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Jérôme Lavrilleux menace l'UMP

Jérôme Lavrilleux, impliqué dans l'affaire Bygmalion a menacé l'UMP de parler s'il est exclu du parti.

L'ancien bras droit de Jean-Francois Copé est « déterminé à aller jusqu'au bout » dans une interview au Parisien publiée le 28 août il déclare « Pour le moment je me tais. Mais si on m'exclut de ce parti auquel j'appartiens depuis vingt-cinq ans, alors je reprendrai ma liberté de parole et je parlerai. (...) ça se réglera devant les tribunaux. J'ai déjà pris plusieurs avocats. »
La commission des recours devait statuer ce vendredi mais elle a été reportée.«  J'aimerais bien qu'on me fasse parvenir le dossier fondant les motifs de mon exclusion. Curieusement, on ne me l'envoie pas. Tout simplement parce qu'il n'existe pas. »

Jérôme Lavrilleux avait reconnu avant l'été que la campagne présidentielle de 2012 dont il était directeur adjoint avait « dérapé »  et qu'un système occulte avait été installé avec Bygmalion pour ne pas dépasser le plafond de frais autorisé (22,5 millions d'euros), l'UMP réglant des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy, (pour 10 à 11 millions d'euros).
Jérôme Lavrilleux souligne qu'il « n'a pas été poursuivi par la justice ...pas été mis en examen et encore moins été condamné... contrairement à d'autres qui ont toujours leur carte à l'UMP ». « La sagesse serait simplement qu'on oublie toute cette procédure. »


La sagesse
La sagesse ? Où-est-elle dans cette affaire ? Les naïfs auraient pensé que l'exclusion allait de soi. Mais après de telles déclarations « l'honneur » exigerait que l'UMP n'ait plus le choix : l'exclusion s'imposerait, le jeune homme a manifestement triché et menace clairement son parti. Et s'il parle ? Eh bien ce sera fait. Il en dénoncera d'autres ? Quand bien même. De toute manière c'est mieux maintenant qu'à la veille de la primaire ou de la présidentielle.
L'UMP aura-t-elle le courage de faire le ménage, le grand nettoyage avant le retour du patron ? Il semble que non si l'on en croit les amabilités que certains ténors du parti prodiguent à l'accusé ces derniers temps.

Pour rappel l'homme est député européen, sortant du groupe, ses indemnités seront sans doutes diminuées. Une question reste posée pourtant : pourquoi Jérôme Lavrilleux s'accroche-t-il tant officiellement à ce parti qui l'a fait « déraper » et ne veut plus de lui ? « Je reste et je me tais, je pars mais je parle, je pars je me tais mais j'exige... ». Après les fausses factures qu'elle sera la vraie transaction ?



 

Auteur : LY | 29/08/2014 | 0 commentaire
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