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Le nouveau Beaujolais arrive

Rendez-vous planétaire, marketing d’exception, le Beaujolais nouveau sera disponible ce jeudi 15 novembre. Une jeune tradition qui permet d’écouler la moitié de la récolte à l’étranger.

C’est en 1985 que tombera la décision définitive d’inscrire à la vente le Beaujolais nouveau le troisième jeudi de novembre. La mise en marché anticipée des vins associés au cépage Gamay datait de 1951.
C’est donc à partir de l’heure théorique de minuit, le jour J que l’on peut déguster ce vin populaire et disserter sur son goût, sa robe et sa couleur.
 

450 000 hectolitres par an

Parmi les principaux importateurs, on peut citer le Japon (7,9 millions de bouteilles), l’Allemagne (1,9 million)  et les USA (2,4 millions) (Source Ubifrance 2011). Nous ne sommes pas en reste dans l’Hexagone ave 1,3 million de bouteilles en région parisienne et 562 000 bouteilles écoulées dans la région Ouest (de Poitiers à Nantes). (Source Iri Secodip 2011).
Ce vin primeur se boit jeune, qualifié de vinasse pour certains, il n’arriverait pas à la cheville des grands crus de Bourgogne ou de Bordeaux. Pourtant, il installe une ambiance festive et populaire et permet aussi de bons moments autour d’un plat de charcuterie ou pourquoi pas de fruits de mer.
Il a ce côté tendance qui n’a pas échappé aux nez les plus fins, pas des œnologues, mais à ceux du marchandising qui savent parfaitement vendre ce jeune rouge exploité sur 55 km2 entre Maçon et Lyon.
 

Le mythe de la banane

La production représente 450 000 hl selon les années. La vinification, pas vraiment secrète, consiste à faire macérer les grappes entières pendant plusieurs jours dans des cuves saturées en Co2. Ensuite, ce sont des levures sélectionnées, comme la levure 71 B, qui déterminent le fameux goût de banane ou de bonbon anglais. Rien de magique.

Le lancement solennel de ce vin primeur a lieu lors de la fête traditionnelle des Sarmentelles à Beaujeu (69) avec un défilé de brouettes aux sarments enflammés, précédant la mise en perce des premiers tonneaux aux douze coups de minuit.

À consommer avec modération, et rapidement (dans les six mois), le Beaujolais nouveau n’est pas un vin de garde, il reste une fierté franco française et une vraie réussite commerciale.
 

Auteur : JRC | 12/11/2012 | 0 commentaire
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