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Européennes : Gilles Lebreton lance RBM à la conquête de l'Ouest et chasse chez DLR

Gilles Lebreton tête de liste de Rassemblement bleu marine pour la circonscription Ouest expliquait pourquoi et comment il faut « lutter contre l'Europe » à Saint-Nazaire ce samedi matin, indique aussi qu'il cherche à convaincre les militants de Debout la République.
Jean-Claude Blanchard et Gilles Lebreton pour la présentation del la liste RBM aux Européennes
Jean-Claude Blanchard et Gilles Lebreton pour la présentation del la liste RBM aux Européennes

Jean-Claude Blanchard était fier ce matin à Saint-Nazaire de recevoir Gilles Lebreton pour la présentation de la liste qui défendra les couleurs de RBM aux Européennes. Le lieu avait été bien choisi, un restaurant ouvrier dans un quartier qui a voté à 21 % pour le Front national.
 
Si le FN n'a pas envoyé le plus connu de ses cadres dans le Grand Ouest, il a choisi un homme au discours d'une pédagogie remarquable. Ce professeur de droit public de l'université du Havre a 55 ans, il est passé par l'éphémère RPF, rassemblement pour la France de Charles Pasqua et Philippe de Villiers. Il s'était éloigné de la politique avant « d'être séduit par les idées de RBM et la personnalité de Marine Le Pen » dont il est le conseil pour les affaires européennes depuis 2012. Il est fondateur (2013) du collectif Racine, créé «pour changer les méthodes d'enseignement, abandonner les méthodes pédagogistes. Nous souhaitons un retour aux fondamentaux, avec une priorité à l’enseignement du français et de l'histoire de France... On avait des méthodes d'enseignement qui marchaient, il faut y revenir ».

Refonte totale de l'Europe

Les caractéristiques de la liste RBM : « souverainisme, patriotisme, et contre l'union européenne, telle qu'elle existe». Gilles Lebreton veut  faire entendre la « voix de la France ». Ce n'est pas pour changer l'Europe qu'il veut siéger c'est « pour lutter contre ». Il reproche « l'ouverture imprudente des frontières », cite la directive de 1996 concernant les travailleurs détachés, joue sur du velours avec l'exemple de la SEITA qui ferme à Carquefou pour ouvrir en Pologne avec des effectifs réduits de moitié.

La souveraineté comme priorité

Le RBM est inquiet de la perte de souveraineté commerciale des États, pour lui la Commission de Bruxelles ne défend pas les intérêts français dans la préparation du Traité Tansatlantique par exemple. Ce traité explique Gilles Lebreton aura « des conséquences dramatiques » notamment pour les productions agricoles (les USA n'ont pas les mêmes normes environnementales et sanitaires par exemple, « nous serons victimes d'une concurrence féroce sur les prix (-20 %) et de rappeler les risques pour la santé de la viande de bœuf aux hormones». Côté justice, le traité qui  fait perdre la souveraineté judiciaire est aussi une calamité. Les services publics ne sont pas non plus épargnés, « puisqu'il seront mis en concurrence ». Quant à l'enseignement supérieur, l'UE qui « nous a contraints à modifier notre système » est nocive : « avec des licences très généralistes qui ne donnent pas de formation ».

Rien de positif dans l'Europe

Pas grand-chose à conserver d'après Gilles Lebreton, dans « cette Europe ultralibérale devenue un vaste marché, mais à quel prix ?».
Et la paix alors ? Pour le professeur, « elle s'est maintenue, grâce à la protection américaine à travers l'OTAN, à la dissuasion nucléaire française (merci De Gaulle) et au changement du peuple allemand ». L'Union est un facteur de troubles selon lui. Rappelant la récente pression allemande pour que le référendum n'ait pas lieu il conclut «depuis « les Grecs en veulent à l'Allemagne ».

Faire blocage

Pour faire changer l'Europe « de l'intérieur » il faut « constituer un groupe au Parlement européen » qui permettrait de « bloquer certains projets », (le traité Transatlantique), celui de l'Alliance européenne pour la liberté reste à constituer et le RBM s'y emploie actuellement.
Un groupe, ce sont au moins 25 députés de sept nationalités différentes, ce pourrait être « l'Italie, l'Autriche, La Suède, La Lituanie, les Pays-Bas, la Belgique et la France ». Mais attention,  si l'UKIP britannique ne souhaite « pas venir pour l'instant », le FN ne veut pas s'allier au JOBBIK hongrois, où à l'Aube dorée grecque. « Nous excluons certains mouvements ».
À droite donc, mais pas trop « extrême ».

Objectifs

9 sièges seront attribues aux 13 départements du Grand Ouest. RBM en vise trois, « ce serait un très bon score ». « L'Ouest c'est une terre de mission », « Les scores étaient un peu plus faibles qu'ailleurs, on veut ramener la région, c'est la conquête de l'Ouest, mais pacifique » sourit la tête de liste.

OPR sur DLR

Quelle est la position de RBM par rapport au parti de Nicolas Dupont Aignan, Debout la République ? « J'étais à un débat à  Rennes à la Maison de l'Europe cette semaine, il y avait des représentants de DLR, nous sommes très proches sur le fond».
Il rappelle le slogan de DLR  ni système ni extrèmes, nouvelle occasion de marteler que RBM n'est ni « système » et pas « extrême ». « C'est « un peu sot, il reprend du vocabulaire très conformiste des pro européens...  Quand on veut rompre avec un système, il faut rompre avec le vocabulaire ».
« J'essaye de convaincre les militants, et je ne m'en cache pas, et je pense que beaucoup sont prêts à sauter le pas et à nous rejoindre, Monsieur Dupont-Aignan quand il se retrouvera tout seul, il fera ce qu'il voudra ». Et aussi : « Monsieur Dupont-Aignan, s'il était vraiment souverainiste, il comprendrait qu'au lieu de nous prendre 1% des voix et de prendre le risque de nous faire perdre un siège, il ferait bien de se rallier à nous. Il faut qu'il prenne ses responsabilités ».

Alors info ou intox ? Cela ressemble assez à une nouvelle offre publique, sinon d'achat de DLR, en tou tcas ralliement (OPR), pas très amicale pour son leader, RBM ayant clairement décider d'isoler le chef de DLR de ses militants. En tout cas pas de meeting commun souverainiste RBM-DLR. « Comment voulez-vous que je fasse meeting commun avec quelqu'un qui me traite d'extrémiste ? ! »

Si Gilles Lebreton est aussi efficace en meeting qu'en petit comité, il pourrait bien convaincre bon nombre d'électeurs. Avec lui, Marine Le Pen a trouvé un excellent représentant « dédiabolisateur » du FN, et il le clame et le proclame : le RBM n'est pas un parti « extrême ».
 


 

La liste : "Non à Bruxelles, oui à la France"

Gilles Lebreton (au centre) et une partie de ses co-listiers
Gilles Lebreton (au centre) et une partie de ses co-listiers

1. Gilles Lebreton, 55 ans, Professeur de droit, Conseiller politique de Marine Le Pen       
2. Joëlle Bergeron, 63 ans, Commissaire-priseur, Conseillère municipale de Lorient (56)
3. Gilles Pennelle , 51 ans, Professeur d’histoire-géographie, SD FN35, Conseiller municipal de Fougères (35)
4. Odile de Mellon, 62 ans, Mère de 7 enfants, SD FN22 (22)
5. Jean-Marc de Lacoste-Lareymondie, 66 ans, Retraité, Ancien directeur de société et d’office public HLM, Conseiller au logement de Marine Le Pen, Membre du Bureau Politique du Front National, SD FN17 (17)   
6. Brigitte Neveux, 59 ans, Pupille de la Nation, Membre du Bureau Politique du Front National     SD FN85 (85)                               
7. Jean-Claude Blanchard, 62ans, Agent des services hospitaliers, ancien syndicaliste, Conseiller municipal de Saint-Nazaire     (44)
8. Isabelle Lassalle, 48 ans, Vendeuse,    Mère de 3 enfants, Conseillère municipale de Cognac (16)
9. Gaëtan Dirand, 37 ans, Cadre commercial, SD FN49 (49)
10. Marguerite Lussaud, 72 ans, Retraitée PTT,     SD FN44 Conseillère municipale de Paimboeuf  (44)
11. Bruno de la Morinière, 50 ans, Cadre commercial, SD FN53 (53)
12. Marie Colonna, 20 ans, Étudiante en droit, Conseillère municipale du Mans (72)
13. Alain Verdin, 61 ans, Retraité fonction publique, SD FN86 Conseiller municipal de Poitiers (86)
14. Monique Lieumont-Briand, 65 ans, Retraitée, Diplômée de droit public, Conseillère municipale de Saumur (49)
15. Eric Dechamps, 52 ans, Technicien aéronautique, SD FN29 (29)
16. Patricia Laroche, 54 ans, Secrétaire de direction, Conseillère municipale de Talmont St Hilaire (85)
 17. Jean-Romée Charbonneau, 62 ans, Employé de banque, Conseiller Régional Honoraire de Poitou-Charentes, SD FN79 Conseiller municipal de Niort (79)                    
18. Sylvie Duhamel
, 28 ans, Ouvrière qualifiée, Conseillère municipale de Thuré (86)                       
 

Auteur : LY | 26/04/2014 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 15 mai 2014 à 21h55 par DUMONT , Paris
Il ne semble pas que vous ayez fait connaitre votre position quant au questionnaire :EUROPE FOR FAMILY initié par LA MANIF POUR TOUS.
A quelques jours des élections européennes, cette information n'est pas neutre pour le choix du bulletin de vote. Electrice dans l'Ouest, il m'importe d'être éclairée sur cette question .
Avec mes remerciements.

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