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Le champ des croix aux chrysanthèmes

Contents et débordés en cette période de l’année, les fleuristes et producteurs, malgré la crise, les ventes de chrysanthèmes ne faiblissent pas. Une tradition de fleurissement des tombes presque centenaire

On estime le nombre de pots vendu chaque année en France à 23 millions dont 20 millions uniquement pour la fête de la Toussaint, pour laquelle une fois l’an, comme un devoir, on vient tout d’abord nettoyer les sépultures des disparus, puis y déposer en grande majorité cette fleur.
Du pain béni pour les professionnels, mais qui répondent à une demande récurrente des familles des défunts. C’est l’un des temps forts de l’année pour ces commerçants avec la Saint-Valentin, la fête des mères et le premier mai. Chiffre d’affaires en 2010 : 172 millions d’euros.
Alors, certes, on peut voir dans les exploitations des milliers de plantes qui attendent en rang d’oignons de fleurir juste au bon moment. Mais ces dizaines de milliers de chrysanthèmes seront disposés avec amour et tendresse, compassion et souvenirs, sur les stèles, le marbre ou la pierre froide.
 

Pourquoi le chrysanthème ?

Cette plante annuelle est justement « la fleur » de saison. C’est à l’armistice de 1918 que le chrysanthème fut « défini » comme la plante qui servirait à fleurir les tombes des soldats. Deux raisons essentielles, elle est en fleur au bon moment et résiste bien au gel. Ce geste symbolique se perpétue et est aussi en vigueur en Belgique, mais aussi en Italie en Espagne ou en Pologne.
Associer le chrysanthème, qui est la fleur symbole du Japon, uniquement à la fête des morts serait une erreur. Par exemple, en Australie, c’est la plante offerte pour la fête des mères et pour les catholiques, c’est une fleur qui symbolise la résurrection.
 

Les Pays de la Loire, second producteur région

23 millions de chrysanthèmes en pots sont produits en France chaque année. Un quart de la production provient des départements du Nord (14,2 %) et du Maine et Loire (11,3 %), les 3/4 restants étant répartis sur l’ensemble du territoire métropolitain. Sur le plan régional, le Nord-Pas-de-Calais est le premier producteur, suivi des Pays de la Loire, du Rhône-Alpes, et de la Bretagne. 
(Source Agreste – SAA)
 

Selon les résultats du panel TNS SOFRES 1, qui mesure les achats des particuliers en végétaux d'ornement, en 2010 les Français ont acheté 23,1 millions de pots de chrysanthèmes pour un montant total de 179 millions d’euros. 95,6 % des quantités achetées sont destinées au cimetière pour 96,6 % des dépenses. Pour la Toussaint, 21,3 millions de pots de chrysanthèmes ont été acquis pour un montant total de 163,2 millions d’euros.

Sur les mois d’octobre et de novembre 2010, le chrysanthème en pot est la plante fleurie la plus vendue (59,8 % des sommes dépensées). Viennent ensuite, en ce qui concerne les plantes pour le cimetière, les cyclamens et les bruyères avec respectivement 7,7 % et 6,2 % des sommes dépensées.
 

Pomponnettes

C’est le doux nom de la chrysanthème d’automne que l’on trouve chez les fleuristes en octobre et novembre.
On estime l’apparition du chrysanthème en Europe, dénommé pompon, car, il est tout petit, au XVII siècle. C’est d’Orient, raconte l’histoire, qu’un Marseillais aurait ramené le premier chrysanthème à grandes fleurs en 1789. Une vraie révolution.
Avec cette image qui lui colle au pétale, le chrysanthème est peu offert dans nos contrées, elle donne pourtant des fleurs magnifiques aux couleurs symboliques, comme pour la rose.
Le chrysanthème blanc exprime la tristesse, le violet le chagrin à l’idée de perdre la personne que l’on aime. Le chrysanthème orange le déclin ou la fin d’une histoire d’amour et le rose est utilisé pour exprimer la fragilité de l’amour à la personne aimée.
Abandonné, livré à  lui-même au cimetière, le chrysanthème forcément décline, mais s’offre parfois une seconde vie, car, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une plante annuelle. On le retrouve parfois sur des terrasses ou des balcons et bien sûr en pleine terre. Ces « marguerites d’automne » sont faciles à cultiver si on choisit la bonne variété) comme Chrysanthemum arcticum.

Néanmoins, la durée de vie d’un chrysanthème est de deux à trois ans, ensuite, il faudra l’enterrer et venir fleurir sa sépulture…

Source : France Agrimer (Ministère de l’agriculture)
Source : http://www.langage-fleurs.fr/chrysanthemes/

 

Auteur : JRC | 30/10/2012 | 0 commentaire
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