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Paroles de saisonniers

De nombreux jeunes travaillent l'été, afin de gagner de l'argent de poche finançant leur été ou d'aborder plus sereinement les dépenses liées à la rentrée.

 Trois des nombreux saisonniers travaillant sur la Presqu'île ont accepté de faire un bref bilan de leur été.

Cécile, 19 ans, a travaillé au « Fournil du Marché » à Pornichet

« En quoi consistait ton travail ?
- Je faisais les sandwichs pendant une partie de la matinée, puis je m'occupais de la vente. J'ai commencé à travailler quelques week-ends en juin, puis à la semaine à partir de juillet et jusqu'à mi-août.

- C'est ton premier travail saisonnier ?
- Oui, c'est ma première vraie expérience de travail. L'année dernière je faisais des ménages dans des appartements disponibles à la location, mais cela me prenait 4 à 6 heures par semaines. Là je travaillais 35 heures, donc il y avait un réel changement de conditions de travail.
Je commençais à 7 h 00  ou 8 h 00 le matin et je finissais à 13h ou 14h, à raison de six jours par semaine.

- Qu'as-tu préféré dans ce travail ?
- J'ai apprécié le contact avec les clients, certains viennent tous les jours et on apprend à les connaître au fil de l'été. Au départ je me sentais un peu débordée par le nombre de clients qui passaient dans la boulangerie, particulièrement pendant les jours de marché, mais je m'y suis vite faite.

- Il y avait beaucoup de clients justement ?
- Pour moi, oui, j'avais l'impression que la boutique ne désemplissait pas. Apparemment, la saison a mal commencé, même si je pense qu'il y avait plus de clients pendant le mois d'août.

Et l'année prochaine, comptes-tu continuer à travailler en boulangerie ?
Pourquoi pas, j'aimerais bien continuer à travailler dans la vente«».
 

Gary, 23 ans, serveur dans la discothèque « Le Garden » à Guérande

« Était-ce ta première année au sein de la boîte de nuit ?
C'était ma deuxième saison au « Garden ». J'y avais travaillé l'été dernier, au moment de l'ouverture de la discothèque. Pendant l'année scolaire, j'avais continué à y travailler les vendredis et samedi, ainsi que deux jeudis par mois. Cet été, j'ai été employé avec un contrat saisonnier.

- Penses-tu qu'il y avait plus de clients cet été que l'année dernière ?

- La saison a été meilleure de l'avis de tous, la discothèque ayant assis sa réputation dans la région. Nous avons organisé de grosses soirées en accueillant des DJ connus qui ont mobilisé 1200 personnes en moyenne avec un pic pour la soirée « Projet X » avec 1700 personnes.

- Quels étaient tes horaires ?
- Je commençais à 23 h 30 et je finissais à 7 h 30. On s'habitue relativement vite à ces horaires, mais ils présentent quelques inconvénients. Je me réveillais tard dans l'après-midi, et je n'ai donc pas pu profiter pleinement de la plage et de mes amis présents pour l'été.

- Qu'est-ce qui te plaisait le plus dans ce travail ?

- Il y a deux points qui me plaisaient particulièrement. Le premier, c'était de rencontrer des personnes. Le deuxième était de profiter des soirées, notamment quand des DJ connus, comme Joachim Garraud, étaient présents.

- Renouvellerais-tu l'expérience l'année prochaine ?
- Si l'occasion se représente, je reprendrai le même poste, oui.«»
 

Matthew, 21 ans, moniteur de voile au club « Les voiles royales », à La Baule

« Sur quel type de bateau travaillais-tu ?
- Je donnais des cours de voile, plus précisément de catamaran, à des élèves de sept à soixante-dix-sept ans. Globalement, je travaillais malgré tout avant tout avec des enfants.

- Depuis combien de temps es-tu moniteur de voile ?

- Je suis moniteur fédéral de voile depuis trois ans, et je viens de terminer ma troisième saison cet été.

- Par rapport aux étés précédents, comment as-tu jugé cette saison ?

- La météo du mois de juillet ne nous a pas beaucoup aidé, donc ce mois a été assez désert à La Baule. A contrario, le mois d’août nous a offert de belles journées et par conséquent une vingtaine de jours assez chargés.
On évoque souvent le problème des algues vertes, mais celui-ci s'est moins fait sentir que l'année dernière.

- Que préfères-tu dans ce travail ? Présente-t-il des inconvénients ?
- Le cadre de travail est quand même très sympa. Être en maillot de bain toute la journée pour travailler, on a connu pire. L’ambiance dans ce type de boulot est souvent « fun », surtout quand on commence a bien connaître l’équipe ce qui est le cas de la plupart des saisonniers travaillant ici tous les ans.
Nous ne comptons pas nos heures, mais comme c’est dans la bonne humeur, je ne trouve pas que ce soit un inconvénient.

- Comptes-tu travailler ici l'année prochaine ?
- Du fait de mes études, je serai avant tout en stage l'été prochain, et certainement pas dans la région. S'il n'y avait pas eu ces stages, je renouvellerai l'expérience sans hésitation.»
 

Auteur : GS | 07/09/2012 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 09 septembre 2012 à 18h34 par Laura.D
Les boulots de saisonniers sont une excellente chose, permettant aux jeunes une première expérience dans la vie active, d'etre fiers de recevoir un salaire et de prendre conscience de l'argent qu'ils dépensent et non plus que celle de leurs parents.
Un petit témoignage sur les jeunes qui travaillent dans la grande distribution aurait pu etre sympa, celà représente une grande majorité des embauches.

Bon article , d'actualité !

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