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Potter ! Harry Potter en breton

C’est à un éditeur de Pornic que l’on doit la traduction des aventures magiques d’Harry Potter vendues à 450 millions d’exemplaires et déjà transcrites en 73 langues, manquait le breton, c’est chose faite.
Thierry Jamet
Thierry Jamet

Thierry Jamet, directeur du Temps Editeur et le traducteur, le Rennais Marc Kerrain, prof à l'université de Rennes à Redon étaient présents samedi dernier à la librairie Gweladenn, située sous la base sous-marine de Saint-Nazaire.
 

Sacrés Moldus

Le premier tome des aventures traduit en breton  Ha Maen ar Furien  a fait un tabac dès sa mise en vente. Il est clair que le séquestré du placard de l’escalier allait faire le buzz : « J’ai été étonné que cet ouvrage ne soit pas encore traduit en breton, les jeunes bretonnants ont envie de lire des choses d’aujourd’hui ; donc pour moi, c’était une évidence » explique l’éditeur.
Présenté officiellement au salon du livre de Carhaix (27 et 28 octobre), il a reçu un accueil enthousiaste du public et un intérêt des médias : « Il y a eu un vrai engouement de la presse et cela permet aussi de parler du breton » jubile Thierry Jamet. « Il y a 600 élèves dans les écoles bilangues en Loire-Atlantique, il y avait donc un public pour cette traduction dans le département et bien sûr dans les autres ».

Verrue de cochon

Marc Kerrain
Marc Kerrain

Marc Kerrain est le traducteur de ce premier volet de la série, il a traduit le roman de J.K Rowling de l’anglais au breton. « Comme une traduction doit l’être » déclare-t-il. Évidemment avec des problèmes liés aux mots inventés par l’auteur. « Les 73 autres traducteurs ont su créer des mots nouveaux, alors, j’ai fait comme eux, j’ai créé le vocabulaire nécessaire pour l’histoire ».
« Quand j’ai lu Harry Potter pour la première fois et qu’il allait à l’école des sorciers de Poudlard, j’ai pensé que c’était un nom anglais, pas du tout. En fait, cela signifie verrue de cochon, il y a un jeu de mots français, alors, c’est devenu Kerambreoù ».
Édite à 3 000 exemplaires, 1 900 ont déjà été écoulés en quelques jours (17 euros) et l’éditeur pornicais pense sortir le second tome pour Noël 2013 : « Nous avons acheté les droits pour le premier, logiquement, nous avons une option pour les autres ».
À la question de s’engouffrer dans une brèche facile, la réponse est « non » ; pour Marc Kerrain : « L’accueil des jeunes bretonnants m’a conforté dans l’idée que cela correspond à un besoin, on a fait un sondage en leur demandant ce qu’ils aimeraient lire en breton et qui n’existe pas, la réponse est toujours la même : Harry Potter ».
Bel accueil de l’ouvrage à Saint-Nazaire ou plusieurs dizaines de bretonnants sont venus acheter le livre. Anecdote durant les demandes de dédicace : « Pouvez-vous mettre : Pour avoir été puni d’avoir parlé breton dans ma jeunesse ».
Pour Thierry Jamet, on l’aura compris, ardant défendeur de la langue bretonne, l’idée est de véhiculer le breton vers les jeunes avec des supports de leur époque, ainsi, l’éditeur a été précurseur en la matière en sortant le premier manga en breton : « C’est à la transmission de la langue qu’il faut penser ».
Vous pouvez relire : http://www.lecroisic-infos.fr/j-ai-croise-harry-potter-sur-le-port-4-5-463.html
Pratique :
http://www.an-amzer.com/

 

Auteur : JRC | 03/11/2012 | 0 commentaire
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