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La ruée vers l'or ou la politique de la terre brûlée ?

En ces temps difficiles, les nouvelles se succèdent. On apprenait récemment que le président Macron aurait décidé de conclure un accord avec la banque américaine JP Morgan. Aux termes de celui-ci, cette banque va prendre le contrôle de la réserve d'or de la France, entreposée dans un endroit appelé « la souterraine. »

Cet accord, signé en catimini, ferait de la Banque de France une exception car, air du temps ou bien menace réelle, une certaine fébrilité s'est emparée des marchés financiers, et surtout monétaires. Comme le dit Charles Sannat, spécialiste du négoce des métaux précieux sur son site « insolentiae » : « L’or, comme chacun le sait, ne sert à rien, c’est une relique barbare que néanmoins toutes les nations et toutes les banques centrales du monde prennent grand soin d’accumuler ». 

Pourquoi un tel comportement, qui revient de fait à gager l'or de la France ? Certains disent que s'est pour « damer le pion » à la City londonienne, place forte incontestée du trading de l'or, après le Brexit. Cela n'est guère crédible. D'autres pensent, comme cela a été évoqué par Emmanuel Macron lui-même en 2014, lorsqu'il était ministre de l'Économie, qu'il s'agissait en fait de « vendre les bijoux de famille » pour diminuer la dette française » comme l'écrivait le journal « Le Monde »

D'autres encore se poseront la question de savoir s'il n'y aurait pas un rapport avec les mauvaises perspectives de l'euro, dont nombre d'économistes, et non des moindres, voient son existence-même sérieusement menacée. Il faudrait bien, le cas échéant, revenir aux monnaies nationales..
 
Comme un fait exprès, paraissait le 27 février une étude faite par un organisme allemand et publiée par « le Parisien » montrait les effets de l'euro rapportés au pouvoir d'achat des citoyens de chaque pays utilisant l'euro. Le résultat est sans appel. Depuis sa mise en service, d'après cette étude, l'euro a coûté en moyenne 56.000 € de baisse de pouvoir d'achat à chaque Français. Seuls les Italiens, avec 73 000 € par habitant, ont perdu encore plus que nous. Ce sont là des faits troublants.
 
Si notre pays devait revenir à une monnaie nationale, la réserve en or détenue par la Banque de France ne serait-elle pas un élément fondamental de la confiance qui serait mise dans cette monnaie ?
De Gaulle était, dès 1965, intimement convaincu de la nécessité d'un retour à l'étalon-or, condition essentielle de la stabilité monétaire.
Auteur : Rédaction | 28/02/2019 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 05 mars 2019 à 22h26 par breizh44, Pornichet
Vous relayez ici une intox virale déjà prouvée comme étant fausse. La banque de France a bien conclu un accord avec JP Morgan, mais il ne concerne pas l’or qui appartient à la France. Et l’étude d’un think tank Allemand sur l’Euro est très discutable par la méthode employée et ses bases de comparaison. Peut-on comparer l’économie de la France à celle de l’Australie ? L’évolution économique de la France et des autres pays de la zone Euro depuis l’introduction de la monnaie unique dépend d’une multitude de facteurs et pas seulement de l’Euro.

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