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L'affaire du Stade de France illustre parfaitement ce qu'est devenu notre pays.

" Au début, j'ai cru que c'était une « fake news ». N'éprouvant qu'un faible intérêt pour cette discipline comme, d'une façon plus générale, pour celles que je n'ai jamais pratiqué, j'ai regardé sans vraiment les voir les images des reportages sur cet événement."

" J'ai donc mis un certain avant de comprendre que l’événement relaté n'était pas le match en lui-même mais ce qui s'était passé après.

Je me souviens avoir été quelque peu surpris, dans les années 90, de l'endroit choisi pour implanter ce stade. Certes, Paris n'est pas très éloigné de Saint-denis, et construire un tel stade en plein Paris relevait de la gageure. Mais enfin, il y avait d'autres endroits possibles. Même si la proximité de l'aéroport de Roissy pouvait être un plus, la réputation générale du lieu n'était pas celle d'un havre de tranquillité. Le choix initial, qui avait été confirmé, portait sur Melun-Sénart et paraissait judicieux. Mais c'était trop simple, et nos gouvernements ont toujours aimé compliquer les choses.

Que s'est-il vraiment passé ? L'histoire du choix est relatée sur le site « Plaine commune » de l'Office de tourisme du Grand Paris. On y lit, entre autres, cette phrase révélatrice et définitive :

«  Des comités entre politiciens ont été mis en place pour déterminer l’emplacement du stade. Jacques Chirac à l’époque maire de Paris donna l’accord final en s’opposant au projet »

Vous avez bien lu. Le Maire de Paris a donné son accord en s'opposant au projet.

Pourquoi a-t-on demandé leur avis aux politiciens ? Parce qu'en France nos élites se méfient de tout et de tous, et en particulier du peuple, qui se croit toujours souverain. Mais ce n'est pas la seule analogie, loin de là, présente dans cette affaire.

J'ai personnellement grandi dans une commune « rouge » de la banlieue parisienne je constate que la situation n'a fait qu'empirer depuis plus d'une cinquantaine d'années. Nos élites politiques ont toujours préféré nier le problème qui, pourtant n'a jamais changé d'énoncé. Pris en étau entre une gauche affichant son anti-racisme en bandoulière et des habitants qui craignaient -à juste titre- d'éventuelles représailles, mais qui les sommaient d'intervenir, les élus de terrain ne pouvaient que constater l'impuissance des uns et la connivence des autres.

Le choix de l'emplacement, de ce seul point de vue, paraissait hasardeux. Pourtant c'est celui qui a été retenu. Là encore, il est facile de constater que les bandes des cités qui recherchent toujours l'impunité maximum trouvent leur domaine de prédilection dans ces grands rassemblements de foule souvent constitués en grande partie de spectateurs étrangers, plus vulnérables que les nationaux car devant porter sur eux leur argent, leurs billets d'accès, leurs téléphones et leurs pièces d'identité.

Tous les policiers de banlieue le savent, mais leur à-t-on simplement demandé leur avis ?

Enfin, obliger ces gens à partir à pied sur un trajet relativement long et de nuit pour rejoindre la station de métro devenue la plus proche en raison d'une grève touchant la desserte habituelle a-t-il seulement été évoqué et le risque quantifié ?

En tous cas, les bandes voisines, elles, ont analysé tout le bénéfice qu'elles allaient tirer de ces carences. Là encore, on s'ingénie, dans notre pays, à découpler savoir et pouvoir. Ceux qui savent ne peuvent pas et ceux qui peuvent ne savent pas.

Un vieil adage dit « gouverner, c'est prévoir » Apparemment, rien de particulier n'avait été prévu. La procédure habituelle à été appliquée sans discernement, simplement histoire de dire qu'on avait « coché la case » Là encore, le problème n'est pas d'agir bien ou mal mais surtout d'avoir une bonne excuse pour avoir mal fait.

Et comme l'impunité est une caractéristique élevée au rang de vertu, elle ne se cantonne plus au domaine de la justice, mais trouve de partisans dans les rangs élevés de notre administration et du pouvoir éxécutif. Je suis sûr qu'il en feront, dans cette édifiante affaire, bon usage."

Auteur : Tribune libre Jean-Goychman | 04/06/2022 | 6 commentaires

Vos commentaires

#1 - Le 05 juin 2022 à 08h49 par Martin, Angers
Monsieur Vous stigmatisez. Les incidents du stade de France ne sont pas la conséquence de quelques voyous qui ont profité de la situation. Vous et vos amis de Reconquête ou RN faite votre propagande sur le grand remplacement. Les musulmans français n'y pensent même pas. Nombreux sont ceux bien intégrés. Il ne sert à rien de créer des tensions. Le bien vivre ensemble est la meilleures des solutions. Arrêtez de vous en prendre aux musulmans ce n'est ni correct ni la solution.
#2 - Le 05 juin 2022 à 10h47 par breizh44, Pornichet
M. Goychman – sérieux ? Le stade de France a été inauguré il y a 24 ans et a vu d’innombrables manifestations sportives et culturelles sans incident de la sorte vu la semaine dernière. Et vous voulez nous dire que cet évènement unique est dû à l’implantation du stade au cœur du neuf trois ? Les voyous (sous-entendu musulmans, bien sûr) n’auraient pas pu se déplacer à Melun pour détrousser des supporters anglais ? Avec vos propos vous soufflez sur les braises de la haine montante contre les musulmans (pas plus voyou que n’importe quelle autre catégorie de population) et la classe politique (dont vous faites partie, que cela vous plaise ou pas), s’exprimant de plus en plus souvent par des agressions physiques inacceptables.
#3 - Le 05 juin 2022 à 11h02 par Jean Goychman, Guerande
Martin, vous n'avez pas dû lire ce que j'ai écrit. Où est-il question de musulmans? Je parle des bandes des cités que j'ai bien connu lorsque j'habitais la banlieue parisienne. Vous faites une "fixette" sur le grand remplacement dont je ne parle absolument pas.
Enfin, si vous y voyez une occasion de placer votre couplet contre vos "grands amis" de la droite nationale, c'est votre droit. Prenez simplement des propos ou des textes qui s'y rapporte, ce sera plus efficace
#4 - Le 05 juin 2022 à 11h12 par Jean Goychman, Guerande
Il faut croire que, depuis 24 ans, les choses ont évoluées. vous avez une sorte de "constante de rappel" qui vous pousse à interprêter les propos dans le sens du non-dit qui vous arrange.
DE grâce, épargnez-moi ce genre de couplet et commentez mes propos si le cœur vous en dit, mais ne les colorez pas en fonction de telle ou telle idéologie.
Je n'ai jamais nié mon parcours politique, mais je vous mets au défi de trouver dans les quelques centaines d'articles que j'ai publié quoi que ce soit qui pourrait justifier vos propos.
#5 - Le 07 juin 2022 à 13h41 par breizh44, Pornichet
M. Goychman, ne mettez-vous pas en cause la décision d’il y a plus de 24 ans d’implanter le stade de France au cœur d’un département déjà à l’époque à population majoritairement maghrébine ? Quand vous parlez de « bandes voisines » vous ne pensez certainement pas aux jeunes qui fréquentent le collège privé Saint-Vincent de Paul de Saint Denis. Vous et vos amis de l’extrême droite évitez toujours habilement de tenir ouvertement des propos racistes et xénophobes, mais vous faites en sorte que tout le monde (et surtout vos adeptes) comprend ce que vous sous-entendez. C’est cousu de fil blanc.
#6 - Le 11 juin 2022 à 11h35 par Jean Goychman, Guerande
Bigre, cher Breizh 44, comme vous y allez!
"Vous et vos amis de l’extrême droite évitez toujours habilement de tenir ouvertement des propos racistes et xénophobes, mais vous faites en sorte que tout le monde (et surtout vos adeptes) comprend ce que vous sous-entendez. C’est cousu de fil blanc."
Avec vous, la cause est entendue, tout ce qui n'est pas dit est implicitement contenu. Pas de circonstances atténuantes. Coupable par proximité!
Encore un peu et vous allez me qualifier d'anti-sémite, ce qui fera rigoler tout le monde

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