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Réagir avec le crédit de l’ADIE

L’ADIE, Association pour le droit à l’initiative économique porte bien son nom, elle permet aux porteurs de projets de financer la création d’entreprises. Elle vient d’organiser deux réunions d’information sur le microcrédit à Clisson et à Guérande avec Pôle Emploi.

L’argent reste le nerf de la guerre

L’ADIE est montée sur le devant de la scène cette semaine dans une opération de communication sur la thématique du microcrédit (Pour la 8e année). L’association, au rayonnement national, a un bureau à Saint-Nazaire dans les locaux du CIL* (Centre d’Initiatives locales).Celui-ci possède une véritable pépinière et une aide précieuse tant pour la formation, que pour l’encadrement, les conseils et de trouver les bons interlocuteurs.
En effet, il ne suffit pas d’avoir « la bonne idée » aujourd’hui, il faut du financement. C’est parfois vers ce type de structure, lorsqu’ils en sont informés que se tournent les auto entrepreneurs ; une solution simple pour sortir d’une période inactive et « se mettre à son compte ».
Vouloir entreprendre aujourd’hui, dans une période de récession apparaît comme une gageure. Néanmoins, de nombreux porteurs de projets sont passés par cette voie pour arriver à concrétiser leurs idées via l’ADIE.
Tous les secteurs d’activités sont concernés, mais l’on retrouve le plus souvent des activités tertiaires. Voir http://www.saintnazaire-infos.fr/creer-son-entreprise-reve-ou-realite-25-52-946.html
Le microcrédit n’est que l’une des aides générées par l’ADIE ; selon la conséquence du prêt et suivant les cas, le demandeur peut se voir octroyer des subventions (Conseil Général, Régional) et d’un prêt d’honneur à 0%.
Il est nécessaire de venir frapper à la porte avec un projet qui tient la route comportant bilan prévisionnel, études de faisabilité et de marché. L’ADIE va avoir un rôle d’écoute et de conseil, va mettre en place la demande de financement propre et des subventions. Le projet est débattu par un « groupe de sages » qui valide ou non le dossier ; ainsi, même sans aucun apport personnel, l’on peut obtenir du crédit. 
 Contrairement aux banques qui ne voient que les chiffres  et sont généralement frileuses sur des activités réputées difficiles (restauration, reprise de certains commerces). L’ADIE va jouer les intermédiaires et emprunter à la place du demandeur.

Rebondir

le cas du microcrédit, qui peut être renouvelé en cas de nouvel investissement (création d’une nouvelle enseigne, par exemple), l’aide est néanmoins plafonnée. (65 dDansossiers ont été validés en 2011 sur Saint-Nazaire).
La conseillère nazairienne de l’ADIE Marie Charlotte Bec présente à Guérande mercredi revient sur l’activité de l’association : « C’est vrai que nous recevons beaucoup d’auto entrepreneurs ; Nous avons beaucoup de projets concernant le multiservices, l’aide à domicile, le service à la personne et le classique de la vente ambulante, même si les marchés, c’est de plus en plus dur ».
Autre constat : « Avec les plans sociaux et les licenciements économiques, nous voyons de plus en plus de personnes de plus de 50 ans avec 35 ans de boîte qui se retrouvent sans travail, tout simplement pour finir leur carrière et se dégager des revenus dignes de ce nom ».
Même si l’ADIE est un organisme financeur, il est aussi présent pour susciter l’envie de créer son entreprise. Le retour «  sur investissement » est légèrement au-dessus des moyennes nationales avec 69% de pérennité à deux ans, et 58% à trois ans  (considéré comme le seuil critiqu). Enfin le taux d’insertion est de 80%.  « Il faut dire », précise Marie-Charlotte Bec, « que même si les personnes ont abandonné leur projet initial, elles ont retrouvé du travail, créé une autre activité ou sont en formation ; en tout cas, elles ont rebondi».

Le conseil des sages

Les dossiers sont validés par un groupe composé de 10 bénévoles actifs, précise Jacky Delcommune (Animateur des bénévoles), jeune retraité du secteur bancaire et par ailleurs président du Lion’s club de La Baule Grand Large. « Nous sommes là pour aider à la constitution des dossiers et nous accompagnons les gens pendant trois ans gratuitement après leurs démarrages ». Nous faisons aussi de la formation sur des thèmes comme la communication, comment gérer sa trésorerie ou trouver de nouveaux clients ».
Le groupe est composé d’anciens banquiers (directeur des risques ou commerciaux, d’un comptable en activité, ou d’ex-gestionnaires d’entreprises).
Et puis, « Il est important de dire que les personnes qui ont eu un souci avec leur banquier n’osent pas venir nous voir, c’est dommage,  alors, que justement, nous finançons les gens qui sont sortis du système bancaire » (Un quart des dossiers).
L’ADIE a créé un réseau, « le club des créateurs de l’ADIE » qui se réunit chaque trimestre, histoire d’échanger sur leurs expériences.
Des services en plus à l’ADIE
Évidemment, en phase de création ou de reprise, de multiples questions se posent. Cet accompagnement gratuit permet de faire le point sur de nombreuses interrogations, comme éclaircir ou débroussailler sa politique commerciale envisagée et trouver les bons créneaux.
Perdu dans la « paperasse » administrative, le porteur de projet peut aussi se faire aider sur la fameuse déclaration au RSI**, de la mise en place de l’ACCRE ***, sur la validation juridique des contrats, faire le point sur les éléments comptables, sur l’embauche d’un salarié. Enfin, une aide peut aussi être apportée pour un développement dans le cadre du e-commerce ou de la création d’un site internet vitrine.
Les deux réunions de présentation de la semaine avaient aussi pour objet de sensibiliser les décideurs, qu’ils soient politiques ou économiques sur le bien fondé d’un tel élan qui fonctionne.
 
Pratique :
* CIL : http://www.cilsn.asso.fr/
** RSI : Régime social des indépendants
***ACCRE : Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d'Entreprise
(www.pme.gouv.fr/essentiel/vieentreprise/aides-soc.htm)
ADIE, 1, Boulevard Paul Leferme, Saint Nazaire
(http://www.adie.org/)
02 40 22 03 03  06 81 48 28 76

 

Auteur : JRC | 09/02/2012 | 0 commentaire
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