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Dette et crise financière le débat est ouvert sur les solutions

Les différents acteurs politiques ont commencé à évoquer leurs solutions pour sortir de la crise et de la situation d’endettement du pays. Des propositions souvent radicales pour certains, mais ne faut il pas tourner la page des solutions qui ne fonctionnent pas ?

Jean Luc Mélenchon

Pour Jean Luc Mélenchon cette crise menace « d’envoyer tout par terre, il est donc temps de changer de méthode »  Pour le candidat du front de gauche on est dans la main d’agences de notation mises en place par Baroso en leur donnant des pouvoirs invraisemblables de pouvoir noter les entreprises. « La dette est indue, il faut arrêter de faire peur aux gens avec ça, et mettre les agences de notation à la niche ». « Il est inadmissible que la banque centrale européenne prête aux banques privées qui prêtent ensuite aux états la BCE doit prêter aux états directement, il est inadmissible que la banque centrale européenne prête aux banques privées à 1% et qu’ensuite les banques privées prêtent aux états à 5%,7% et à la Grèce à 18% c’est une honte un scandale. » Pour réduire la dette Jean Luc Mélenchon suggère de faire payer les grandes entreprises, « nos chères banques elles ont fait 21 milliards de bénéfices.» 

Marine Le Pen

Pour Marine Le Pen le front National avait anticipé depuis 2008 que les plus grosses difficultés étaient devant nous. « Au PS comme à l’Élysée, on joue au concours dérisoire de la plus belle rustine ! C’est à qui construira la plus jolie petite digue de sable, devant cette déferlante qui emporte tout sur son passage !

Il est temps de passer aux choses sérieuses. » Pour la candidate « c’est la faillite d’une idéologie. » « Dogme central de cette idéologie, l’euro. Nicolas Sarkozy et le gouvernement s’acharnent à le « sauver à tout prix » comme le dit le président de la République lui-même… Depuis 2010, on ne cesse de multiplier les réunions de crise, les sommets officiels, les plans de renflouement pour sauver les victimes chaque trimestre plus nombreuses de la crise finale de la monnaie unique.

"C’est parfaitement absurde. C’est faire de la politique en dehors de la réalité. L’euro est mort. Il n’a pas fait ses preuves. Il n’est pas viable. C’est tout. » Pour Marine Le Pen la crise actuelle a le seul mérite de montrer clairement la réalité aux Français.  Elle souhaite cesser immédiatement tout plan de renflouement, « Je le dis donc le plus clairement du monde : la France ne doit plus verser un seul centime aux pays de la zone euro victimes de la monnaie unique. » Pour le désendettement elle affirme vouloir reprendre le contrôle de la politique monétaire, de la politique budgétaire et de son financement. L’État fort que je propose doit taper du poing sur la table face aux spéculateurs et les pénaliser en tapant là où ça fait mal : au portefeuille. A ces conditions, le retour à un taux supportable de dette publique, de l’ordre de 30% du PIB, est possible en 2025, "sans saccage social. »

Martine Aubry

Pour Martine AUBRY « Cela fait 3 ans que Nicolas Sarkozy nous dit qu’il va réguler le système financier et rien n’est fait. » Elle  prend l’engagement de réduire le déficit à 3% en 2013 "par une croissance durable associée à une gestion sérieuse de l'argent public", en procédant "à une profonde réforme de la fiscalité", et en "(supprimant) nombre de niches fiscales". Ainsi elle propose d'annuler "50 milliards de dépenses fiscales" "inefficaces économiquement et injustes socialement". Martine Aubry suggère la création d’une taxe européenne de 0,05% sur les transactions financières. « Cela rapportera 200 milliards d’euros pour réduire la dette et financer une part des investissements d’avenir. »

François Bayrou

Pour François Bayrou  « - il est indispensable d’endiguer la dette publique il faut à la fois trouver des économies dans les dépenses de l’État et trouver des recettes fiscales pour endiguer cette dette ; mais il faut le faire de manière plus juste  (François Bayrou propose en plus d’une baisse de 20 milliards d’euro d’exonérations sur les niches fiscales sur un total de 70 et d’une hausse de 2 points de la TVA, 2 tranches d’impôts supplémentaire à 45% et à 50% tandis que le gouvernement s’en tient pour le moment à « rogner » 5 à 10 milliards sur les niches fiscales,

Autorisation de la BCE à acheter les dettes souveraines, plutôt que prêter à 1% aux banques qui ensuite placent les fonds à 4% et plus en se faisant rémunérer un risque qui au final est pris en charge quand même par les États,

Dans son nouvel essai à paraître jeudi 18 août 2011 chez Plon, « 2012, état d’urgence », François Bayrou nous donne son diagnostic sur les causes profondes en amont de ces crises en particulier en France et s’attache à défendre deux priorités pour s’attaquer aux racines du mal : « produire à nouveau en France » et « rendre à la France la meilleure éducation du monde." 

Philippe de Villiers

Pour le président du Mouvement pour la France (MPF) Philippe de Villiers entend refaire de la politique nationale et n'exclut rien, pas même une troisième candidature à l'élection présidentielle .Tous les évènements me donnent raison. L'échec de la frontière unique de l'Europe, l'espace Schengen. Celui de la monnaie unique - je disais déjà il y a 15 ans qu'on ne ferait jamais marcher d'un même pas les Grecs, les Irlandais, les Français et les Allemands." Enfin l'échec du gouvernement mondial unique, je rejoins en cela les déclarations d'Arnaud Montebourg (candidat à la primaire présidentielle socialiste) qui parle de la nécessité de la démondialisation", a déclaré M. de Villiers." Le problème c'est la dissociation de l'argent et du travail: dans toutes les sociétés, quand il y a eu cette dissociation, cela a été explosif", estime M. de Villiers

Ségolène Royale

Pour Ségolène Royale, une crise qui pour la candidate socialiste n'est pas seulement financière "mais aussi une  crise de civilisation". La présidente de Poitou-Charentes en appelle à un "ordre international juste".

Ségolène Royale demande "l'ouverture d'états généraux sur la réforme des prélèvements et de l'impôt, puis un référendum pour stabiliser  les règles pendant cinq ans”. La candidate aux primaires PS envisage également "l'entrée de l'État au capital des banques qui sont aidées et l'interdiction de la spéculation sur les dettes publiques, car "dans les pays qui contrôlent les banques, la croissance est au rendez-vous”. Pour Ségolène Royal, l'objectif des réformes qu'elle souhaite entreprendre consiste à rattraper "le temps de retard" de Nicolas Sarkozy.” Nous sommes présidés par 'le président-déficit' : il  a plus que doublé le déficit public, en grande partie à cause des cadeaux fiscaux faits aux grandes fortunes", a-t-elle dénoncé.

Eva Joly

Eva Joly considère que "la crise n'explique qu'un quart de notre dette. C'est donc l'insuffisance de recettes, et ce depuis très longtemps qui a constitué notre endettement."

"Moi, je dis clairement que j'augmenterais les impôts"  "La crise n'explique qu'un quart de notre dette"

Bouclier fiscal, réduction de la TVA dans la restauration, exonération des heures supplémentaires : pour Eva Joly, la fiscalité mise en place sous Nicolas Sarkozy a "privé l'État de ressources essentielles et nous empêche de sortir de la crise." 

Auteur : Rédaction MW | 18/08/2011 | 0 commentaire
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