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Notre-Dame-des-Landes : pour les anti-aéroport, une nouvelle étude démontre l'inutilité d'un transfert

Un collectif d'élus opposés à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes près de Nantes a présenté jeudi une contre-étude sur le plan d'exposition au bruit de l'agglomération nantaise du fait de l'actuel aéroport qui, selon eux, démontre l'inutilité d'un transfert de cet équipement à Notre-Dame-des-Landes.

Le collectif d'élus** doutant de la pertinence de l'aéroport de Notre Dame-des-Landes, le Cedpa, s'est adressé à un cabinet privé européen, Adecs/Airinfra, qui a calculé un nouveau plan d'exposition au bruit (PEB), s'appuyant sur les projections du trafic passager du groupe Vinci, concessionnaire de l'actuel aéroport et du projet de Notre-Dame-des-Landes.
Mais cette étude tient aussi compte du nombre de mouvements réels d'avions, qui a progressé beaucoup plus lentement que prévu en 2003 lors de l'établissement du PEB s'appliquant actuellement à Nantes, du fait d'un doublement du taux de remplissage des avions.
En outre, la contre-étude tient compte de l'amélioration des modèles d'avions en termes de bruit.
Selon les scénarios proposés à dix ans (2022) et à vingt ans (2032), l'Ile de Nantes - coeur de la ville où la municipalité entend implanter le futur CHU  ne serait pas touchée par les interdictions de construction d'habitat, qui concernent seulement le coeur du PEB, baptisé zone "C".
 De même une ZAC, (zone d'aménagement concerté), actuellement en friche au sud de cette Ile de Nantes, serait, elle aussi, en dehors de la zone "C" du PEB.
Pour le Cedpa "le résultat est sans équivoque: l'argument du bruit qui deviendrait insupportable et empêcherait l'urbanisation de Nantes est un mensonge", indique-t-il dans un communiqué.
"Les conclusions de cette étude sont tout à fait en phase avec les conclusions relatives au maintien de l'aéroport de Toulouse: des avions plus gros, mais moins bruyants et mieux remplis; moins de mouvements que prévu. A Toulouse le préfet conclut à l'inutilité d'un déplacement; à Nantes, il conclut l'inverse. Comprenne qui pourra...", ajoute le Cedpa.
Le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes a suscité une fronde violente à l'automne 2012 quand les gendarmes sont intervenus pour expulser les opposants anti-capitalistes installés sur le site.
Après l'arrêt des interventions - et le report de fait des premiers travaux   pour laisser place pendant l'hiver 2013 à plusieurs mois d'une "commission de dialogue", le projet, qui devait être achevé en 2017, semble actuellement en stand-by. Le gouvernement n'a reformulé aucun calendrier, à ce jour, pour la reprise des travaux.
Néanmoins, la Commission européenne saisie par les anti-aéroport a estimé le 17 septembre que ce projet n'était pas en infraction avec la législation notamment en matière d'environnement.

** le collectif d'élus est composé de  : Signataires : Jean-Paul NAUD (Maire NDL), François AUTAIN (Sénateur), Hervé BOCHER (CG 44), Emmanuelle BOUCHAUD (CR Pays de la Loire), Thierry BRULAVOINE (CM St Nazaire), Gilles DENIGOT (CG 44), Chantal LEDUC-BOUCHAUD (CG 44), Isabelle LOIRAT (CM Nantes), Jean-Philippe MAGNEN (Adjoint Maire de Nantes), Claude NAUD (CG 44), François de RUGY (Député), Françoise VERCHERE (CG 44), Marcel VERGER (CG 44), Bertrand VRAIN (CM Nantes)

Auteur : source afp | 26/09/2013 | 0 commentaire
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