favorables sous réserves (par exemple l’Etat, les chambres d’agriculture de Loire-Atlantique et du Morbihan ou encore la Chambre de Commerce d’Industrie). Parmi les défavorable : le conseil Général de Loire-Atlantique, la Carène et Saint-Nazaire.

L’habitat


Le point qui fâche : les logements et, surtout, les logements sociaux. Comme l’a justement fait remarquer l’un de mes collègues dans son article ‘Cherche maison ou appartement’(http://www.labaule-infos.net/cherche-maison-ou-appartement-23-43-500.html), la ville de La Baule ne totalise que 203 logements sociaux. Quand on sait qu’il y en a plus de 450 à Guérande et que 20 000 habitants profitent des logements sociaux Nazairiens, ça paraît peu. « Nous ne voulons pas que nos jeunes actifs habitent à 20 ou 30 km de leur lieu de travail car ils n’ont pas les moyens d’habiter plus près », explique Jean-François Guitton. Cap Atlantique prévoit donc d’augmenter son parc de logements sociaux avec un objectif minimum de 20 % des constructions. Pour Olivier Château, « nous aurions pu aller plus loin, nous sommes trop timides sur le sujet des logements sociaux ». À quoi Jean-Claude Baudrais, maire de Pénestin et vice-président délégué à l'aménagement de l’espace, transports, observatoire et SIG et soutien aux économies d’énergie, réplique qu’il « faut bien commencer quelque part. Le SCOT va nous permettre d’avancer ». un avis partagé par Stéphanie Phan Thanh, première adjointe à Guérande qui précise que c’est « à chaque commune de s’emparer du SCOT et de l’adapter. À Guérande, dans la ZAC de la Maison neuve, nous allons avoir 37 % de logements sociaux car nous avons la volonté et la possibilité de le faire ». Jean-Pierre Bernard, maire de Mesquer et vice-président délégué à l'action de développement touristique, s’étonne « de la polémique car à Mesquer nous ne pouvons pas avoir plus de logements sociaux que ceux déjà construits ». C’est Yves Métaireau, maire de La Baule et président de Cap Atlantique qui a eu le mot de la fin sur le sujet : « à La Baule nous avons la tendance libérale de ne pas faire beaucoup de logements sociaux et de ne pas aller contre les marchés. Avec le SCOT, nous allons donner un guide pour les générations futures ».
 

Piscines

La gestion des centres aquatiques Jean-Pierre Dhonneur (Guérande) et du Pays Blanc (Piriac) a été regroupée. C’est la société Carilis qui l’a obtenue par sa « proposition d’une prestation de qualité sur le plan technique, à un tarif compétitif. Le budget actuel est de 736 000 €, avec Carilis il passe à environ 580 000 € par an », explique Jean-Raphaël Bert, consultant. La société devra accueillir les usagers, uniformiser les tarifs, animer et promouvoir les deux centres aquatiques, ainsi que les entretenir. Véronique Cardine, maire de Saint-Molf et vice-présidente déléguée aux équipements sportifs, souligne que « Carilis a tenu compte des enquêtes que nous avons réalisées sur les demandes des usagers. C’est une société avec qui nous travaillons déjà ». Une bonne surprise a été la découverte par les élus de Cap Atlantique qu’ils ne devaient pas payer la TVA sur les subventions, et qu’ils pourront la récupérer sur ce qui a déjà été versé. Soit une économie importante qui se chiffre autour de 800 000 €. La délibération a été votée à l’unanimité. Le contrat avec Carilis sera effectif le 25 septembre prochain et durera six ans.

Auteur : AP | 22/07/2011 | 0 commentaire
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