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Notre-Dame-des-Landes: selon la DGAC, le maintien de l'aéroport nantais actuel nuirait à la ville

Un maintien de l'actuel aéroport de Nantes Atlantique sans transfert à Notre-Dame-des-Landes nuirait à la ville tant du fait de l'augmentation des nuisances sonores que de son impact sur son urbanisme, selon une étude de la Direction générale de l'aviation civile(DGAC) rendue publique lundi à Nantes.

Présentée par le directeur du transport aérien à la DGAC, Paul Schach, cette étude avait été demandée en avril par la commission du dialogue pour apaiser le débat avec les opposants au projet de Notre-Dame-des-Landes après les vifs affrontements de l'automne 2012.

Selon Paul Schach, "l'aérodrome existant impacterait beaucoup plus de monde qu'un nouvel aéroport".

   "Le trafic passager à Nantes a augmenté de 5,2% par an entre 1986 et 2012, passant de 950.000 à 3,55 millions de passagers, "soit deux à trois fois plus vite que dans le reste de la France", a-t-il ajouté.

   Selon les projections d'impact du bruit causé par les avions réalisées par la DGAC, si l'actuel aéroport, situé au sud de l'agglomération nantaise, était maintenu, en 2030, avec une hypothèse de 6 millions de passagers (contre 3,6 millions en 2012), de 69.500 à 90.700 personnes seraient touchées, selon les hypothèses de trajectoires retenues, contre 51.900 actuellement. La DGAC compare ce chiffre aux 3.350 personnes touchées, selon ses estimations, dans l'hypothèse du transfert de l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

   Selon l'intensité du bruit causé par les avions, leur impact sonore croissant délimite plusieurs zones et, dans celles où le bruit est le plus fort, des restrictions d'urbanisation sont imposées par la loi.

   Les projections présentées par la DGAC lundi montrent de telles zones, débordant de manière importante sur le centre de l'agglomération et notamment sur d'anciennes zones industrielles, comme l'île sur laquelle se trouvaient les anciens chantiers navals, où il est notamment projeté de construire le futur CHU de la ville.

   En cas de maintien de Nantes Atlantique, souligne l'étude de la DGAC, "la zone soumise à de très fortes contraintes d'urbanisme, notamment l'interdiction de construire de nouveaux logements, s'étend significativement". "De nombreux terrains situés en milieu urbain, proche des équipements et bien desservis, seraient gelés, en totale contradiction avec les politiques de densification des villes et de lutte contre l'étalement urbain", ajoute l'étude.
Pour la DGAC, "cette étude confirme les avantages du transfert de l'activité aéroportuaire sur le nouveau site de Notre-Dame-des-Landes".

Auteur : afp | 29/10/2013 | 0 commentaire
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