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Notre-Dame-des-Landes : Manifestations à Nantes, les premières condamnations tombent

Les débordements de la manifestation contre le projet d’aéroport à Notre- Dame-des-Landes ont donné lieu à 14 interpellations dès le samedi après-midi. Cinq personnes ont pu être jugées en comparution immédiate ce lundi.

De l’aveu même de la présidente du tribunal correctionnel, les travaux de la justice n’avaient pas intéressé autant de monde depuis fort longtemps. La salle d’audience était pleine. Les places étaient disputées par les journalistes, les curieux, des professeurs de droit, les ZADistes ; si bien qu’une partie de public dût rester à l’extérieur.

Avant même l’entrée en scène des protagonistes, la présidente a appelé à la sérénité des débats, tout en annonçant que « ce ne sont pas des casseurs professionnels que nous avons dans le box aujourd’hui ». La procureur a également tenu à reprendre ces propos : « Il n’est pas possible de demander aux policiers de protéger les gens, d’interpeller et d’écouter les témoins en même temps. Ce ne sont donc pas les principaux casseurs que nous avons là, aujourd’hui. Cet après-midi, vous n’aurez pas des personnes intéressées par le projet ; tous sont là par hasard ».

Le premier à entrer dans le box est un paysagiste de 29 ans. Il lui est reproché d’avoir lancé une cannette de bière en direction des policiers. Après avoir reconnu les faits, il reconnaît qu’il « aurait pu blesser des gens » et présente ses excuses. Mais les 24 condamnations inscrites à son casier ont parlé pour lui : il est condamné à cinq mois d’emprisonnement et à la révocation d’un mois avec sursis. Aucun mandat de dépôt n’est cependant prononcé, lui permettant de ressortir libre du tribunal.

Vient le tour du plus âgé des prévenus. Né en 1978, il se voit accuser d’être venu à la manifestation avec un couteau, certes rangé dans son fourreau. Il assure que « le couteau est un outil de travail dans la plomberie ». Son interpellation sans aucune violence et sa collaboration avec ses policiers lui ont permis de n’écoper que de 100 heures de travaux d’intérêt général.

Enfin, vers 17 h 00, ce sont trois prévenus qui comparaissent en même temps. Les trois amis du Pays de Retz sont venus à Nantes « pour participer à la techno parade ». Mais ils ont également jeté des pierres, parpaings et bouteilles sur les policiers dont l’un d’entre eux s’est porté partie civile. Si les prévenus regrettent amèrement leur participation (« si j’avais su, je ne serais pas venu » pour Anthony, ou encore « c’est ma première»  pour Jean-Baptiste), ils apparaissent davantage comme des suivistes. « Tout cela ressemble plutôt à une aventure de pieds nickelés » assure la procureur.

Les condamnations tombent vers 19 h 30 : le premier écope de cinq mois avec sursis, le second de cinq mois ferme sans mandat de dépôt, et le troisième de six mois ferme et de la révocation d’un sursis de six mois mais sans mandat de dépôt. Bien qu’ils aient déjà eu antérieurement des démêlés avec la justice, ils jurent, cette fois, qu’on ne les y prendrait plus.

 

Auteur : H.C | 25/02/2014 | 0 commentaire
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