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Notre-Dame-des-Landes: des élus EELV en soutien aux opposants

Une quinzaine d'élus EELV sont présents mardi à Notre-Dame-des-Landes, où les forces de l'ordre ont lancé depuis le matin une nouvelle opération d'évacuation des opposants à l'aéroport Grand Ouest, a déclaré l'un d'eux.
René Louail Conseiller régional de Bretagne
René Louail Conseiller régional de Bretagne

"Nous sommes au minimum une bonne quinzaine d'élus Europe Ecologie Les Verts présents sur le site de Notre-Dame-des-Landes" en soutien aux agriculteurs dont les exploitations sont menacées de disparition et aux opposants à ce projet d'aéroport", a déclaré René Louail, conseiller régional de Bretagne et lui-même agriculteur.En tant qu'élu, j'appelle les autres élus à nous rejoindre", a-t-il ajouté.
"Ce qui se passe ici est d'une violence inacceptable, qu'on ne pouvait pas imaginer", a poursuivi René Louail.
 

"La volonté de l'Etat et d'Ayrault (Jean-Marc Ayrault, Premier ministre), c'est de jouer les gros bras sur un projet qui ne se justifie pas. C'est antidémocratique", a-t-il dit, rappelant qu'il y avait déjà "sept aéroports en Bretagne, dont certains fonctionnent à moins 60% de leur capacité".
"On aurait pu imaginer que la gauche remette en cause ce type de projets après son accession au pouvoir. C'est un projet coûteux au moment où l'Etat est contraint d'être vigilant sur les dépenses", a ajouté M. Louail.

Faisant état de la visite sur le site, samedi, du sénateur Joël Labbé (EELV), le conseiller régional a également estimé "disproportionné" le dispositif de forces de l'ordre déployé "face à des occupants non violents", selon lui.
"Quant aux agriculteurs", a-t-il dit, "il y a chez eux une mobilisation très forte, à un moment de l'année qui marque pourtant une période traditionnellement très intense" de travaux des champs.

Depuis l'aube, affrontements et périodes de pause se succèdent entre opposants au projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et forces de l'ordre, chargées par le préfet de dégager le terrain en prévision des "travaux préparatoires prévus début 2013", selon la préfecture, en vue du chantier de l'aéroport dont l'ouverture est prévue en 2017.

Auteur : AFP | 30/10/2012 | 9 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 30 octobre 2012 à 19h44 par Jean-Louis Garnier
"Ce qui se passe ici est d'une violence inacceptable, qu'on ne pouvait pas imaginer"
Le messieurs, il n'a pas la télévision ni internet et il a même jamais lu un bouquin comme "le feu" de Barbusse ou les grands cimetières sous la Lune et j'en passe! Pourrait même écouter de vieux documents d'actualité comme la fusillade de la rue d'Isly ;
Un peu de bon sens et de retour à la réalité ; les écolos sont en train de se ridiculiser ce qui me ravit ; continuez surtout !
#2 - Le 30 octobre 2012 à 19h46 par Jean-Louis Garnier
le problème ce n'est pas l’aéroport aujourd'hui, mais le comportement antirepublicain de groupes extrémistes soutenus par de braves démocrétins qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez : le recours à la violence contre la règle de droit est le signe du refus de la démocratie propre aux bruns et aux rouges !
qu'il y ait eu d'excellent arguments contre l'aéroport c'est un fait mais la décision a été prise de réaliser cet équipement ; on n'est plus dans l’instruction du dossier c'est terminé ; tout comme le dossier de l’hôpital de SN ! Sinon tout projet sera paralysé par des opposants, mosquée, aéroport, hôpital ou HLM, la situation est la même ! La démocratie d'émotion fait le lit de la dictature ; mais n'est-ce pas ce que recherchent certains pour nous imposer leurs lubies!"
#3 - Le 31 octobre 2012 à 13h02 par Samuel
Mr Jean-Louis Garnier, vous semblez ne jamais avoir connu le sentiment de révolte, de vouloir agir contre ce qui peut être une injustice à vos yeux… Au moins vous n'êtes pas trop contraignant.

Et il me semble que c'est plutôt l'état qui se ridiculise en bafouant les textes de lois qu'il a ratifié (cf zones humides) et en montrant bien que la place de l'environnement n'a que faire dès qu'une somme d'argent suffisante est déposée sur la table.
#4 - Le 01 novembre 2012 à 05h15 par Jean-Louis Garnier
Samuel,
J'ai une grande défiance envers les justes autoproclamées qui comme la justice basée sur les sentiments ont toujours mené aux pires extrémités.
L'état ne ratifie pas les textes de loi, c'est le parlement qui le fait ; L'interprétation des textes par l'administration est contrôlé dans notre pays par les juges d’où les nombreux procès en cours!
J'ajouterais que pour moi la défense des zones humides en 44 est une mauvaise blague ; Ce département n'en manque pas : il possède même 2 des plus grandes de France! Tout au contraire nous sommes devant un comportement révolutionnaire qui consiste à ridiculiser l'état pris aux pièges des bonnes intentions de textes rendus déments par leur extensibilité.
#5 - Le 02 novembre 2012 à 20h15 par Samuel
Jean-Louis,
"ont toujours mené aux pires extrémités" Pour vous défendre des exploitations agricoles (des emplois, et pas des moindres, ceux qui vous nourrissent) et un milieu bocager risque de mener aux pires extrémités ?

"la défense des zones humides en 44 est une mauvaise blague ; Ce département n'en manque pas : il possède même 2 des plus grandes de France!"
Et alors ? Donc parce qu'en 44 il y en a on peu se permettre de les détruire ? C'est interdit depuis plusieurs conventions, et en 50 ans nous avons perdu 50% des zones humides !

Vous savez en France il y a beaucoup de châteaux, ont peu donc se permettre de détruire Chambord si je vous suis ?
#6 - Le 03 novembre 2012 à 01h44 par Yves
Jean-Louis Garnier, votre rigorisme est effrayant...
« Quand une loi est inique, il faut détruire la loi » Spinoza
#7 - Le 04 novembre 2012 à 13h31 par Jean-Louis Garnier
Yves ,
Spinoza ne connaissait pas la démocratie. Les lois étaient le bon vouloir, pas toujours, du titulaire du droit divin!
Aujourd'hui outre l'alternance, il y a le conseil constitutionnel pour y veiller.
Samuel,
La population de Loire-atlantique ne dépend pas et c'est heureux des quelques hectares concernés pour se nourrir ni pour son emploi! Effectivement on a détruit depuis louis XV de très nombreuses zones humides en France pour assurer la santé et la nourriture de la population; Dans l'état de nature que vous revendiquez la malaria rend dangereuse une grande partie de nos territoires. Le drainage des sols et la prophylaxie on permis la vie confortable qui est la notre! mais il est permis d'être ignorant et d’ignorer le sort de nos ancêtres!
#8 - Le 11 novembre 2012 à 12h53 par Samuel
Le sort de nos ancêtres comme vous dites, je pense le connaître assez bien déjà… Et je pense que si un projet avait visé à détruire toutes leurs terres avec du béton, ils auraient surement été indignés eux aussi ! Vous me direz, à l'époque on leur aurait tiré dessus pour avoir manifesté, mais à vous lire je me demande si vous n'êtes pas nostalgique de cette époque ?
#9 - Le 18 novembre 2012 à 13h13 par Arnaud
Jean-Louis Garnier
La malaria...
Non mais franchement, pourquoi pas la peur de la peste bubonique et du choléra au secours de l'aéroport ?
La malaria a disparu quand on a assaini les mares en habitat concentré, et quand une grande partie de la population a fui les marais pour s'installer dans les villes.
Elle a disparu également grâce aux progrès de la médecine et de l'augmentation du niveau de vie.
Les zones humides ne posent aucun problème sanitaire si l'habitat n'est pas concentré et si les alentours immédiats des maisons sont drainés de façon à éloigner les moustiques.
Et les zones humides sont essentielles pour protéger les villes des inondations. Les habitants des régions asséchées commencent à le comprendre à leurs dépens.

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