www.media-web.fr

En hiver, attention aux intoxications au monoxyde de carbone

Chaque hiver, les émanations de monoxyde de carbone entraînent des intoxications nécessitant des hospitalisations et pouvant conduire au décès des personnes. L'Agence Régionale de Santé Pays de la Loire rappelle les précautions à prendre lors de la mise en route des appareils de chauffage.

Première cause de mortalité accidentelle par toxique en France

En France, chaque année, environ 4000 personnes sont victimes d’une intoxication au monoxyde de carbone : 3 000 d’entre elles doivent être transportées en service d’urgence, ces accidents pouvant laisser des séquelles à vie, et 100 en décèdent. Le monoxyde de carbone est ainsi la première cause de mortalité accidentelle par toxique en France.

Le monoxyde de carbone est un gaz incolore et inodore, et donc indétectable par l’être humain. Sa présence résulte d’une mauvaise combustion et ce, quel que soit le combustible utilisé : bois, butane, charbon, essence, fuel, gaz naturel, pétrole, propane... Il diffuse très vite dans l’air ambiant.

Le risque d’intoxication est donc prépondérant lors de la période de chauffe, soit globalement du 1er octobre au 31 mars, et encore plus lors des périodes de grand froid (52 épisodes lors de la saison de chauffe 2013-2014).

54 intoxications dans les Pays de la Loire en 2014

En 2014 dans la région Pays de la Loire, 54 épisodes d'intoxications au monoxyde de carbone ont impliqué 129 personnes, dont 108 ont été transportées vers un service d'urgence hospitalier. Parmi les personnes touchées par une intoxication au monoxyde de carbone, 1 est décédée.

Sur les 54 épisodes d'intoxications de la région, 36 sont intervenus au domicile, 7 en milieu professionnel et 3 en ERP (Etablissement Recevant du Public) – les 8 autres sont en grande majorité des tentatives de suicide. Dans les épisodes survenus au domicile, l’origine de l’intoxication est un appareil fixe (chaudière, chauffe-eau, insert...) dans 72% des cas et les facteurs favorisants alors identifiés sont principalement : un défaut d’évacuation des gaz de combustion, un défaut d'aération-ventilation (par exemple : obstruction des entrées d'air) ou encore un défaut de l’appareil. L’utilisation d’installations mobiles, comme par exemple les braséros/barbecues ou les chauffages d'appoint mobile (pétrole, charbon, gaz) a été mise en évidence pour près de 20 % des épisodes.

Concernant la répartition géographique des épisodes, 22 (41%) ont eu lieu en Loire Atlantique, 12 (22%) en Vendée, 9 (17%) en Maine-et-Loire, 8 (15%) dans la Sarthe et 3 (6%) en Mayenne.

Des conseils de prévention simples

Avant le début de la saison hivernale et la mise en route des appareils de chauffage, l'Agence régionale de santé souhaite rappeler les gestes de prévention afin de limiter les risques d'intoxication au monoxyde de carbone au domicile :

- Faire systématiquement vérifier et entretenir les installations de chauffage et de production d'eau chaude ainsi que les conduits de fumée (ramonage mécanique) par un professionnel qualifié avant la période de chauffe ;

- Maintenir les systèmes de ventilation en bon état de fonctionnement et ne jamais obstruer les entrées et sorties d'air, même par grand froid ;

- Aérer son logement au moins 10 minutes par jour, tous les jours, même quand il fait froid ;

- Respecter les consignes d'utilisation des appareils à combustion prescrites par le fabricant ;

- Ne jamais utiliser de façon prolongée un chauffage d'appoint à combustion : ils sont conçus pour un fonctionnement court et intermittent. Les utiliser uniquement dans des locaux de grand volume et bien ventilés ;

- Toujours utiliser les groupes électrogènes à l'extérieur et à distance des bâtiments (notamment des prises d’air neuf et des ouvertures) – une distance de 8 m minimum doit être respectée ;

- Ne jamais utiliser à l’intérieur un engin à moteur thermique ou un dispositif à combustion (brasero, barbecue...).

Les symptômes, non spécifiques, de l’intoxication au monoxyde de carbone sont : maux de tête, nausées, confusion mentale, fatigue, perte de connaissance, coma. Ils peuvent ne pas se manifester immédiatement. En cas d’intoxication aiguë, la prise en charge doit être rapide et peut nécessiter une hospitalisation.

Que faire en cas d'accident ?

- Aérer immédiatement les locaux en ouvrant portes et fenêtres ;

- Faire évacuer les locaux ;

- Appeler les secours : 18 pour les pompiers ou 15 pour le SAMU ou 112.

Pour en savoir plus, voir notre site internet : http://www.ars.paysdelaloire.sante.fr/Monoxyde-de- carbone.123311.0.html (Rubrique "Votre santé" > "Votre environnement").

Auteur : ARS | 16/11/2015 | 0 commentaire
Article précédent : « La sécurité routière récompensée »
Article suivant : « Un nouveau courant à l’UDI, la FED 44 est née »

Laisser un commentaire

*

*

*

*

Les champs marqués d'une étoile sont obligatoires

Media Web 136, avenue des Ondines 44500 La Baule
www.media-web.fr  |   Nous contacter