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Le maire de Champlan nie avoir refusé d'inhumer le bébé rom Maria Francesca

Christian Leclerc maire de Champlan accusé d'avoir refusé l'inhumation d'un bébé rom dans le cimetière de sa commune a nié auprès de l'AFP ce dimanche.

« À aucun moment je ne me suis opposé à cette inhumation. La mayonnaise a été montée », a-t-il déclaré. « On avait le choix (pour l'enterrement) entre Corbeil et Champlan. J'ai dit OK mercredi matin pour l'un ou l'autre des scénarios », a-t-il ajouté, estimant que sa réponse pouvait avoir été mal interprétée par les services de la Ville.
Ce serait selon lui, « la personne », qui l'a contacté (alors en congés), n'était « pas habituée » à traiter ce type de dossier. « Elle s'est un peu pris les pieds dans les différents documents », et « je suis vraiment désolé que ça puisse avoir une telle ampleur ».
Selon Loïc Gandais, président de l'ASEFRR, l'édile a aussi prétexté que la mort « du bébé avait été déclarée à Corbeil-Essonnes ». Pour lui, « c'est du racisme, de la xénophobie et de la stigmatisation ».
Le maire avait expliqué « Nous avons peu de places disponibles. Nous avons un projet d'agrandissement sur le champ de derrière, mais il coûte plusieurs milliers d'euros. Il nous faut gérer les places au cas par cas, selon les circonstances, et si la famille habite sur place. Les concessions sont accordées à un prix symbolique et l'entretien coûte cher alors priorité est donnée à ceux qui paient leurs impôts locaux. » Mais ces propos, cités par Le Parisien auraient été « sortis de leur contexte » et « la liaison était mauvaise », dit le maire qui aurait « expliqué comment on gère les cimetières dans une commune ».
Selon la loi, les proches d'un défunt doivent demander l'autorisation d'inhumation au maire de la commune du cimetière choisi. Il peut être inhumé dans la commune où il habitait, dans celle où il est mort, ou là où se trouve un caveau familial. Dans les autres cas, les maires peuvent s'opposer à l'inhumation.

Les réactions

« Jusqu'où ira la stigmatisation anti-Roms ? », interroge Roger-Gérard Schwartzenberg, pour le groupe radical (RRDP) « on discrimine les membres d’une minorité (...) au­-delà de la mort d’un de ses enfants ».
« Humainement et moralement inacceptable » pour le PCF, « injustifiable et inhumain » pour le MoDem, tandis que Laurence Rossignol, secrétaire d'État à la Famille a parlé d'une « inhumaine humiliation » et d'autres élus de « honte ».
L'affaire pourrait être portée devant la justice. Jacques Toubon, Défenseur des droits, a déclaré être « bouleversé, stupéfait par la nouvelle », et va « peut-être agir », la question des « discriminations devant la mort » faisant partie selon lui des prérogatives de son institution.(France Inter).

Le maire de Wisssous (UMP) a accepté l'inhumation dans le cimetière de la ville.

 

04/01/2015 | 0 commentaire
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