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Notre-Dame-des-Landes : pour WWF c'est "inenvisageable" sans compléments d'information

Le WWF rend publique sa position au sujet de l’aéroport du Grand Ouest. Il exhorte les pouvoirs publics à réaliser des études complémentaires pour évaluer les impacts du projet sur les écosystèmes et sur les activités humaines.

Pour le WWF il est impératif d’apprécier objectivement l’impact du projet aéroportuaire sur les habitats naturels, sur les espèces et leur population et sur l’importance écologique du site, en particulier comme carrefour migratoire.
Le WWF considère que les études réalisées à ce jour (étude du cabinet Biotope de 2002, 2006 et 2011) ont certes démontré l’importance de la biodiversité du site mais comportent encore de nombreuses lacunes (sur la flore, les oiseaux, les insectes, les reptiles…) et ne permettent pas de déceler les enjeux écologiques globaux liés au projet. Des études complémentaires sont donc nécessaires pour mieux évaluer la situation. Il demande la réalisation d’inventaires faune-flore complets, concernant tous les groupes taxonomiques dont la présence est déjà connue sur le site ou pour lesquels les habitats sont favorables, sur l’ensemble des saisons, en incluant l’automne et l’hiver.
 

Le risque d’inondation

Le WWF considère que ce risque a été sous-évalué dans les études actuelles. Elles sont basées sur les connaissances existantes mais sans prise en compte suffisante des profondes modifications apportées par le projet. En fonction des résultats de l’étude, une prise en considération de ces risques doit être faite dans le cadre de la mise en place des plans de prévention du risque inondation (PPRI).
 

Les zones humides du site

Le WWF considère que le dossier loi sur l’eau ne peut se contenter d’indiquer que l’évaluation fine des fonctionnalités hydrologiques des zones humides nécessite la mise en place d’études spécifiques avec la réalisation de mesures et d’analyses in situ mais également à l’échelle des bassins versants concernés, et ce sur des échelles de temps suffisamment longues (suivis pluriannuels). Ces types d’études, longues et complexes relèvent du domaine de la recherche et de l’expérimentation.
Une évaluation fine, « de terrain », des fonctionnalités hydrologiques n’est donc pas réalisable pour ces raisons.
Ces études spécifiques doivent être réalisées pour une réelle prise en compte des services rendus par les zones humides du site, sur les aspects quantitatifs et qualitatifs pour la ressource en eau, sur l’atténuation du risque inondation et sur leur importance comme réservoir biologique.

Une étude juridique

Inenvisageable sans complément d'information

Pour le WWF il faut évaluer les conséquences de ce projet sur le principe de compensation et de ses implications à l’échelle nationale sur la doctrine « éviter, réduire, compenser ». Les résultats de cette étude doivent par la suite faire l’objet d’un débat national.
Sans de tels compléments d’information, il apparaît au WWF France inenvisageable de lancer un projet d’infrastructure aéroportuaire sur le site de Notre-Dame-des-Landes.

source wwf
http://wwf.fr/media/documents/position-du-wwf-sur-le-projet-d-aeroport-du-grand-ouest-notre-dame-des-landes

19/03/2013 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 20 mars 2013 à 01h27 par ya
"éviter, réduire, compenser" dit le WWF. Je ne comprend pas pourquoi il ne serait pas plus facile d'aménager l'aéroport existant. On serait dans le "éviter" et le "réduire" il ne resterait plus qu'à compenser .

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