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La CARENE s'engage à réduire les déchets

Inscrit dans le Plan climat énergie territorial le programme local de prévention des déchets tente de diminuer la production de déchets.
Olivier Richard et Bernardine
Olivier Richard et Bernardine

La CARENE  s'est engagée auprès de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie à diminuer d'au moins 4 400 t la quantité de déchets ménagers et assimilés. Le programme s'étale sur cinq ans (un an de diagnostic et quatre d'action).
Oliviers Richard vice président chargé des grands services publics de la communauté de communes et Céline Le Cars directrice du service des déchets et Jérôme Morichon chargé de la prévention des déchets expliquent que le plan local de prévention des déchets résulte de Grenelle 2. Le but recherché est en « amont » : avoir moins de déchets à traiter.
 

Les poubelles en chiffres

Chaque habitant de la CARENE produit en moyenne un kilogramme de déchet par jour. Pour inciter à mettre moins de déchets dasn ses poubelles, il existe de nombreuses méthodes.
La « fausse bonne idée » pour la CARENE c'est la facturation en fonction de la quantité. « Dans une ville comme Saint-Nazaire qui a 50 % de collectif, ça ne marche pas. On pourrait dans les pavillons, mais dans les communes comme Pornichet les résidences secondaires payeraient beaucoup moins ». « La charge doit être la même » indique l'élu qui est « fondamentalement contre » pour les particuliers. C'est un fervent défenseur des colonnes enterrées qu'il souhaite continuer à installer dès qu'elles peuvent desservir 40 à 50 logements et il envisage d'étendre le dispositif à d'autres communes.

Par an la CARENE doit traiter environ 30 000 t d'ordures ménagères, 7 000 t d'emballages (sacs jaunes) 5 000 t de verre (bouteilles) et 28 000 t de divers déposés dans les déchetteries.
Les ordures ménagères sont brûlées sur le site de Coueron et Changé. Le but est d'éviter l'enfouissement (en Mayenne). La taxe générale sur les activités polluantes  est d'environ  4 €/t pour l'incinération et 20 €/t pour l'enfouissement. Globalement le coût de traitement est de 100 €/t.
Une usine d'incinération sur le territoire pour éviter les transports ? « Non pour deux raisons »,  explique Olivier Richard : pas de lieu et pas assez de volume même avec Cap Atlantique, il faut environ 100 000 t/an pour alimenter une usine, et rentabiliser les coûteuses installations de traitement des fumées.
À noter au passage que chaque foyer collecte environ 27 kg de prospectus par an dans sa boîte à lettres.

Les trois « R »

La quantité d'emballages peut être réduite en les « rendant » dans les grandes surfaces par exemple, qui se chargent de les retraiter.
Reste le putrescible, réduit, il diminue le volume de déchets mais aussi la consommation d'énergie pour le traiter.
Le compostage ? Il est bien connu à la campagne, mais en ville c'est plus compliqué. Deux axes de travail : réduire le gaspillage alimentaire et apprendre à composter et réutiliser le compost sur place autant que possible.

Alors réduire, réutiliser, recycler sont les trois mots d'ordre bien connus pour les déchets depuis plusieurs dizaines d'années maintenant.

De la pédagogie avec Bernardine et des bio-seaux

La CARENE veut être incitative. Elle va mettre en place une série d'animations s'adressant aux habitants. Elles va aussi sensibiliser les entreprises et essayer de donner l'exemple.

La première animation concernera une opération sur le compostage collectif qui débutera en mars prochain sur Saint-Nazaire. Des composteurs seront proposés aux habitants de certains quartiers qui se porteront volontaires. La CARENE  distribuera des bio-seaux. Le compost ainsi produit sera réutilisé pour nourrir les massifs de fleurs arbustes,parcelles potagères.
Contrairement à Cap Atantique qui met gratuitement des composteurs à disposition pour les habitations individuelle, la CARENE demande une participation (16 € pour les petits et 26 € pour les grands). Pour Céline Le Cars, la demande doit être réelle, « pas pour stocker les outils ou servir de cabane pour faire jouer les enfants ».

Des actions pédagogiques seront présentées dans chaque commune de l’agglomération avec des ateliers cuisine pour prévenir le gaspillage alimentaire, ou encore des animations pédagogiques autour du « consommer moins et mieux ».
Dans les déchetteries certains objets vont être récupérés et remis en route (électroménager, vélos).
Les végétaux pourraient être broyés sur place dans les quartiers...
Une étude est en cours pour étudier une station de méthanisation à Donges, le gaz pourrait être utilisé par les entreprises de la zone des six Croix.

Côté entreprises, la pédagogie s'appliquera sur la réduction des produits phytosanitaires par exemple. Pour Céline Le Cars la redevance spéciale qui taxe les commerces qui produisent plus de 720 l de déchets par semaine a « responsabilisé » les professionnels.

Bernardine est la poupée mascotte du programme, elle accompagnera les animateurs.
Différents acteurs locaux interviendront : Loire Océane Environnement, Jardi Compost, Cuisine Bio Vitalité, l'association professionnelle par l'activité économique (APIE), le fédération des maisons de quartiers (FMQ), Emmaus, le relais atlantique etc..
L'ADEME participe pour 130 000 €.
 

15/02/2013 | 0 commentaire
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