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La Région s’engage pour le spectacle vivant

La Région s’engage pour la défense du spectacle en vivant en offrant des subventions dans le cadre de plusieurs opérations.

Les cafés-culture tendent à disparaître et par avec eux les musiciens intermittents. Ce n’est pas nouveau et la Région entend lutter contre ce phénomène. Ainsi, une plateforme nationale a été mise en place. Elle associe les organisations syndicales et patronales, des collectivités dont les régions des Pays de la Loire et Aquitaine, la Ville de Nantes, et l’État. Comme ce n’était pas suffisant, un fonds d’aide à l’emploi artistique alimenté par les collectivités locales et des partenaires privés va être mis en place. La Région va être le pilote de l’expérimentation de ce dispositif sur son territoire. Le fonds d’un montant global de 100 000 € sera en partie attribué aux cafés-culture permettant de financer près de 1200 cachets d’artistes en Pays de la Loire. Ce dispositif constitue un véritable tournant dans l’accompagnement de la diffusion du spectacle vivant. Il devrait être opérationnel dès mi-février.

La conférence régionale consultative de la culture

Lancée en  2009 la conférence régionale consultative de la culture traduit la volonté du Conseil régional de co-construire les politiques publiques avec les acteurs concernés. Elle fonctionne sous la forme d’une assemblée plénière et de commissions thématiques. Elle associe aussi les villes, les départements et l’État qui y sont représentés. Elle sera renouvelée à partir de février 2012, ce sont 120 membres qui seront à nouveau invités à siéger et participer aux travaux. Il s’agit de la seule expérience d’instance représentative d’acteurs culturels en France à l’échelle d’une région. Parmi eux, une démarche inédite d’observation des professionnels du spectacle vivant. Ils veulent mieux comprendre les dynamiques de développement économique et culturel du territoire régional, identifier des enjeux propres au secteur et cibler les réponses en termes de politiques publiques.

Renforcement des aides à la création et à la diffusion

La Région souhaite ainsi mieux prendre en compte la réalité des coûts de production. En 2011, soixante projets en ont bénéficié pour une enveloppe totale de 421 500 €. Treize compagnies régionales bénéficient d’un conventionnement création. Dans le même esprit, le renforcement des aides à la diffusion apporte un soutien important aux manifestations culturelles de spectacle vivant : 1 171 000 € en 2011 ont été attribués à une cinquantaine d’opérations, dont 822 000 € pour la musique. La Région soutient particulièrement des opérations comme le cycle « Voisinages » qui a rassemblé en 2011, 17 lieux scéniques, 12 compagnies, pour 74 représentations et 16 300 spectateurs. Cela permet à des compagnies d’être présentes sur le territoire national, à de grands festivals des arts de la rue comme Aurillac et Chalons-sur-Saône.

Lettre ouverte à Frédéric Mitterrand

Alain Gralepois, vice-président du Conseil régional des Pays de la Loire, Catherine Touchefeu, vice-présidente du Conseil général de Loire-Atlantique, et Jean-Louis Jossic, adjoint à la culture de la ville de Nantes, ont tous trois signé une lettre ouverte au ministre de la culture intitulée « Les collectivités locales ont besoin d’un autre Ministère de la Culture » que nous reproduisons ici.

« Alors que s’ouvrent aujourd’hui les Biennales Internationales du Spectacle à Nantes, le plus grand rendez-vous de la profession en France, que nos trois collectivités ont la fierté de soutenir, comment ne pas s’interroger sur l’absence renouvelée du Ministre de la Culture ?

» Elle est la révélation d’une méthode qui a fait son temps et qui pourrait se résumer en deux mots : opacité et centralisme. Opacité parce qu’alors que sont décidées toutes les orientations financières de l’année, nos territoires devront faire face à des désengagements de l’État, que les affectations sont définies pour la plupart des structures, nos collectivités ont une nouvelle fois à déplorer un refus du Ministère à communiquer sur ses baisses budgétaires. Dès lors, les équipes artistiques s’en trouvent encore plus fragilisées.

» Si Frédéric Mitterrand veut nous faire croire à l’augmentation de son budget, nous constatons au global, sur les territoires, l’appauvrissement renouvelé des budgets déconcentrés. La comparaison entre les aides accordées aux équipements nationaux, en augmentation, et celles réparties sur les régions de France, en baisse, est sans appel. Alors que le Ministère de la culture accorde déjà trois euros sur cinq à la capitale, il s’engage dans de nouveaux projets dispendieux et à l’utilité très discutable que cela soit la Philharmonie de Paris ou pire le Musée de l’histoire de France.

» En dix ans, en mettant fin à de nombreux dispositifs, l’action culturelle de l’État aura donc quitté progressivement les quartiers, les milieux ruraux, l’école, une grande majorité de festivals ou de l’émergence artistique qu’il soutenait auparavant. Pourtant, nos collectivités ont plus que jamais besoin que l’État soit un partenaire véritable et que nos capacités d’action soient renforcées pour faire vivre au plus près et au plus réel la diversité culturelle.
» Nous, élus de collectivités locales, appelons à la refondation de l’action ministérielle autour d’un nouveau projet associant artistes, acteurs culturels et territoires pour opposer à l’opacité et au centralisme, l’ouverture, la co-construction et l’équilibre.»

Auteur : AP | 20/01/2012 | 0 commentaire
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