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Emmanuel Macron n’a pas entendu les Gilets jaunes

Lors de son discours de ce soir le président de la République n’a pas entendu la colère des Gilets jaunes. Le président a répondu aux notables et aux maires rencontrés au cours du grand débat. Comme le craignaient les Gilets Jaunes, il n’a rien dit de leurs revendications.

Il a commencé son message par « Tout arrêter ce qu’on a fait depuis deux ans ? Je ne le pense pas » a dit Emmanuel Macron et d’ajouter « nos orientations sont bonnes. » Il a même été jusqu’à répondre à une journaliste « J’assume d’être impopulaire »


Rien sur le SMIC, rien sur le RIC sauf un référendum d’initiative locale, alors qu’il n’a pas tenu compte du résultat du référendum de la Loire-Atlantique sur le projet Notre-Dame-des-Landes. Non sur le vote blanc. Rien sur l’abandon de l’ISF.

Le président n’a rien dit pour les 9 millions de gens qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le président n’a rien dit sur les 566 personnes qui sont décédées dans la rue en 2017, alors qu’il s’était engagé pendant sa campagne à régler le problème dans sa première année de mandat.

Le président n’a pas entendu la colère du peuple.
Le Président a annoncé des baisses d’impôts en supprimant les niches fiscales et en travaillant plus. Il a justifié sa position en évoquant que les Français travaillait le moins dans l'Union européenne ce qui est inexact, Macron a menti et fonde l’orientation de sa politique sur un mensonge. Le site vie publique donne la durée hebdomadaire de travail des salariés en Europe. (Royaume Uni 36,8 - Espagne 36,4 - France 36,3 – Suède 36,2 – Italie 35,5 – Allemagne 34,8 – Danemark 32,3 – Pays-Bas 29,3 )


Emmanuel Macron a déclaré vouloir mettre en place "un seuil minimal pour ceux qui ont travaillé" : "Je veux que ce qu’on appelle le minimum contributif, c’est-à-dire la retraite qu’on touche quand on a travaillé durant sa vie, ce soit de 1000 euros", a-t-il expliqué.
Il a annoncé des classes de 24 élèves maximum à l'école, la réindexation des retraites de moins de 2000 euros dès le 1er janvier 2020, une réforme des retraites pour "un système par points", présentée dès cet été.
Le président s’est enfin défaussé en demandant au gouvernement de mettre en forme les orientations qu’il a définies.

Les réactions politiques :

Yannick Jadot Europe Ecologie "Nous attendions des décisions pour la sauvegarde du climat et de la biodiversité, pour la rénovation des logements et pour les transports du quotidien. Mais le Président n’a une fois de plus rien décidé alors que c’est son rôle et son devoir. Il n’a pas pris la mesure des enjeux", a-t-il écrit sur Twitter.


Jordan Bardella Rassemblement National : « Emmanuel Macron n'a proposé aucune mesure sur ce qu'attendaient les Français, en matière de baisse des impôts, de justice sociale, de lutte contre l'immigration et l'insécurité", sur BFM et d’ajouter sur twitter "On a eu toute une série d'annonces [...] dont on n'a pas très bien compris quelle allait être l'application cncrète ».


Olivier Faure sur Twitter : "Grand débat, petites réponses. Injustice fiscale ? Rien. Transition écologique ? Une commission. Crise démocratique? Un droit de pétition local".


Raphaël Glucksmann Place publique / Parti socialiste : « Où est la vision à la hauteur de la crise sociale et de l’apocalypse écologique ? Certaines mesures sont bienvenues, d’autres non. Mais rien n’est au niveau du moment que nous traversons. Tout était dit à la 5e minute: pas de fausse route, pas de nouveau cap.


Laurent Wauquiez LR : "Dans ce qui a été annoncé, il y a encore beaucoup d'oubliés", notamment les retraités, selon le président des Républicains, qui a estimé durant le journal de 20 heures de France 2 qu'Emmanuel Macron n'allait pas rendre l'argent qu'il avait "pris" aux retraités "pendant deux ans". Laurent Wauquiez a par ailleurs jugé que le chef de l'État venait de proposer "des petites corrections des lourdes erreurs promises".



Jean-Luc Mélenchon a estimé sur Twitter que le président de la République s'était "défilé" avec son allocution. Selon le leader de la France insoumise, le chef de l'État n'a pas conclu la crise politique, mais l'a plutôt relancée.



Nicolas Dupont-Aignan : « Des micro-mesures qui ne sont pas à la hauteur de la détresse des Français ! Pas d'économies sur les gaspillages. Pas de vraie relance pour le pouvoir d'achat. Pas d'annonces pour relancer la croissance et créer des emplois.



Olivier Besancenot a estimé que cette allocution du président de la République était "un appel à descendre dans la rue samedi et le 1er mai", comme il l'a écrit sur Twitter. "Après 5 mois de révolte contre la vie chère, pas un mot sur l’augmentation des salaires, des pensions et des allocations !", a ajouté le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA).

Auteur : ND | 25/04/2019 | 13 commentaires

Vos commentaires

#1 - Le 26 avril 2019 à 08h06 par breizh44, Pornichet
Macron n’a non seulement ENTENDU, mais ECOUTÉ, et il AGIT. Sauf qu’il a écouté tout le monde et non seulement ceux qui hurlent le plus fort. Il n’a pas capitulé devant la violence des GJ en cédant à toutes leurs revendications dont seuls eux estiment qu’elles apporteraient des solutions aux problématiques de notre société. Il a lancé une multitude de mesures pour adresser les problèmes évoqués pendant le grand débat (auquel les GJ ont refusé de participer, préférant de casser des magasins pour les piller afin d’améliorer leur niveau de vie). Ce sont SES mesures, en ligne avec le cap réformateur qu’il a défini pour la France et pour lequel il a été élu. Et c’est très bien ainsi. Evidemment, le fait de ne pas avoir adhéré aux (fausses bonnes) mesures clamées par ses détracteurs fait des insatisfaits, mais ce n’est pas grave. Tous les indicateurs montrent que la politique des réformes menée depuis deux ans porte ses fruits. Le pire qui aurait pu arriver à la France aurait été un changement de cap sous la menace des GJ.
#2 - Le 26 avril 2019 à 09h01 par Bien
Encore heureux qu’il ne cède pas à des excités violents et incapables de comprendre les nécessaires équilibres économiques déjà bien mis à mal par la démagogie ambiante.
A défaut d’être en accord avec tout, il se comporte en responsable du pays et n’a pas à répondre aux incessants caprices des Gilets Jaunes.
#3 - Le 26 avril 2019 à 14h43 par michel bailly, Bouguenais
@ breizh44 Pornichet

Contre les casseurs, d'accord avec vous.

Pour les revendications des GJ formulées le 17 Novembre 2018, on ne peut être que d'accord avec celles-ci, en grande partie.

Lors de sa conférence de presse, le Président de la République a, tout de même, présenté SES réponses qui ne peuvent pas satisfaire aux questions qu'il a lui-même imposées à travers 4 thèmes.

J'ai participé au Grand débat sur internet et en réunion publique, amenant mes contributions

La justice fiscale et les mesures en faveur du pouvoir d'achat ont été, lors de la réunion publique, l'essentiel des propos développés.
Ce dans une ambiance studieuse en présence de trois parlementaires de la majorité présidentielle.

Hier soir, il faut bien l'avouer, Macron a fait diversion avec un préambule trop long, mais aussi été démago en chassant les voix RN sur l'immigration, sujet qu'il n'avait pas voulu inscrire dans les quatre thèmes imposés dans le Grand débat.

Il fit aussi diversion en développant un exposé de philo sur la laïcité, digne d'une épreuve du bac.

Pour le reste, je considère que les échanges se sont tenus entre gens de bonne compagnie, d'entre soi parisien vécu en vases clos "politiques, journalistes, éditorialistes", invités réguliers des chaines d'info continue.

Attendons un énième samedi, puis le 1er Mai pour d'éventuelles réactions bruyantes.

Quoiqu'il en soit, il faudra trouver des points de convergences entre nous tous, pour sortir de ce m...... le + vite, sinon la baraque finira par sauter à force de jouer aux apprentis sorciers.

Bon we.
Michel Bailly
#4 - Le 27 avril 2019 à 10h09 par Lemere
Je vais surprendre Breizh44 et ne vais pas suivre
M. Bailly .
Le début du discours me fit craindre que rien n'avait changé ni dans le discours ni dans la posture.
Mais rapidement le ton et la forme , les mots ont laissés entrevoir que le président à quelque peu pris en compte l'état de la société et ....le mouvement GJ dont il a d'ailleurs prononcé les termes.
Alors Oui j'ai apprécié les regrets .
Oui j'ai apprécié l'idée de la " Maison France Services"
Oui j'ai apprécié la prise en compte des petites retraités.
Oui j'ai aimé le discours sur l'emploi qui une fois n'est pas coutume n'a pas fustigé le Français qui se retrouve à 55 ans Out des entreprises.

Bien sûr il n'a pas su revenir sur ses petites phrases passées et sur l'affaire Benalla pour s'excuser tout simplement mais le ton pour répondre se fit moins , beaucoup moins arrogant.

Et si les mesures phares demandées par les GJ ( RIC, ISF, ) les GJ peuvent être fiers d'avoir bousculé le système qui a ramené le president devant les Français et les journalistes en particulier.
Et ceux ci ont su ne pas faire dans la langue de bois ni dans le servil. En particulier France 2 , BFM et CNews.

Alors me direz vous tout etait bien? Non quand il fut approximatif ou qu'il n'a pas par exemple su dire que sur le chômage la plus grande part de ceux qui en sont sortis en 2017 le devaient à son prédécesseur .

Et si l'exercice á eu incontestablement du bon , á qui le devons nous ? Au President ou á sa
Nouvelle équipe , au gouvernement , á tous, ou bien seulement á la peur de ce que va devenir le
Mouvement GJ?
Les prochaines semaines devront le dire.
Le gouvernement devra montrer qu'il suit les directives et rendre des comptes et en particulier dans quelques mois sur l'examen de l'efficacité ou inneficacité de La suppression de l ´ISF par exemple.
Parce qu'il semblerait que les GJ ne soient pas décidés à quitter les ronds points , ils ne sont pas naïfs . Les mots devront être suivis d'ACTES.
#5 - Le 27 avril 2019 à 10h23 par Pierre Lasquellec, Cherbourg
C'est juste. Le président s'est adressé aux Français et a voulu ainsi marginaliser les Gilets jaunes. Il estime à tort que les GJ représentent 30 000 personnes. Il a essaye d'opposer les Français aux GJ. Mais encore 50% des Français soutiennent les GJ. Les sondages révèlent que Macron a une très mauvaise image dans la population. Il y a une rupture réelle de confiance. La majorité des français le jugent incompétent pour gérer un pays. Il a décidé d'imposer coûte que coûte ses choix politiques, mais il n'est pas suivi. La dissolution de le l'Assemblée Nationale se rapproche.
#6 - Le 27 avril 2019 à 14h16 par breizh44, Pornichet
M. Lasquellec, discours très formaté FN. Voici quelques précisions : Dernier sondage Elabe : 60% de Français souhaitent l’arrêt du mouvement, seul 20% se disent solidaires aux GJ. Quant à votre affirmation qu’une majorité de Français jugent M. Macron incompétent pour diriger le pays, vous avez trouvé ça où ? Il est impopulaire, certes, mais il n’a pas été élu pour être populaire. Il a été élu pour remettre le pays sur les rails, et cela passe malheureusement par des réformes parfois impopulaires, mais nécessaires. On n’y arrive pas en voulant plaire à tout le monde.
#7 - Le 30 avril 2019 à 08h29 par Lemere
@Breizh44
Certes des réformes impopulaires comme le maintien du glyphosate , la suppression de l'ISF,
les 5 euros en moins d'APL pour tous sans distinction, la réduction du nombre de fonctionnaires ( ah! Non celle ci il revient dessus, c'est pourtant celle qui devait plaire le plus à un grand nombre, mais a la veille d'élections ....)
Les fermetures d'hôpitaux et de maternité ( ah! On me dit que celle ci Non plus maintenant , mais a la veille d'élections .....)
Etc... etc....
Bref le monde comme avant, bref M. Macron un jeune vieux roublard de la politique.
Ah! Si malin il supprime l'ENA et ainsi tue dans l'œuf ceux qui pourraient lui nuire un peu plus tard ( La je rigole bien sûr et j'approuverai La réforme si elle va jusqu'au bout, mais franchement je me demande comment il pourra faire cela?)
Mais heureusement grâce aux GJ la croissance est meilleure (0.3% sur premier trimestre 2019)
Si si grâce aux GJ car leur mouvement á permis la hausse de la prime d'activité qui est passée dans la consommation intérieure qui soutient La croissance, CQFD)
Ceci dit je crains pour la fin de l'année mais on ne sait jamais une convergence des luttes sociales demain et tout est possible . Et je ne demande qu'à manger mon chapeau si Macron réussit furieusement son mandat, car pour moi pas question qu'il démissionne , le vin est tiré depuis mai 2017 il faut le boire jusqu'en 2022.
#8 - Le 30 avril 2019 à 22h59 par breizh44, Pornichet
Une meilleure croissance grâce aux gilets jaunes – fallait l’inventer celle-là. Et le blocage des commerces dans les centres-villes tous les samedis surtout avant noël. Cela a boosté le PIB peut-être ? Mort de rire!
#9 - Le 02 mai 2019 à 20h19 par Lemere
@ Breizh44
Que cela vous plaise ou non , c'est La vérité . L'argent de la défiscalisation obtenue sur les heures supplémentaires va produire le même effet que celui de La prime d'activité élargie.
Et ces sommes modestes retournent aussitôt dans la consommation donc dans le PIB .(CQFD)
Cela dit ça va pas durer, hélas .
Car les nuages s'amoncellent en particulier dans la grande distribution .
Et la politique Macronienne n'est pas un exemple de réussite dans le domaine économique . Le fameux ruissellement et autre premier de cordée
cela ne marche pas vraiment .
#10 - Le 06 mai 2019 à 13h27 par breizh44, Pornichet
Lemere, vous n’êtes sûrement pas sans savoir que les mesures prises en décembre dernier par le gouvernement sous la pression menaçante des GJ étaient des mesures déjà prévues, mais anticipées en augmentant la dette. Vous vous souvenez sûrement aussi que ces mesures étaient jugées inadéquates, insuffisantes, « pas ce nous avons demandé » par les GJ. Donc, leur attribuer maintenant le crédit du succès desdites mesures est un peu osé à mon goût.
#11 - Le 08 mai 2019 à 00h14 par Lemere
@Breiz44
Je ne suis pas le seul a dire et ecrire que le GJ ont plus obtenu en quelques samedis que les syndicats en plusieurs mois voire années.
Je ne dis pas d'ailleurs que je suis d'accord avec cela , je dis simplement que le "mérite" en revient aux GJ, et que comme dans beaucoup de domaines, Macron agit a la petite semaine. Pas de vision globale de société pour la France. Normal il n'a jamais ete préoccupé que par l'europe, mais helas a echoué la aussi.
Je crains le pire pour la France si sa liste Europeenne n'arrive pas en tête.
Et a en croire les sondages recents et les boulettes de sa tete de liste, LREM me semble bien mal parti . Et si le RN arrive en tête, le gouvernement devra en assumer la responsabilité. Car ce ne sont pas les autres partis de l'opposition qui auront progressés, mais bien LREM qui aura regressée.
Quant a moi, je n'ai jamais voté LREM ni RN, et ce n'est pas cette fois ci que je le ferai. Bon courage a vous Breizh44 en cas d'échec.
#12 - Le 08 mai 2019 à 14h53 par breizh44, Pornichet
Lemere – tout à fait d’accord avec votre évaluation de la situation concernant les Européennes. Raison de plus de voter LREM à cette élection, s’il le faut en se pinçant le nez, même si, (là encore je suis d’accord avec vous) le choix de la tête de liste est très malheureux. Mais la volonté de secouer l’Europe et de la pousser dans le bon sens est définitivement présente chez LREM. Si Macron n’a pas pu aboutir entièrement avec ses initiatives, il a tout de même réussi sur certains points. Le problème ici est plutôt à chercher du côté Allemand, qui n’ose pas le grand saut, mais qui préfère les petits pas timides pour ne froisser personne.
Si le FN passe en force en France, juste pour le plaisir de certains d’avoir fait un pied de nez à Macron, et d’autres ultra-nationalistes réactionnaires dans d’autres pays de l’UE, cela risque de faire des dégâts irréversibles dont personne ne pourra se réjouir. Et pour revenir aux GJ, ce mouvement est de plus en plus infiltré par l’idéologie du FN. Dans le temps il y avait les vestes brunes, aujourd’hui il y a les gilets jaunes.
#13 - Le 10 mai 2019 à 12h04 par Lemere
@Breiz44

Comme Je l'ai dit Je ne voterai ni Macron ni RN.
Et voter en se pincant le nez , Non merci. L'offre est suffisante ( trop peut être ) pour le faire .
Et le discours " Nous c'est pas terrible mais les autres c'est pire " pas très vendeur, surtout pour ensuite être récupéré comme appartenant à la première force du pays .
Le discours "tout sauf Macron "ou "tout sauf le RN " se valent. Et cette fois pas de deuxième tour donc que l'on regarde les programmes et qu'on évite de voter en pensant national. Á partir de là le choix est plus simple vous verrez . Et meme vous cher Breizh44 vous pourriez faire un vrai choix européen , sans arrière pensée française .

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