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Le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes est-il justifié ?

L’actuel aéroport de Nantes Atlantique est-il réellement saturé et obsolète, comme le prétendent les partisans de la construction de celui de Notre Dame des Landes ?
Aéroport de Nantes à 50% de sa capacité d'accueil ?
Aéroport de Nantes à 50% de sa capacité d'accueil ?

Afin de répondre à cette question,  nous pouvons constater les choses suivantes : 

L’aéroport de Nantes Atlantique occupe le neuvième rang des aéroports civils français. En 2015, c’est environ 4,4 millions de passagers qui l’ont utilisé. Dans le même temps, le trafic passagers de Roissy CDG s’est élevé à  65,7 millions de passagers et celui d’Orly un peu moins de 30 millions.

A eux seuls, les aéroports parisiens  représentent plus de la moitié des 180 millions de passagers transportés par air dans notre pays, ceci pour permettre de relativiser les choses.

Mais le nombre de passagers est une donnée insuffisante pour caractériser le potentiel d’activité d’un aéroport. On évoque souvent la saturation prochaine de l’actuel aéroport de Nantes pour justifier le changement de site. Le paramètre de loin le plus important est le nombre des mouvements d’avions  en provenance ou à destination  d’un aéroport. De ce point de vue, le nombre de mouvements aériens de Nantes Atlantique, après avoir fortement décru entre 2000 et 2005, est à nouveau en augmentation régulière et l’activité de 2015 est au même niveau que celle de 2000. 

L’argument de la « saturation » de Nantes Atlantique n’est guère convaincant. L’importance du trafic actuel n’impose pas de périodes d’attente dues à une trop grande affluence, comme cela peut se rencontrer sur d’autres aéroports plus fréquentés. Rappelons que les phénomènes de saturation ou de surexploitation d’un aéroport  sont dus principalement au nombre d’avions qui l’utilisent plus qu’au nombre de passagers qu’ils transportent. L’évolution constatée depuis une vingtaine d’années dans le transport aérien montre que le nombre de passagers transportés augmente plus rapidement que le nombre des mouvements d’avions.

 

On parle également beaucoup de la nécessité de construire une seconde piste afin de pouvoir absorber l’augmentation du nombre de passagers. Qu’en est-il exactement ?

L’intervalle minimum  entre 2 avions à l’atterrissage est de l’ordre de 2 minutes, soit un espacement aux vitesses d’approche courantes  d’environ 8 kilomètres. Lorsqu’il faut, en raison d’une piste unique, intercaler les atterrissages et les décollages,  c’est toujours un mouvement toutes les 2 minutes, ce qui correspond à 30 mouvements par heures ou 720 mouvements par jour ou encore 262800 mouvements annuels.

Ceci est bien évidemment un maximum théorique, qu’il convient de ramener à la réalité. 

Les avions ne volent pas, surtout en moyen courrier,  tout au long des 24 heures. La période utile correspond, en gros, à la tranche 07H00-23H00 soit une amplitude 16H00 utiles.

Ensuite, la densité de trafic n’est pas uniforme tout au long de cette amplitude. Il y a des « heures de pointe » souvent liées aux connections avec d’autres vols. On peut estimer  que la moyenne horaire sera de l’ordre de 15 mouvements par heure soit 240 mouvements par jour avec 120 arrivées et 120 départs. 

Le remplissage moyen d’un vol court moyen courrier est de l’ordre 100 passagers.  A supposer qu’il n’augmente pas dans les 15 prochaines années (hypothèse très défavorable) cela ferait quand même un potentiel annuel disponible d’environ 8, 8 millions de passagers avec la configuration actuelle de l’aéroport de Nantes.

Il faut remarquer que si cet aéroport s’ouvrait aux vols long-courriers, l’emport moyen d’un long courrier étant d’environ 250 passagers par vol, ce potentiel augmenterait d’autant. On constate ce phénomène sur des aéroports internationaux comme Genève ou Stuttgart par lesquels transitent environ 12 millions de passagers par an. Avec 4,4 millions de passagers, on peut estimer que l’ aéroport de Nantes, dans sa configuration actuelle,  est à environ 50% de sa capacité d’accueil.

Une des particularités du transport aérien est que son évolution n’est pas régulière dans le temps. Elle se fait par variations plus ou moins brusques dues à des phénomènes la plupart du temps étrangers au transport aérien (Choc pétrolier de 1973, guerre du Golfe en 1991, évènements du moyen orient plus récemment) ou sur des évolutions technologiques qui permettent une spectaculaire décroissance des coûts de transports. 

Force est de constater que la décroissance spectaculaire du prix du baril de pétrole ne s’est pas traduite par une augmentation sensible d’activité entre 2014 et 2015.

Il est donc audacieux de vouloir s’appuyer sur une tendance constatée dans un passé récent pour déduire l’activité future.  La seule chose qui peut se vérifier d’une façon à peu près constante est qu’une diminution des prix des billets d’avion se traduit par une augmentation du trafic sur une ligne donnée et à condition de ne pas subir une concurrence intermodale  avec le train par exemple. Les niveaux de prix actuellement pratiqués laissent peu de marge pour de nouvelles baisses spectaculaires comme ce fut le cas entre 2005 et 2010.

Les installations existantes amplement suffisantes

Il apparaît que les installations existantes, tant sur le plan des infrastructures purement aéronautiques telles que la piste, les taxiways et les aires de parking des aéronefs, autant que celles utilisées pour l’embarquement et le débarquement des passagers et du fret, sont amplement suffisantes pour traiter correctement  les volumes de passagers, de bagages et de fret, non seulement actuels mais également au niveau de leur évolution  dans un avenir prévisible.

Aujourd’hui, l’aéroport  actuel de Nantes est accessible, sans limitations particulières  d’emport de leur charge marchande, à tous les types d’avions commerciaux transportant des passagers ou du fret actuellement en service, et ceci dans le respect de toutes les normes aéronautiques en vigueur, y compris celles limitant les nuisances sonores. Il convient de rappeler également que les moyens d’approche radioélectriques dont est pourvue la piste 03 permet les atterrissages dans toutes les conditions météorologiques de plafond nuageux et de visibilité au sol.

Il n’apparaît  donc pas nécessaire, de prévoir la mise en œuvre d’autres infrastructures ou équipements sur cet aéroport.  Des améliorations sont naturellement toujours possibles, notamment au niveau des accès des passagers qui pourraient se voir proposer une offre intermodale améliorant le temps de parcours entre l’aéroport et le point de départ ou d’arrivée des passagers.

Les deux arguments utilisés pour justifier matériellement et financièrement la nécessité du transfert de Nantes Atlantique vers Notre Dame des Landes ne semblent pas résister à un examen objectif. L’aéroport actuel est loin d’être saturé, ce qui se traduirait notamment par des temps d’attente de plus en plus long en vol avant d’atterrir et au sol avant de décoller. Force est de constater que tel n’est pas le cas et que cela le demeurera pour une longue période. On peut aussi inventer des besoins en matière d’infrastructure tels que l’allongement de la piste existante, voire la construction d’une seconde piste. Ce sont des arguments purement financiers utilisés dans le seul but de faire pencher la balance vers la construction d’un nouvel aéroport.

Enfin, il y a un ultime argument, qui est l’opinion émise par les pilotes et les compagnies exploitantes, qui sont concernés au premier plan par ce projet de transfert.. Aucune menace de boycott ou de retrait d’activité due au danger que représenterait l’aéroport actuel ou même simplement des difficultés qui pourraient entraîner des inconvénients au niveau des passagers n’a jamais été formulée publiquement.

Alors que le pays entier se trouve confronté à la nécessité  vitale de réaliser des économies dans tous les domaines, il est légitime  de se demander si l’argent public prévu pour être dépensé dans ce projet  est réellement bien employé.

Auteur : JG | 20/05/2016 | 25 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 21 mai 2016 à 13h06 par lemouelic, Savenay
C'est ce que je pense depuis longtemps, on nous bourre le mou sur la saturation de l'aéroport de Nantes.
#2 - Le 21 mai 2016 à 15h16 par pilote, Nantes
Très juste ! Votez NON
#3 - Le 21 mai 2016 à 16h35 par gilles
Au lendemain de l'abandon du projet de nddl, commenceront les manifestations pour la fermeture de l'actuel afin de protéger les oiseaux, la faune et la flore de Grand lieu
#4 - Le 21 mai 2016 à 17h43 par Patrice22
L'aéroport actuel protège le lac de Grand Lieu : s'il n'était pas là, les zones humides et naturelles des environs seraient ravagés et bétonnés depuis longtemps.
Vinci veut déplacer l'aéroport pour pouvoir grignoter tous ces espaces actuellement inconstructibles (car proches de l'aéroport actuel).
#5 - Le 21 mai 2016 à 17h46 par biheu-vimard, Dreffeac
Ces arguments sont justes.
Quant à l'emploi que générerait ces travaux.... ce ne sont pas les mensonges du Conseil et porteurs du projet qui nous feront changer d'avis.
Nous voterons NON en famille
#6 - Le 21 mai 2016 à 21h22 par Douaud, Saint Brevin Les Pins
Tout à fait d'accord avec ces arguments.
C'est décidé, nous voterons NON!
#7 - Le 21 mai 2016 à 23h52 par dupont, Nantes
et bien SI il faut cet aéroport NDDL
sachez que je suis agronome, favorable à une écologie positive, et pas du tout procapitalisme sauvage
les arguments développés semblent précis c'est bien mais il y en d'autres à mon avis qui l'emportent :
- les avions qui survolent Nantes en permanence
-un développement économique positif et responsable du Grand Ouest passe par un grand aéroport, pour un effet de boost sur l'économie notamment les bioindustries et la chimie verte
-l'écologie est un faux débat ; quid du survol du lac de Grand Lieu
-les actions des zadistes extrémistes sont dramatiques pour la région ; ils torpillent le travail quotidien de l'écrasante majorité des travailleurs de la Loire Atlantique qui veulent faire progresser la région
et pas n'importe comment comme dans les années 60-70 qui ont détruit les paysages et la beauté des villes en construisant des barres et générant des cités ; c'est à cette époque qu'il fallait agir !
#8 - Le 22 mai 2016 à 03h11 par Alexandre
Pour une fois, media web voit juste.
Geneve n'a qu'une seule piste et son traffic est dix fois plus important.
Il y a derrîère une histoire de gros sous.
Il faut arreter de betonner et réflechir autrement.
Votez non devient indispensable pour sauver le peu qu'il nous reste.
#9 - Le 22 mai 2016 à 07h40 par Paul NAEGEL, Derval
Le projet de NDDL, qui date des "trente glorieuses", est devenu stupide. Il vaudrait mieux investir dans une liaison par voie ferrée rapide et sans rupture de charge, entre Nantes et Rennes. De là, on pourra bientôt rejoindre l'aéroport de Roissy, puis le monde entier. Un aéroport à NDDL aurait le sort de celui nommé "Don Quichotte" au sud de Madrid, reste vide et est à vendre. Pourquoi faire aussi stupide ? Pour sauver la face ?
#10 - Le 22 mai 2016 à 21h30 par LUCAS, Le Croisic
Tout à fait d'accord ! Il faudrait qu'un maximum de personnes prennent connaissance de ces arguments... pour voter NON !
#11 - Le 23 mai 2016 à 09h39 par Mr y, Nantes
On voudrait se laisser convaincre par ce brillant calcul de capacité d'accueil de Nantes Atlantique ... Brillant ? Pas si sûr.
Vous soulignez le fait que les avions ne volent pas 24h par jour. Et vous oubliez qu'il's ne volent pas de façon linéaire au long de l'année. Le trafic aerien nantais est très saisonnier.
Les 4 millions de passagers que vous souhaitez ajouter voudront évidemment prendre un vol sur la période déjà chargée actuellement à savoir le printemps et l'été.
L'hiver et l'automne resteront en sous-capacité même à nddl. Le véritable enjeu edt d'accueillir plus de passagers sur des périodes déjà proches de la saturation. Et pour ça il faudrait au minimum revoir l'aérogare actuelle...
C'est joli les calculs mathématiques mais il faut mettre un peu de réalité dans l'équation !
#12 - Le 23 mai 2016 à 09h58 par Lemere
@Dupont
"sachez que je suis agronome, favorable à une écologie positive, et pas du tout procapitalisme sauvage"

Pourquoi ce besoin d'entrée de justifier votre vote par un positionnement socio-professionnel? En quoi cela rend-il vos arguments plus fiables ou crédibles? A moins que vous ne vouliez signifier aux autres que leur avis de citoyen lambda ne vaut rien?
Et c'est bien le problème avec la majorité des Pour!

Mais reprenons votre argumentation:
- "les avions qui survolent Nantes en permanence"

Et alors ? N'en n'est-il pas de même pour Nice, HK, et bien d'autres. Et cela a-t-il entrainé des accidents majeurs? Hélas pour vous non, et tant mieux pour tout le monde. Cela prouve que ce mode de transport est bien suivi et c'est tant mieux. Car comme beaucoup de monde, je prends l'avion.

-"un développement économique positif et responsable du Grand Ouest passe par un grand aéroport, pour un effet de boost sur l'économie notamment les bioindustries et la chimie verte"

Merci de dévellopper, en effet difficile de faire le lien entre NOUVEL aéroport et boost des bioindustries.
Allez un peu d'humour, votre argument vous l'avez construit avec Pipotron?

-"l'écologie est un faux débat ; quid du survol du lac de Grand Lieu"

Un faux débat, l'écologie ? Hé!Ho! si c'est le cas, alors qu'est-ce qu'un vrai débat?


-"les actions des zadistes extrémistes sont dramatiques pour la région ;
ils torpillent le travail quotidien de l'écrasante majorité des travailleurs de la Loire Atlantique qui veulent faire progresser la région "

Je suis d'accord avec vous, et pour y mettre fin, la solution est simple, on abandonne ce projet.


-" et pas n'importe comment comme dans les années 60-70 qui ont détruit les paysages et la beauté des villes en construisant des barres et générant des cités ; c'est à cette époque qu'il fallait agir !"

No comment, vous êtes HS (Hors sujet).
#13 - Le 23 mai 2016 à 14h50 par Alexandre, Nantes
Tout à fait d'accord, malheureusement les indemnités d'annulation du contrat de construction sont astronomiques... L'argent sera perdu, quoi qu'il arrive!
#14 - Le 23 mai 2016 à 16h33 par Pivoine Marie, Indre
Bonjour,
réponse à Dupont : si les zadistes n'occupaient pas le bocage,la zone serait déjà massacrée comme cela a été fait à Sivens. NDDL ne se fera pas.
Les zadistes n'ont rien à voir dans ce dossier : NA optimisé sera à la charge du concessionnaire alors que la construction d'un nouvel aéroport sera à celle des contribuables. Il n'y a pas à balancer longtemps sur le sujet!
Loïc Marion chercheur CNRS, gestionnaire du lac de grand Lieu durant 23 ans a confirmé qu'un milieu urbanisé détruirait ce lac. Depuis 40, les oiseaux auraient disparu du site si les avions avaient une quelconque incidence sur eux.
Ce dossier est initié par des personnes,qui qui ne prônent pas l'intérêt général, qui votent des dossiers sans même les avoir lus ex : le dernier SCOT mis à la disposition des élus au moment du vote. bagatelle 100 pages à lire avant le vote.
Stop**Modérateur**
#15 - Le 24 mai 2016 à 08h51 par TO
Merci pour cet excellent article. Je vois qu'il agace les trolls de Vinci. Tant mieux.

Pour information, annuler le projet coûtera nettement moins cher que de le faire, même avec toutes les pénalités prévues. Qui seront au demeurant renégociées.

Voir la vidéo sur le financement sur le site de l ACIPA. Édifiant !

Quant on se gave sur fonds publics à 12% d'intérêt, c'est certain que l'on ne veut pas que la poule aux oeufs d'or disparaisse...
#16 - Le 24 mai 2016 à 14h18 par Breizh44, Pornichet
Jolis calculs sur la capacité des pistes. Mais après l’auteur virevolte sur l’argument que l’infrastructure des terminaux serait également « amplement suffisante » sans en apporter la même déduction mathématique, et pour cause ! Par moment de grande affluence c’est déjà aujourd’hui une jolie pagaille. J’en sais quelque chose, je prends l’avion toutes les semaines à Nantes. 4 millions de passagers en plus ? N’y pensez même pas ! Les agrandissements des terminaux, on les fait où sur le site actuel ? Les entreprises génératrices d’emplois non directement liés à l’activité de l’aéroport mais ayant besoin de sa proximité, elles s’implantent où ?
Selon l’auteur la sécurité serait assurée dans TOUTES les conditions météorologiques puisque la piste 03 est équipée de systèmes d’approche de précision. La direction du vent n’est donc pas une condition météorologique? Je me souviens encore très bien de l’approche ratée sur la piste 21 un jour de novembre dernier avec ensuite une visite de l’aéroport de Rennes et un joyeux voyage en car pour rejoindre Nantes. Et d’une autre matinée passée en zone d’embarquement à attendre que le brouillard se lève, un jour où le vent soufflait de la mauvaise direction. L’approche sur la piste 21 est dangereuse et le fait qu’il n’y ait pas (encore) eu d’accident majeur est simplement une coïncidence heureuse (voir l’incident grave du 21 mars 2004). Et les nuisances sonores importantes à l’approche de cette piste sont réelles.
#17 - Le 24 mai 2016 à 17h50 par cliquet
Cher M Y, biensûr que les avions ne volent pas 24 h par jour, ni 365 jours par an. Un court courrier fera environ 3500 heures par an. Mais l'activité aérienne est moins "saisonnière" que vous ne semblez le penser. Un atterrissage toutes les 8 mn environ et un decollage à la même cadence n'a rien d'extravagant et reprèsente une moyenne sur l'année. Actuellement, Nantes est à 120 mouvements par jour, soit moins de 8 mouvements par heure, ce qui fait un décollage et un atterrissage tous les 1/4 d'heure, toujours moyennés sur l'année. Pas de quoi s'affoler...
#18 - Le 24 mai 2016 à 23h42 par cliquet
Breizh 44; vous évoquez la direction du vent commme étant un facteur d'insécurité. Navré de vous décevoir mais l'approche en 21 n'est pas particulièrement dangereuse car les minimas de plafond et de visibilité horizontale sont élevés, du fait de l’absence de moyen d'approche de précision. Maintenant, si la composante du vent traversier dépasse la limitation de la machine, on dégage et on va se poser ailleurs, comme cela serait le cas sur n'importe quel autre aérodrome, y compris NDDL s'il voit le jour...
#19 - Le 25 mai 2016 à 14h21 par Breizh44, Pornichet
@ cliquet : Le facteur d'insécurité que j’évoquais n'est bien évidemment pas le vent proprement dit, mais l’absence d’approche de précision en survolant la ville de Nantes. NDDL aura sûrement des approches CAT III dans les deux sens, comme tout aéroport moderne qui se respecte, et on ne survolera plus de zone densément peuplée.
#20 - Le 27 mai 2016 à 11h10 par Lemere
Ah! Je devine que Breizh44 veut défendre ses besoins en tant que pilote de "coucou" , qui devra aller ailleurs si on refait l'actuel aéroport.

Un exemple d'aménagement à faire sur l'actuel : Des tapis de récupération bagages en sous-sol, comme cela se fait dans tout nouvel aéroport.
Des parkings voitures en hauteur, comme cela se fait dans d'autres aéropors, ou souterrains, au choix.

Tout cela étalé dans le temps, pour que financièrement cela soit supportable.

Sincèrement, à moins d'être actionnaire Vinci, ou propriétaire de terrain qui va devenir constructible proche du futur ou de l'ancien , propriétaire qui a fait construire sur la promesse de voir l'actuel disparaître et qui veut faire une culbute financière en revendant son bien, ou un " Vallsmania" qui dit c'est comme ça , et pas autrement parce que je l'ai décidé, je ne vois pas beaucoup de monde à vouloir aller à NDDL et dépenser autant d'argent.
Alors VOTEZ NON le 26 !
#21 - Le 27 mai 2016 à 14h43 par Mire
Je n'ai pas trouvé les sources, références à une étude ou contenu sérieux en dehors de suppositions mathématiques de l'auteur.
La saturation d'un aéroport ne se résume pas aux seuls mouvements d'avions ou au nombre de passagers. La piste n'est qu'un petit maillon de cette chaine. Il convient de tenir compte des services offerts et proposés aux passagers, de leur accueil, du traitement de la sûreté, des bagages, du fret, des moyens d'accès (dont transports en commun), du stationnement. Nantes Atlantique, dans sa forme actuelle ne répond plus aux attentes d'une plateforme moderne. Les zones de traitement des bagages sont sous dimensionnées et les voyageurs qui fréquentent Nantes Atlantique savent qu'il vaut mieux prendre ses dispositions pour franchir les zones de contrôle aux frontières en période de fortes affluences. Quelques questions à se poser et réflexions pour peut être élevé le débat:
1) un nouvel aéroport est synonyme de suppression de surfaces agricoles et d'artificialisation des sols, avez-vous comparé la superficie du projet de NDDL avec l'ensemble des surfaces artificialisées chaque année en Loire Atlantique (lotissement, ZAC...), faites la recherche c'est éloquent (oui faut bien chercher un peu, ça évite de se faire des avis médiocres et de devenir de simples consommateurs et éponges absorbatrices de la première info tombée).
2) ce nouvel aéroport va supprimer des terres cultivables. La chambre d'agriculture trouve t'elle beaucoup de repreneurs potentiels pour exploiter les terres (non impactées par le projet bien entendu!) suite à cessation d'activité (je vous donne le début de la réponse: n..)
3) Parlons argent public: A qui et depuis quand appartiennent une bonne partie des terres agricoles concernées par l'implantation de NDDL? Qui les exploite? Sympa le proprio non?
Votez bien!
#22 - Le 28 mai 2016 à 23h31 par Lemere
@mire
Si on suit votre raisonnement, puisqu'il y a pire on peut faire NDDL.

Et votre raisonnement sur la securité , les équipements, la saturation, qui obligeraient a fermer NATL. Alors là on atteint le sommum, car imaginons un instant que NDDL n est pas éte prévu il y a 40 á cause du Concorde, on ferait quoi? On fermerait NATL ou on essayerait de trouver des solutions sur place?
Enfin , gouverner c'est prévoir, et si on vous ecoute, on bétonne tout ce qui reste de terres agricoles, alors que l'on sait, renseignez-vous, que nourrir de plus en plus de monde va nécessité de plus en plus de terres agricoles.
Quant á l'argent, je vous propose de faire des economies, en dépensant moitié moins d'argent en restant et en ameliorant l'actuel NATL.
#23 - Le 28 mai 2016 à 23h38 par Lemere
@ Gilles commentaire #3

C est tout ce que vous avez trouvé pour défendre votre projet?
#24 - Le 31 mai 2016 à 19h48 par cliquet
@Mire "La piste n'est qu'un petit maillon de cette chaine" C'est quand même l'élément déterminant, avec les voies d'acces (taxyways) qui permet d'utiliser les avions. Vu du passager, c'est peut-être différent...
Il n'y a pas tres longtemps, il fallait volontairement retarder le vol Air France retour de Tokyo afin de ne pas arriver à CDG avant 6 heures du matin, en raison du début de faction des fonctionnaires de police qui ne pouvaient être présents avant. Ce que vous dites est valable pour tous les aéroports du monde. Si vous allez aux USA, vous risquez d'attendre plusieurs heures à l'immigration, malgré le programme ESTA.(derniére experience 3h30 a Houston il y a 2 mois)
Du temps du Concorde, il y avait une prise en charge spéciale de tous ces petits tracas, mais c'était avant. Construire un nouvel aeroport parce qu'on va attendre les bagages ne me parait pas tres raisonnable.
#25 - Le 01 juin 2016 à 13h12 par Mire
@Lemere puis @cliquet
Ai-je parlé de fermeture de Nantes Atlantique? Non.
Je souhaite qu'on sorte des traditionnels arguments faux qui sont systématiquement mis en avant pour plomber ce projet dont la région, les emplois et les entreprises ont besoin.
Au final, il y aura un arbitrage mais faisons en sorte que chacun possède les informations les plus justes pour se faire son avis.
Votre position un peu extrémiste qui consiste à résumer mon propos en un "il faut tout bétonner" me laisse perplexe . J'insiste sur les sources et les vôtres en particulier étant donné que vous interpellez mon propos: quelle étude neutre vous permet d'avancer qu'un réaménagement de NATL couterait moitié moins qu'un déménagement à NDDL? C'est peut être le cas, mais citez vos sources? Vous me confirmerez que cette supposée étude tient forcément compte des coûts déjà mobilisés pour NDDL (études, terrains, pénalités ...), des travaux à réaliser sur la piste existante, son éventuellement allongement (coté Zone naturelle chez les oiseaux ou coté agglomération chez les nantais + périph' + voie ferrée: lequel choisir??), les infrastructures techniques, les stationnements, les structures d'accueil... Et que pense de tout cela les 40000 nantais survolés quotidiennement (vous allez forcément me trouver un exemple d'agglo sud américaines ou plus proche en Europe déjà survolé par des avions, économisez quelques caractères), les porteurs du projet de transfert du CHU sur le site du MIN (l'approche de NTA coupe le l'hélistation du CHU, peut mieux faire pour un service d'urgence).
@ cliquet:
Le problème n'est pas d'attendre quelques minutes les bagages mais de pouvoir absorber leur flux et les traiter.
Sortez un peu de l'époque du Concorde qui comme vous le dites était une autre époque ou de la comparaison avec d'autres pays dont la conception de l'aviation et son utilisation sont bien différentes de la France.

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