www.media-web.fr

Défense et illustration du sport amateur

Si j’ai accepté d’être le parrain de la Transquadra cette année, ce n’est pas simplement parce que j’ai toujours apprécié le milieu de la voile où je compte de nombreux amis pour y avoir évolué «  à bord » et pour avoir été pendant quelques années l’un des « chantres ! » des transats sur Europe 1.

La grande cause  de mon enthousiasme pour cette course est qu’elle met en présence les « sportifs amateurs »  dont beaucoup de « sportifs amateurs de haut niveau ».
Depuis des années, je me sens presque militant pour qu’une plus grande place soit donnée à cette manière de pratiquer le sport car elle représente le sport de tous, le sport pour tous, la compétition  accessible dans les différentes disciplines, le sport exemple, le sport santé, le sport de toute une vie.
Je ne souhaite pas l’opposer au sport professionnel, au sport spectacle, au sport business. Celui-ci aussi a sa raison d’être, son modèle économique. Toutes  ses perversions, qu’elles soient dans ses abus financiers ou médicamenteux  ne lui ôtent pas son  intérêt pour,  notamment, distraire une population qui a besoin « du pain et des jeux ».
En revanche, il faut absolument que cesse  la dictature du sport business et que  tout soit fait pour aider et développer le sport amateur.
Au niveau de l’Etat d’abord.
Tout ministre et beaucoup d’élus déclarent, dés leur nomination ou leur élection,  qu’ils veulent  aider le sport amateur, le sport sain, le sport des français. Très rapidement pourtant, on ne les voit plus que sur les grands matchs de foot, de rugby, à Roland-Garros, sur le Tour de France  ou sur les raouts olympiques, subjugués par  la fréquentation des « people » et des maillots dorés du sponsoring. Quel ministre se déplace pour la transat 6,50 ou la transquadra, un ironman ou l’une des 250 compétions annuelles de sport-nature en métropole ? 
De même, pourquoi les villes financent-elles – par exemple-  des équipes de foot professionnelles dont le moindre joueur gagne en trois mois de quoi organiser les plus belles compétitions amateur dans n’importe quel domaine ? L’énorme  sponsoring privé ne suffit-il pas ?
Parlons-en du sponsoring privé.
 Les grandes marques entretiennent le trésor du sport business dans une abondance de marquages qui crée  un brouillage insensé et rend  tout message inaudible et invisible. Est-ce efficace, est-ce professionnel ? Sûrement pas mais voilà le résultat de la toute puissance d’agences qui utilisent le lobbying, le copinage, l’absence de formation sérieuse des responsables en entreprises  soucieux avant tout de ne pas prendre de risque. Plus grave, c’est parfois le résultat d’études truquées ou  de « l’intéressement » des décideurs par des « agents » très spéciaux aux thèses très spécieuses.
Et les médias ?
Ils suivent la pente de la facilité. Eux aussi sont chouchoutés, dorlotés, utilisés de leur plein gré … ou à l’insu de celui-ci, pour parler « sportif pro ».
Couvrir le sport pro est certes important, voire indispensable pour l’audimat, mais c’est aussi la facilité d’un environnement qui ne demande au journaliste aucun effort de recherche, de création, d’imagination, d’investigation ; pour faire le boulot il suffit de suivre la marche habituelle et d’obtenir la précieuse accréditation !
Et que l’on ne nous dise pas que le sport amateur ne fait pas d’audience. La course à la voile n’a jamais été aussi bien suivie qu’à l’époque du mélange pros et amateurs. Les grandes années du Paris-Dakar étaient celles de l’aventure pour tous et non pas celles des écuries. Les « Raid Gauloises» ont apporté  beaucoup plus de notoriété que les équipes de foot  de queue de première division dont le budget n’est pas comparable.
Et le public ?
Les programmateurs de télé savent bien que le public recherche ce qui est « concernant », ce qui permet au spectateur de se comparer à l’acteur, de s’imaginer  dans le rôle.
 Mais comment s’imposer à  la télé quand la place est déjà prise ? Là encore il faudrait pouvoir lutter contre la facilité, pouvoir pousser à la création,  faire en sorte que  politiques, les sponsors et les médias  arrêtent de travailler comme …des amateurs !

Auteur : Gérard Fusil | 19/07/2011 | 0 commentaire
Article précédent : « Un Baulois très social en ligne. »
Article suivant : « Laurent Bocandé passe les Pyrénées sans encombre »

Laisser un commentaire

*

*

*

*

Les champs marqués d'une étoile sont obligatoires

Media Web Régie par : Agence de presse et marketing Images & Idées images-et-idees@mail.ch CH 1847 Rennaz
www.media-web.fr  |   Nous contacter