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Le ras-le-bol des agriculteurs bretons

Les agriculteurs n'en peuvent plus d’entendre dire des politiques qu’il n’y a pas de problème. La colère était tellement forte que l’immeuble de la MSA et le centre des impôts de Morlaix sont partis en fumée. La seule réponse qu’a donnée le premier ministre « il y aura des poursuites » certes logiques, mais le monde agricole breton attend autre chose.
0,18 euro le chou-fleur  pour 1,80 euro prix moyen en août dans le commerce
0,18 euro le chou-fleur pour 1,80 euro prix moyen en août dans le commerce

L’ambiance était à la tristesse à Morlaix mais les habitants sont compréhensifs. Le monde agricole en a assez que le travail ne soit pas rémunéré à sa juste valeur. Les chutes des cours des échalotes, de la pomme de terre, des artichauts par rapport aux prix européens (à cause de la main d’œuvre moins chère)  mettent les trésoreries des exploitations dans le rouge.
Henri producteur de choux-fleurs à Morlaix : « il y a de quoi être en rogne, je vends mon chou-fleur 0,18 euro parce  qu’il  arrive encore moins cher de Hongrie sur le marché français. Je vais demander au ministre de venir planter avec moi puis couper et emballer, il va voir ce que c’est que de vendre 0,18 euro  un chou. »

La fiscalité n’est plus adaptée, les agriculteurs sont en effet imposés à 43% sur tout ce qu’ils gagnent. Les agriculteurs réclament une simplification administrative. Ils s’interrogent sur la non-publication du décret de la loi Hamon censée réaménager et discipliner les relations commerciales. Combien de réformes en France sont des effets d’annonce avec les décrets qui ne sont jamais publiés ?

Après la crise d’il y a un an beaucoup en Bretagne craignent à nouveau un automne explosif. Le Président de la FNSEA a averti que la tension montait dans les campagnes.
Pour Agnès Le Brun Maire de Morlaix « quand personne ne veut dialoguer autour d’une table, on la renverse.»
Il y a urgence pour le gouvernement à prendre des mesures significatives et immédiates pour rassurer et éviter que de nouvelles exploitations disparaissent, ou que des drames familiaux n’arrivent encore.
 

Auteur : JBR | 21/09/2014 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 18 novembre 2014 à 21h20 par MG
messieurs les agriculteurs ne vous trompés pas de cible la concurrence vous n'y pouvez rien c'est pour tout les métiers . par contre un conseil battez vous contre les gros propriétaires :prince charles etc qui pompes toutes les subventions .MG

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