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Notre-Dame-des-Landes: l'Etat cherche à empêcher "un camp retranché"

NOTRE-DAME-DES-LANDES Les pouvoirs publics cherchent à empêcher la constitution d'un "camp retranché" à Notre-Dame-des-Landes, où 500 gendarmes intervenaient vendredi matin pour déloger les opposants au futur aéroport de Nantes, a expliqué le préfet de Loire-Atlantique.
NDL-afp
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"Cette opération consiste à empêcher la reconstitution d'un camp retranché. Il s'agissait de ne pas laisser fortifier ce genre de camp", a déclaré à l'AFP le préfet Christian de Lavernée.
L'intervention se concentre sur l'ouest de la zone d'aménagement différé (ZAD), réoccupée samedi dernier lors d'une manifestation qui a réuni entre 13.000 et 40.000 personnes. Environ 500 militants, qui seraient encore sur place, ont été encerclés à l'aube par autant de gendarmes.
"Aujourd'hui, la ferme du Rosier va être expulsée et déconstruite, ainsi que les cabanes dans les arbres du bois de Rohanne qui avaient déjà fait l'objet d'une expulsion il y a 15 jours, car c'est un cas de réoccupation", a annoncé le préfet.
Il a expliqué qu'un autre terrain, celui de la Chataigneraie, "ne fait pas encore l'objet d'une décision d'expulsion". "Il est en cours d'expropriation et Aéroport du Grand Ouest (Vinci) en est déjà le nu-propriétaire, même s'il n'en a pas l'usage", a-t-il indiqué.
Les opposants au projet d'aéroport font valoir que le secteur visé vendredi par les forces de l'ordre est couvert par un accord passé en mai entre les propriétaires des terres et les collectivités locales pour suspendre les expulsions tant que les recours juridiques ne sont pas tranchés.
Mais pour le préfet, le code de l'urbanisme autorise à "mettre un coup d'arrêt à une construction illégale".
La loi autorise le préfet à prendre par arrêté une injonction d'interruption de travaux qui permet la saisine des matériaux de construction et du matériel de chantier, a déclaré M. de Lavernée. "Parallèlement, Aéroport du Grand Ouest introduira dès lundi sur la base du code de l'urbanisme une demande en référé pour obtenir la démolition de ces constructions", a-t-il dit.
"En tout état de cause l'accord de mai 2012 suspendant les expulsions des occupants légaux à la fin des recours contre le projet d'aéroport concernait des personnes et non des terres", a ajouté le préfet.
L'est de la zone était étroitement contrôlé par les gendarmes, qui mettaient en place des barrages routiers.
Sur la place de la mairie du bourg de Notre-Dame-des-Landes, une petite vingtaine de militants de l'Acipa, l'une des principales associations d'opposants à l'aéroport, s'étaient rassemblés pour attendre l'arrivée d'élus locaux. Ils se disaient "écoeurés mais pas surpris" par l'intervention des forces de l'ordre.

Auteur : AFP | 23/11/2012 | 0 commentaire
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