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Le projet de partenariat entre Altran et Alcatel-Lucent laisse sceptiques les salariés du site d’Orvault

Alors que le site orvaltais d’Alcatel-Lucent doit en principe fermer ses portes à la fin de l’année 2015. Un projet de partenariat avec la société Altran est à l’étude pour intégrer 170 salariés. Verra-t-il le jour ?

Annoncé à la mi-janvier par les deux entreprises, le projet de partenariat entre Alcatel-Lucent, qui restructure profondément son activité en France, et Altran, leader mondial du conseil en innovation et ingénierie avancée a fait l’effet d’une bombe. Et suscité un certain scepticisme chez les salariés d’Orvault, déjà touchés par l’annonce de la fermeture de leur site, spécialisé en recherche et développement de la 4G (téléphonie de quatrième génération). Un mois après cette déclaration, les choses évoluent doucement. Si officiellement du côté des deux entreprises rien n’est encore fait, puisqu’il s’agit pour le moment d’un simple projet, les salariés d’Alcatel-Lucent à Orvault se rebiffent. Dès l’annonce, ils ont manifesté dans les rues de Nantes, où Patrick Rimbert, maire par intérim de la cité des ducs de Bretagne, avait pris place dans le cortège.
Pour Catherine Oger-Louet, déléguée CFDT sur le site et secrétaire du comité d’entreprise (CE), le scepticisme est de rigueur. « Le projet n’est pas très précis. Il est même assez bizarre, avec cette externalisation du plan social ». Pour résumer, il est proposé à Alcatel-Lucent, qui emploie 483 personnes à Orvault, d’intégrer 170 de ses ingénieurs chez Altran. Par ailleurs, 126 personnes (le total avait grimpé jusqu’à 161 salariés) seraient licenciés, et le reste reclassé sur d’autres sites d’Alcatel-Lucent.
« Pour nous, c’est la double peine », confie Catherine Oger-Louet, « puisque le site ferme. Ce n’est pas justifié sur le plan économique ». Quid du projet ? « Altran est venu le présenter aux salariés le 12 février ». Mais selon la secrétaire du CE, les salariés ne savent plus trop sur quels pieds danser. Se satisfaire de cette possible reprise d’une partie du personnel, ou se méfier d’un potentiel enfumage ? « Altran a eu un discours correct, en préfecture puis devant les salariés. Mais certainement de façade. Les gens se posent des questions, notamment celle de savoir ce qui intéresse vraiment Altran ».
L’objectif, partenariat avec Altran ou non, reste de « faire baisser le plan social », poursuit la déléguée CFDT. Dans une ambiance morose, où les débrayages sont ponctuels, « certains salariés se réfugient dans le travail, d’autres sont en discussions ou en réunions permanentes ». À nouveau dans un mois, les discussions auront peut-être avancé. Le comité central d’entreprise doit se réunir le 19 mars. Mais le conditionnel est de mise, surtout lorsque le partenariat n’est qu’à l’état de… projet.


*Rappelons que le groupe Alcatel-Lucent, dirigé en France par Michel Combes, veut fermer plusieurs sites, en céder d’autres, et recentrer son activité à Villarceaux (Essonne) et Lannion (Côtes-d’Armor). Le groupe emploie 8 000 personnes en France, et 72 000 dans le monde. 10 000 postes doivent être supprimés dans le monde dont 900 en France.
De son côté, Altran compte 20 000 collaborateurs dans le monde, a réalisé un chiffre d’affaires en 2012 de 1 456 M€. Le groupe accompagne les entreprises dans leur processus de création et développement de nouveaux produits et services.


 

Auteur : J.R | 17/02/2014 | 0 commentaire
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