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Le festival Couvre-Feu de Corsept : 10 ans et record battu !

Situé sur la rive gauche de l’estuaire de la Loire, le bourg paisible de Corsept possède une très belle église rustique caractérisée par son clocher bas en bulbe rose, tout autour de la commune s’étendent de vastes pré-marais.

Mais, on s’égare… Corsept est le rendez-vous de chaque fin d’été du festival de Loire-Atlantique que les fans investissent. Cette année, record battu pour cette édition qui a accueilli 27 000 festivaliers.
Couvre-Feu, festival atypique dans des zones humides faites d’étiers et de marais, une ambiance champêtre qui rappellerait de bons souvenirs aux festivaliers de Wood Stock ou de l’île de White, enfin, pour ceux qui peuvent encore conduire un bus WV décoré façon grosses marguerites ou hisser leur ventre au-dessus du réservoir de leur Harley.
Pour les plus jeunes, le festival des Vieilles Charrues qui a fait ses premières armes en 1994 (oui déjà) suffira comme référence.
Evidemment, il faut ici, raison garder, rester à une échelle humaine, le concept est original, plusieurs chapiteaux entrent en scène sur une vaste prairie. La programmation est originale, on ne joue les grosses têtes d’affiches connues du grand public. Même mieux, on consacre presque une soirée entière à la découverte musicale !
Couvre Feu est un mélange de genres, d’inconnus à des plus célèbres, passant du reggae au rock en passant par l’électro, le hip hop, la soul, la chanson française et même une fanfare. On a pu y croiser cette année Les Têtes Raides, Les Ogres de Barback ou encore Tiken Jah Fakoly pour les plus célèbres et puis voir les premières scènes françaises de Fuel Fandango et The Baseballs…
On capte dans cet univers, une atmosphère de découverte et de bonne humeur. Nous sommes dans le festif, puisque le mot est dans l’air, le bon enfant, l’envie de s’évader, alors, pourquoi pas tenter de partir à la découverte de ce monde à travers celui des musiciens qui font rêver par l’énergie et le positif qu’ils dégagent.
Un métier, certes, mais, aussi un engagement, une sorte de philosophie de vie, un regard porté sur l’aujourd’hui, avec leurs énervements et leurs possibilités de dire derrière un micro, d’être un transmetteur de ceux qui pensent, mais qui n’ont pas les moyens de s’exprimer. Ils le font avec pudeur, caricature, besoin, tendresse, souvent avec un accent rebelle, avec du recul. Ils s’engagent pour des causes qui leur paraissaient essentielles, mais jamais futiles et toujours avec talent.
Il existe sur les murs nantais du quartier Chantenay un vieux graff qui possède encore aujourd’hui tout son sens « La culture coûte cher ? Essayez l’ignorance ! » C’est sans nul doute la philosophie qui émane du Festival Couvre et des artistes que l’on croise là-bas.

Rencontre avec cinq formations nantaises en concert samedi et dimanche dernier : Les Carreleurs Américains : hard rock et bleu de travail

Les Carreleurs américains, une fanfare rock qui détonne et ne se prend pas au sérieux. Les tenues vous mettent directement dans l’ambiance ! Formation nantaise née en 2007, le groupe est parti d’une blague pour les Rockeurs ont du Cœur à Nantes. L’idée ? Créer une fanfare qui puisse donner du plaisir au public en reprenant des standards de rock oubliés, mais bien évidement arrangés sauce bâtiment. Chacun des membres a fait ses armes dans des formations musicales : la Fanfarchi de Nantes, la Fanfarniente de Paris et le guitariste ancien membre du groupe Starwax. Résultat de cette blague improvisée : un succès inattendu qui leur a permis de jouer par la suite au Zenith et entre deux meetings de Jean Marc Ayrault.
Une bonne occasion pour nous de leur demander leur point de vue sur l’action culturelle de la région ! Conscients du vrai dynamisme qu’il existe en Pays de Loire, notamment dans le Sud Loire où le groupe fait à peu près les 90 % de sa programmation, ils déplorent cependant qu’il y ait toujours les mêmes groupes qui se croisent et se recroisent. Un dynamisme des collectivités territoriales qui s’engagent certes, mais qui peut-être ne misent pas assez sur l’émergence culturelle.
www.lescarreleursamericains.com

The Cash Stevens : Nashville s’invite à Corspet

Prenez quelques copains animés par les mêmes envies musicales, ajoutez quelques passions pour les Johnny Cash, Ramones, Lee Hazelwood, Cat Stevens, Springsteen, Rose Tatoo… Incorporez deux Gibson acoustiques saupoudrez le tout de guitare basse électrique, batterie, harmonica, accordéon et banjo et vous obtiendrez le cocktail de The Cash Stevens !
Un mélange instrumental de musique country, folk rock qui s’est fait au fur et à mesure des projets. Deuxième passage sur le festival qu’ils avaient déjà fait il y a deux ans, le groupe prend toujours autant de plaisir à jouer pour Couvre-Feu qu’ils reconnaissent comme un petit festival bon esprit. En projet de faire un album de composition pour 2012, le public de Corsept a pu découvrir ou redécouvrir la country américaine dans son style le plus éthéré. Pour parler du dixième anniversaire de Couvre-feu, ils constatent qu’en dix ans, l’association Rue Tabaga a beaucoup fait. Un bel effort de programmation musicale qui pourtant n’échappe pas aux difficultés que rencontrent les politiques culturelles. Même s’ils ne nient pas le dynamisme régional, ils regrettent cependant le côté un peu trop institutionnalisé des initiatives culturelles en Pays de Loire. Pour The Cash Stevens, l’opportunité de jouer a changé et ils sont conscients de la baisse de représentation qu’il peut y avoir aujourd’hui quand il y a 20 ans on pouvait encore jouer à loisir dans les bars de Nantes. Nantes qu’ils appellent « La belle endormie ».
http://www.myspace.com/thecashstevens

La Phaze : l’énergie positive

Est-il encore nécessaire de présenter La Phaze ? Un des groupes le plus attendu de ce samedi soir. Damny Baluteau et Arnaud Fournier n’en sont pas à leur première venue sur Couvre-feu, voici déjà la troisième fois qu’ils sont programmés sur le festival et la huitième fois qu’il travaille avec l’association Rue Tabaga. Il ne manque pas non plus de rappeler que Vincent Mahé, le programmateur du festival est aussi depuis 2008 (Miracle) leur manager. Quoi de plus normal que de faire venir un quatuor qui sort son nouvel album « Psalms & Revolution ». Quatuor avez-vous dit ? Mais il me semblait que la Phaze était un trio !  Et bien non ! Depuis 2006, le trio angevin a été rejoint par Guillaume Rousé à la batterie. Cette année, les fans de La Phaze auront le plaisir de découvrir un album aux sonorités plus électro, la volonté étant de revenir à un style plus dancefloor. Croire que le groupe La Phaze s’est assagi ? Non ! Sensibilisés à des sujets au gré de leurs rencontres et de leur tournée internationale, ils ont fait le choix de développer un propos qui choque, un propos moins généraliste mais plus précis. Un album qui se veut moins frontal. Des sujets de fond pourtant toujours aussi percutants, Psalms & Revolution par exemple parle de la révolution numérique et de notre nouvelle manière de consommer. Un album qui sans l’être paraît plus résigné pour les aficionados. Et là s’en suit une question : qu’est ce qui énerve La Phaze aujourd’hui ? Ce sont les primaires, l’affaire DSK, les réformes Fillon. Plus professionnellement, c’est le côté sclérosé du système culturel français. « Avoir donné le pouvoir à des fonctionnaires quand il s’agit de culture n’est pas la meilleure des solutions ». Et pourtant eux s’estiment privilégiés, privilégiés car ils font déjà parti d’un circuit riche et varié, qu’ils ont grandi il y a 12 ans dans une région dynamique, mais s’indignent des difficultés que peuvent rencontrer les jeunes formations. Aujourd’hui, La Phaze rejoue de plus en plus pour des associations, c’est leur façon de relancer le milieu culturel.
http://www.laphaze.com/

Andréas et Nicolas : l’humour comme arme de réflexion massive

En voilà une évidence, Andréas et Nicolas ne sont pas anatidaephobe ! Quoi me direz-vous ? L’anatidaephobie, c’est « la peur que quelque part, d’une façon ou d'une autre, un canard vous observe. » Et là vous me répondriez : « je ne vois pas le rapport ! » Et bien justement, si l’un des morceaux phares de ces deux baladins de la chanson est « Je collectionne des canards (vivants) », ce n’est sans nul doute qu’un panel des compositions absurdes du duo. Un duo qui revendique l’envie de ne pas faire de chansons engagées mais d’utiliser le rire comme réflexion. Une écoute qui se veut à plusieurs degrés, preuve en est du morceau « Je me suis fait pomper par une meuf sur Tchat’roulette », une petite parodie cynique du monde moderne. Inspirés des Inconnus ou encore de Didier Super, ils font perdurer l’idée qu’on peut composer en se marrant ! L’intégralité de leur composition est faite par accident. A croire qu’ils sont chanceux d’avoir un public aussi attentif et des festivals qui les sollicitent grâce aux subventions car comme ils disent « La région aide les festivals comme Couvre-Feu, et c’est vraiment le moins qu’elle puisse faire ! » leur objectif ? une tournée et un nouvel épisode de Poussins que les fans apprécieront mais surtout « gagner plein de tunes pour racheter le FC Nantes » parce qu’ils adorent le foot…
www.andreasetnicolas.com

Les Westcostars : la fanfare de LA qui joue la flambe

Rap ? ok ça me parle ! West Coast ? ok ça me parle ! Westcostars ? non je vois pas… Mais qui sont ces types entourés de cuivres habillés façon gangsta rap ? Le style est de façon générale celui des gangs de Los Angeles mais ceux-là sont tout droit sortis de la « banlieue » nantaise ! La fanfare qu’on pourrait tout aussi bien appeler le ligérian Band.
La fanfare des WestCostars est née en janvier 2007, l’idée était de faire de la musique en rigolant. Entre amis, tous issus du big band universitaire de Nantes, et voilà qu’arrive la fanfare bling bling !
Synthèse entre l'esthétique d'un certain hip hop américain et les sonorités disco jazz et soul, les Westcostars s’amusent du décalage ; avec leur saxo, cuivres, euphonium, sousaphone, trompette, trombones à coulisse (deux), sans oublier la percussion, batterie et caisse. Ils ravissent les oreilles attentionnées. Les festivaliers auront eu la chance d’échanger quelques chorégraphies bien calées que la fanfare a travaillées avec un clown professionnel. Des amateurs comme ils aiment le répéter qui soignent bien leur public avec de bonnes doses d’humour et d’influences américaines. On aura reconnu le coup du duel de cow-boys ! Un groupe qui reconnaît dans la fanfare une façon de jouer librement qu’il souhaiterait voir plus régulièrement dans les bars. Une des difficultés qu’ils remarquent dans la mise en place des actions culturelles. Pourtant bien que groupe amateur, ils sont contents aujourd’hui de partir prochainement pour la Nouvelle Orléans, l’eldorado de la fanfare américaine, où ils vont présenter un projet éducatif dans les écoles pour présenter, peut être aux musiciens de demain, l’esprit fanfare. Une initiative soutenue par la ville de Nantes dont les Westcostars se félicitent. On attend la suite !

http://www.myspace.com/westcostars
 

Auteur : SD-JRC | 30/08/2011 | 0 commentaire
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