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Farines animales autorisées pour l'alimentation des poissons d'élevage

À partir de juin, les poissons d'élevage pourront être nourris avec des farines de porc et de volailles. Elles sont interdites pour les ruminants depuis 1997, et pour tous les animaux de consommation depuis 2001.

L’interdiction de nourrir les poissons d’élevage avec des des farines animales est levée.
Le ministre de l’Agroalimentaire Guillaume Garot dit désapprouver cette décision. « La France s’était opposée à cette disposition européenne ». Il espère qu'elle sera appliquée dans un esprit de « responsabilité des industriels » .
Pour l’eurodéputée écologiste Corinne Lepage qui se demande pour quoi prendre risque même minime, c'est « irresponsable ». Cette décision est « conforme aux avis scientifiques les plus récents » dit la commission. En effet « le risque de transmission d’ESB entre animaux non-ruminants est négligeable pour autant qu’il n’y a pas de recyclage entre les espèces ». Décrypté cela veut que si les porcs ou les volailles qui servent à faire la farine qui nourrit les poissons n'ont pas eux-mêmes été nourris de farine de poisson, le risque est « négligeable ».
Selon le sénateur UMP Jean Bizet « on voudrait fragiliser l'image de l’aquaculture qu'on ne s'y prendrait pas autrement ». En déstabilisant le consommateur, «en fragilisant sa confiance, on met les producteurs en danger».

Pour Marie Christine Blandin sénateur écologiste, biologiste il y a un risque,car ce sont des farines animales. Elle demande un étiquetage précis du mode d'élevage, et raille les consommateurs achèteront certainement « des poissons élevés dans les eaux usées de la centrale nucléaire de Gravelines, ou qu’ils ont été nourris à partir de carcasses de porcs et de volailles puisque c’est sans danger !».

La Commission s’apprêterait, dans un deuxième temps, à autoriser les protéines animales transformées (PAT) aussi pour nourrir la volaille et le porc. Elle dit ne pas compter les réintroduire pour l’alimentation de ruminants (bovins, ovins ou caprins), tout comme elle exclut fermement le retour des PAT des ruminants pour nourrir le poisson, la volaille ou le porc.

Mais « lever l'interdiction est suicidaire car le coût peu onéreux de la farine va entraîner une multiplication de cette pratique et forcément des dérapages » indique José Bové.


 

17/02/2013 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 24 novembre 2014 à 21h55 par MG
à quand les farines animales dans les plats prépares ??Mélangé avec d'autre merde ca devrait passer MG

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