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Opération paille : le premier convoi est arrivé

La première livraison de paille a été effectuée jeudi matin à la gare de Montoir-de-Bretagne. 450 tonnes de fourrage pour soulager les éleveurs de Loire-Atlantique.
Mickaël Trichet, Jacques Lemaitre et Marc Jacquet
Mickaël Trichet, Jacques Lemaitre et Marc Jacquet

Pour la seconde année consécutive, le printemps 2011 a été très sec. Un temps qui a ravi une bonne partie de la population puisque synonyme de débardeurs, plage et barbecues. Les agriculteurs et les éleveurs n’ont, eux, guère été ravis puisque la sécheresse s’est révélée défavorable aux moissons fourragères. Or, « pas de fourrage », signifie « pas de nourriture » pour les animaux. En d’autres temps, ça n’aurait pas eu trop de répercussions, mais la sécheresse de 2010 a réduit à néant les stocks de fourrage des éleveurs. « Quand on démarre avec un stock négatif et qu’on ne peut pas le refaire, c’est la catastrophe », commence Mickaël Trichet, vice-président de la Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FNSEA) 44 et président du comité de paille. Au niveau national, ce sont 900 000 tonnes de paille qui manquent et pour la Loire-Atlantique 35 000 tonnes.
Une cellule nationale de crise avec le ministère de l’agriculture a alors été mise en place afin d’évaluer les besoins et de chercher des solutions. « La difficulté n’a pas été de trouver de la paille, mais, de la presser, la mettre en bout de champ et la transporter », ajoute Mickaël Trichet. D’autant que lors du premier recensement des besoins des éleveurs de Loire-Atlantique début juin, ces derniers avaient besoin de 50 000 tonnes de paille pour nourrir leurs bêtes. « Il y a eu un mouvement de panique », se souvient Jacques Lemaitre, président de la chambre d’agriculture de Loire-Atlantique. Heureusement pour les agriculteurs (mais pas pour les touristes), le temps s’est dégradé fin juin et en juillet, ce qui a permis de sauver une partie des récoltes, et donc des fourrages. Un nouveau recensement a été fait, limitant les besoins des éleveurs à environ 35 000 tonnes de fourrage pour tenir jusqu’à la fin de l’année. Une estimation qui ne prend en compte que les besoins en nourriture des bêtes pour les prochains mois et non la reformation de stocks. « Nous allons évaluer les stocks et essayer d’anticiper pour 2012. Nous souhaitons aussi faire évoluer les choses : nous nous sommes beaucoup focalisés sur la paille en tant que fourrage alors qu’il y a d’autres alternatives », précise Mickaël Trichet.

Arrivées de paille tous les jeudis

Plusieurs modes de transport ont été étudiés et c’est avec la SNCF qu’un partenariat a été trouvé. Pour Mickaël Trichet, « très peu de gares sont habilitées à recevoir de la paille. Celle de Montoir-de-Bretagne est la seule de la région à avoir suffisamment de place pour permettre les manœuvres ». Le reste des trajets sera effectué en camions, une organisation longue et difficile. Trois personnes sont mobilisées en permanence pour cela. La cellule nationale de crise a aussi décidé quel territoire allait approvisionner quel territoire. Pour Philippe Brasselet, délégué territorial SNCF Géodis, « le point fort de la SNCF, c’est qu’elle sait se mobiliser pour ce genre d’événement. Aujourd’hui dix rames de trente wagons de paille sont arrivées d’Arras pour tout le territoire ». SNCF veut faire en sorte que les rames tournent au maximum. Celle arrivée à Montoir jeudi est la première d’une longue série venant d’Arras. Il existe une demande pour une seconde rame qui arriverait à Montoir les mardis en plus de celle du jeudi.
Question de tarif, le transport coûte moins cher qu’un transport normal assure Pour Philippe Brasselet. La tonne de paille devrait coûter entre 100 et 125 €. « Les prix ne sont pas définitifs, ils vont varier en fonction du transport, mais nous allons maintenir les prix annoncés », conclut Jacques Lemaitre. Tous espèrent que des aides de la Région et du Conseil Général viendront alléger la facture. Une aide d’un million d’euros a été votée par la Région, mais sa répartition n’est pas encore connue.
 

Auteur : AP | 18/08/2011 | 0 commentaire
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