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Neopolia :  proposer des solutions innovantes

Rencontre avec Jean-Claude Pelleteur président de Neopolia, réseau regroupant des petites et moyennes entreprises de tous les Pays de la Loire.

Neopolia, c’est 162 entreprises (PME), soit plus de 13 000 salariés en CDI et 1 milliard de chiffre d’affaires cumulé. « Nous n’avons pas de nouveaux adhérents tous les jours, mais presque », commence Jean-Claude Pelleteur, président de Neopolia. Créé autour de Saint-Nazaire (toujours son noyau avec 126 adhérents), le réseau s’est étendu à toute la région des Pays de la Loire. L’objectif est de créer une dynamique collective pour développer le chiffre d’affaires : quand une entreprise ne peut répondre seule à un appel d’offres, elle se lie avec les autres adhérents de Neopolia pour proposer une solution complète. « Nous avons clairement une démarche commerciale », ajoute-t-il. Neopolia a aussi pour vocation d’accompagner les grands donneurs d’ordre (STX, Airbus, …) avec un réseau de petites et moyennes entreprises (PME) performantes afin d’améliorer leur compétitivité et leur permettre d’avoir des marchés internationaux. « C’est un système unique en France et nous sommes plutôt en avance sur les autres villes », se réjouit Jean-Claude Pelleteur.

Les clusters

Il en existe cinq, Oil & Gas cluster, Marine solutions, Aerospacecluster, Railcluster et, le petit dernier, EMR. Les quatre premiers fonctionnent de la même manière : chacun est piloté par un pilote et des co-pilotes chefs d’entreprises aidés d’un comité de pilotage d’un maximum de treize personnes. Chaque cluster a un développeur commercial ; « il recherche des appels d’offres et les fait connaître aux adhérents. Les entreprises ont 72 heures pour dire si oui ou non elles veulent y participer », raconte Jean-Claude Pelleteur. Pour celles qui le souhaitent, une réunion de synthèse est organisée et elles travaillent ensemble pour proposer un projet. La communication inter-entreprises est aussi très développée au sein de Neopolia avec un chargé de missions, des réunions entre filières et des notes d’informations. Enfin, une charte de coopération est signée par tous les adhérents.
La cinquième filière, Energies Marines Renouvelables (EMR), a été lancée le 14 avril 2011. Récemment créée, elle n’a pas encore de structure fixe, la gouvernance par le comité de pilotage n’a pas encore été définie ; étant donné que ce cluster a un partenariat avec STX, il n’aura pas besoin de développeur commercial. Au final, son fonctionnement devrait toutefois être très proche des quatre autres clusters. Elle regroupe déjà 82 entreprises, 52 sont dans des groupes de travail et 30 attendent de nouveaux groupes. « Les entreprises se préparent pour répondre à l’appel d’offres de l’Etat pour les éoliennes offshore. Pour cela elles vont devoir investir dans des moyens matériels et foncier pour être performantes. C’est indispensable », précise Jean-Claude Pelleteur.

Succès story

Neopolia a du succès : 70 millions € de chiffre d’affaires en deux ans. Dernièrement, les beaux succès des clusters ont été un petit navire pour la marine, ou encore un contrat de 2,3 millions € avec Bombardier Transport pour Railcluster. Ce dernier donne beaucoup de satisfaction à Jean-Claude Pelleteur car « on y croyait moins. Son succès commercial montre que c’était une bonne idée ! » Une convention a aussi été signée avec STX pour les sous-stations électriques qui collecteront en pleine mer l’électricité produite par les éoliennes. Un service de maintenance va aussi être proposé, incluant la création de petits navires de soutien pour transporter le personnel, un dispositif n’existant actuellement pas. Des contacts ont aussi été pris avec Alstom pour sa future usine à Montoir-de-Bretagne.
Le défi de Neopolia est de « proposer des solutions innovantes pour les problèmes des entreprises. Ce n’est pas facile, mais nous y arrivons et nous sentons que c’est notre voie », explique Jean-Claude Pelleteur. L’autre défi du réseau est de limiter les aides financières. Neopolia est aidé par la Région, l’État, le Département et la CARENE à hauteur de 70 % de son budget. « L’objectif d’ici deux ans est que les aident ne représentent que 50 % de notre budget. Et pour y arriver, nous devons augmenter notre chiffre d’affaires », conclut Jean-Claude Pelleteur.
 

Auteur : AP | 25/12/2011 | 2 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 02 janvier 2012 à 10h56 par Ewan, Sant Nazer
Étonnant ce groupement né à Sant-Nazer /Saint-Nazaire qui ne s'ouvre hors du 44 qu' à des régions terriennes des dites "pays de loire" et se ferme au reste de la Bretagne qui a pourtant la mer en commun avec St-Nazaire. Est-ce que Neopolia est sous un controle politique alors que l'on parle de plus en plus de la réunification de la Bretagne ? Un éclaircissement s'impose.
#2 - Le 02 juillet 2012 à 14h33 par hydrostructure
Porteur d'un projet via Néoplolia ... voila une année que je ne réussis pas à contacter J.C PELLETEUR .
Première fois que je rencontre un tel comportement ... ???

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