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Menace sur l’éolien en mer : mauvais signal pour les énergies renouvelables

Le Département de Loire-Atlantique, Nantes Métropole et la Carene sont inquiets de l’amendement du gouvernement pour réviser, voire annuler, les appels d’offres

Philippe Grosvalet, président du Département de Loire-Atlantique, Johanna Rolland, présidente de Nantes Métropole, et David Samzun, président de la Carene, s’inquiètent de voir annuler les projets de parcs éoliens offshore attribués en 2012 et 2014 :

« S’il était adopté, cet amendement ferait peser une lourde menace sur les six parcs d’éolien en mer concernés, à commencer par celui de Saint-Nazaire dont l’investissement doit justement se concrétiser dans les jours à venir.

Cette menace pèse évidemment sur une filière naissante, qui a justement vu le jour grâce au lancement de ces projets. Développement, fabrication des éoliennes, des fondations, des sous stations électriques, des câbles, maintenance et exploitation des parcs : des centaines d’emplois sont en jeu. En Loire-Atlantique, nous sommes bien placés pour le mesurer puisque la construction de nacelles et de génératrices emploie déjà près de 400 personnes à Montoir.

Cette menace pèse également sur notre territoire, qui s’est engagé dans ces solutions d’avenir.

Adaptation du port de La Turballe, centres d’interprétation de l’éolien à Saint-Nazaire et au Croisic, travaux du Boulevard des Apprentis à Saint-Nazaire : l’abandon du parc de Saint-Nazaire serait une nouvelle remise en cause du travail réalisé localement pour notre développement et notre attractivité.

Et ce, alors que nos collectivités investissent par ailleurs dans le Grand port maritime de Nantes Saint- Nazaire ainsi que dans le site d'expérimentation en mer pour la récupération de l'énergie des vagues (SEM-REV) au Croisic.

Nous considérons donc cette menace sur l’émergence de l’éolien en mer comme un mauvais signal pour les énergies renouvelables. Nous espérons que le gouvernement saura respecter ses engagements en la matière. »

14/03/2018 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 16 mars 2018 à 12h14 par DLM, GuÉrande
Le Sénat refuse l'amendement du gouvernement: ou comment les politiques (sénateurs, Présidents de régions, élus locaux) montrent leur que l'intérêt général estsurtout leur sens des intérêts des lobbies éoliens et non celui des citoyens d'aujourd'hui et de demain: qui va payer les 41 milliards d'Euros, et qui paie les subventions des conseils généraux (M. Grosvallet), régionaux (Mme Morençais)et autres communautés de commune (CARENE, MM. Samzun et Pelleteur) ?
Après ce refus des sénateurs (avec les interventions de MM Priou, Dantec, Retailleau...). M. Olivier Dussopt, secrétaire d'État déclare:"... Vous l’avez reconnu à demi-mot: le constat du Gouvernement est juste. Les technologies changent, les coûts baissent, l’État peut réaliser l’opération dans de meilleures conditions. C’est une question d’intérêt général, de maîtrise de nos finances publiques. Le droit nous interdit de modifier les conditions fixées dans l’appel d’offres... (M. Ronan Dantec le conteste.). C’est pourquoi il faut modifier le droit."

L'amendement du Gouvernement est rejeté, mais l'article 34 du projet de loi est voté et les mêmes sénateurs autorisent le gouvernement à "simplifier" les procédures pour favoriser les énergies renouvelables... Encore un petit effort de prise de conscience par le Gouvernement que la France n'est pas l'Europe du Nord, et l'intelligence pourrait enfin prendre le pas sur les effets d'aubaine résultant d'une politique irresponsable et incohérente.

Et personne ne parle de l'essentiel: l'impact environnemental !

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