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Hausse générale de la fréquentation des cinémas

2011 a été la meilleure année pour les salles de cinéma depuis 1966. La hausse est en moyenne de 8 %, un chiffre qui se retrouve plus ou moins dans les cinémas entre Saint-Michel-Chef-Chef et Piriac.

Pas vraiment de surprise pour les films qui ont bien marché en 2011. Sortis en général dans la seconde moitié de l’année, ils ont permis aux salles (avec l’aide d’une météo peu amène) de conclure avec une fréquentation en hausse. Les meilleures entrées, vous vous en doutez, reviennent à Intouchables, Tintin, Polisse, The Artist, Rien à déclarer et Harry Potter, pour ne citer que ceux-ci. La surprise venant pour les cinémas de la richesse et du succès de la programmation française. L’exception qui confirme la règle de Saint-Michel-Chef-Chef à Piriac, c’est le Fanal à Saint-Nazaire qui est labellisé art et essai et qui ne fait aucune concession sur sa programmation art et essai. Les meilleurs films pour 2011 y sont Les rêves dansants, Incendies, Chico et Rita et les Contes de la nuit pour les enfants. « Notre programmation est pointue mais a son public », explique Sylvette Magne, secrétaire générale du Fanal et chargée de la programmation du cinéma.

L’année pour les petites salles

De Saint-Michel-Chef-Chef à Piriac, il en existe quatre : le Fanal a Saint-Nazaire, le Pax au Pouliguen, le Hublot au Croisic et l’Atlantic à la Turballe. Pour eux, l’année a été très bonne. Un premier semestre faible au Hublot mais un second très bon. En terme de fréquentation, c’est la meilleure année depuis vingt ans ; la salle a même eu des records de fréquentation lors du festival du film. « Le public est ravi et la fréquentation en hausse. D’ailleurs avant la fin 2012, le cinéma fêtera son 500 000e spectateur », précise Mickaël Gautier, directeur du Hublot.
Pour l’Atlantic, l’année est bonne, mais ce n’est pas la meilleure puisque l’arrivée du complexe à Guérande en 2009 a fait baisser la fréquentation. Pour Jérôme Penisson, directeur de l’Atlantic, « comme nous sommes un cinéma associatif, nos recettes sont forcément moindres puisque nos entrées sont moins chères que dans un cinéma classique. Nous avons choisi de ne pas garder Intouchables à l’affiche pendant six semaines juste pour faire du chiffre d’affaires ».
Pour le Pax, ça a été une année record. « Tous les voyants sont au vert pour nous et pas seulement grâce à Intouchables. La fréquentation a augmenté de 15,3 % par rapport à 2010 », s’exclame Philippe Arnera, directeur du Pax. De manière générale, le taux de remplissage des salles a été plus important. Pour le directeur, c’est grâce à la confiance des gens en la programmation, la fidélité du public et au changement de programmateur, qui permet d’avoir les films qu’ils veulent plus rapidement. Une situation qui aurait même pu être meilleure car les week-ends où Intouchables a fait exploser les entrées, la salle du Pouliguen était réservée pour du théâtre. « Nous avons sans doute perdu des spectateurs à ce moment-là », regrette Philippe Arnera.
Au Fanal, les entrées ont augmenté de 12 %. Une augmentation normale quand on sait que ça ne fait que trois ans qu’une programmation hebdomadaire a été adoptée. « Nous commençons a être repérés en tant que lieu de cinéma et nous avons un public fidèle », dit Sylvette Magne. En plus d’une programmation appréciée des aficionados de l’art et essai, beaucoup de séances sont réservées aux enfants et remportent du succès. Enfin, la venue annuelle d’environ 1 600 élèves de la région dans le cadre des programmes scolaires (trois sorties cinémas soit 4 800 entrées) ne fait qu’accentuer ce phénomène.

L’année pour les grandes salles

Trois gros complexes (Cinéjade à Saint-Brévin, Cinéville à Saint-Nazaire et Cinépresqu’île à Guérande) et le cinéma à plusieurs salles de La Baule, le Gulf Stream. À Saint-Brévin, 114 268 personnes sont venues à Cinéjade soit une augmentation de 20 % par rapport à 2010. Pour Séverine Gravouil, « toutes les années notre fréquentation augmente, mais là, c’est notre meilleure évolution depuis 2007 ». Pour Cinéville, c’est la meilleure année depuis dix ans. « Nous avons eu plus de 500 000 entrées, soit 15 000 de plus qu’en 2010 », se réjouit Rémy Serillon, directeur du cinéma.
Le constat est plus nuancé à Cinépresqu’île et au Gulf Stream pour qui la hausse de fréquentation (aux alentours de 8 %) est jugée normale. « Nous sommes dans la moyenne. Etre en hausse c’est une bonne nouvelle. C’est grâce au temps et aux films qui sont sortis », explique Miguel Molière, directeur du Gulf Stream. Pour Cinépresqu’île qui n’a que trois ans, la hausse est régulière.

Projets 2012 

Les améliorations
Au Pax, l’équipe aimerait agrandir le hall d’entrée pour renforcer l’accueil et la convivialité en permettant aux gens d’y rester pour discuter des films. Un autre projet (entendez bien projet) est la construction d’une seconde salle derrière la première : « nous avons un système d’écran qui monte et descend. L’idée serait de le rendre fixe pour récupérer l’espace derrière et en faire une autre salle », ajoute Philippe Arnera. Au Fanal et à Cinépresqu’île, le grand projet technique est le passage au tout numérique, un passage obligé à cause de la raréfaction des films en 35 mm. « Nous ne sommes pas encore calés, mais nous avons commencé à faire des devis », relate Sylvette Magne.
 

La programmation
La fréquentation pour 2012 va beaucoup dépendre de la qualité des films proposés. « a programmationPlusieurs grosses sorties sont prévues ; sur le papier, l’année devrait être bonne », espère Mickaël Gautier. Mais hors de question de compter seulement dessus. Dans la majorité des salles proposant des festivals ou des soirées à thème, ces animations vont être reconduites car elles permettent de fidéliser le public et répondent à une demande. Par exemple, le festival du film au Croisic, les rencontres du cinéma à Saint-Brévin, les ciné-débats au Fanal ou encore le festival Rêves d’enfance mené conjointement par le Pax et le cinéma Atlantic. Mais aussi de mettre en place des nouveautés comme le Festival des trois continents au Fanal, des diffusions en direct ou en rediffusion d’opéras au Gulf Stream… Jérôme Penisson est formel, « nous n’allons pas laisser l’argent guider nos choix de films ».
 

Auteur : AP | 11/01/2012 | 0 commentaire
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