Hervé Morin 50 ans est maire d’Épaignes dans l’Eure, a été député de la 3e circonscription de l'Eure de 1998 à 2007, ministre de la défense des deux premiers gouvernements Fillon et est président du Nouveau Centre depuis 2008.
« Je vous ai réunis au coeur de ma Normandie natale pour vous faire part de ma décision d'être candidat à la présidence de la République. Certains jugeront cet engagement audacieux. Et il est audacieux. La situation économique est grave, l’euro est sous assistance respiratoire, le crédit de la France auprès des agences de notation est menacé. Et alors ? Cela justifie-t-il de contingenter les candidatures ? Cela justifie-t-il de réduire leur expression ?
Au contraire. C'est justement parce qu’un monde nouveau apparaît. C’est justement parce que la France est sur la ligne de crête de son destin, parce que je ne vois chez mes concurrents déclarés aucune idée qui permettrait à la France de relever le défi de ce monde en construction. Oui, c'est aussi pour cela que je suis candidat : porter des idées nouvelles ». A déclaré le candidat.
C’est sous le pont de Normandie qu’Hervé Morin a choisi d’annoncer sa candidature.
Neuf députés et six sénateurs se sont ralliés à sa candidature dont Joël Guerriau le nouveau sénateur de Loire-Atlantique. Cette candidature ne fait pas l’unanimité au sein du Nouveau Centre. Les ministres François Sauvadet (fonction publique) et Maurice Leroy (à la ville) ont désapprouvé cette candidature. L’attaque la plus virulente est venue de Jean-Christophe Lagarde, numéro 2 du parti centriste. « Finalement, en regardant les images du Pont de Normandie, ce qui est marquant, c'est l'absence de plus de la moitié des parlementaires du Nouveau Centre et des trois-quarts des députés du parti ».
L’UMP n’a pas manqué de réagir. Pour François Copé « dans un contexte de crise, il est tout à fait imaginable qu'un certain nombre de Français expriment leur inquiétude en votant pour l'extrême droite. Je souhaite donc que toute notre famille politique soit rassemblée pour éviter à tout prix le risque d'un 21 avril à l'envers ».
Hervé Morin crédité de 0,5 % à 1 % dans les sondages devra s’attendre, sous réserve qu’il obtienne les 500 signatures, a une campagne difficile face à François Bayrou crédité de 7 à 9 % selon les instituts de sondage.
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