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Congrès de la FFR à La Baule

Le grand stade de l’Ovalie sera construit à…Evry.
L’annonce vient d’en d’être faite par le président de la fédération française de rugby Pierre Camou et Serge Blanco lors du congrès national qui se tient ce week-end.
Pierre Camou et Serge Blanco
Pierre Camou et Serge Blanco

Le projet d’un stade indépendant trottait dans la tête des dirigeants de la FFR depuis novembre 2010. Ils ne voulaient plus dépendre du consortium du Stade de France, notamment du fait de sa location élevée, estimée à 1,3 million d’euros et présentaient alors l’idée de la construction d’un stade de 82 000 places avec pelouse et toit rétractable.

« La fédération est au rendez-vous »

Le ministère des sports, via la voix de David Douillet s’était, à l’époque, prononcé défavorablement sur ce projet craignant pour les finances du consortium du Stade de France.
Six sites autour de la région parisienne portent leur candidature pour accueillir le futur stade au coût estimé de 600 millions d’euros.

En décembre dernier, le comité directeur conserve celles de Thiais Orly (94) et Évry Centre Essonne (91).
Les communes d’Orly, de Thiais, de Rungis, de Chevilly-Larue et le Conseil Général du Val de Marne  présentent un emplacement sur le site du Senia, plus précisément à Thiais Orly, sur un site urbain à proximité immédiate de Paris, de l’aéroport d’Orly et de sa future gare TGV.

La Communauté d’Agglomération Evry Centre Essonne  propose un emplacement sur le site de l’hippodrome de Ris-Orangis ; un site naturel en bordure de forêt (133 ha), à 25 km de Paris, avec un potentiel de développement significatif autour du stade. 

 

« La FFR s’est choisi une nouvelle maison »

« La décision a été prise à l’unanimité a déclaré le Pierre Camou, le projet est conforme à nos attentions dans un quartier vivant, dynamique et agréable à vivre ». Il conclut son annonce par des citations : « Tout ce qui s’est fait de grand en ce monde l’a été au nom de l’espérance exagérée » (Jules Verne) et « Je préfère avoir un avenir à appréhender plutôt qu’un passé à défendre ».
Le comité directeur a choisi à « l’unanimité  ce site », conclut-il en passant la parole à Serge Blanco.
« Ce n’est qu’une étape dans la continuité de l’aventure que vous avons commencée, voilà deux ans. Vous autres journalistes, comme d’autres personnes ont cru que cette aventure n’ était provoquée que pour aller à l’encontre d’un système qui s’appelle le Stade de France et qui ne nous permettait pas de retrouver nos enfants dans une cour de récréation ».
« Nous démontrons aujourd’hui toute la valeur de ce que nous voulons faire ».
Ce stade modulable devrait pouvoir héberger tout type de manifestations et tendrait également à renforcer la position de la France pour l’organisation de grands événements sportifs internationaux.
L’homme, l’un des plus capés de l’histoire du rugby poursuit : « Nous voulons créer un lieu de vie, il va permettre à des milliers de gens de voir le rugby différemment. Nous n’avons pas le droit de nous tromper ».
Le lieu se veut convivial, festif, ouvert, débordant sur d’autres activités. Les phrases sont grandiloquentes : « Nous rentrons dans un monde nouveau, nous avons un an et demi pour amorcer le rêve du rugby français ».

Parmi les questions : « Qu’est-ce qui a fait pencher la balance ? Réponse, à côté, du président : « On construit un stade pour la France, pas pour Paris ».
Sur l’accès et les transports : « Nous ne sommes que l’accélérateur de projets existants en la matière ».
Sur l’influence des politiques : Pierre Camou : « Je n’ai jamais craqué devant un ministre ».
« Ce n’est pas être présomptueux que de vouloir notre stade, c’est l’avenir du rugby qui en dépend », martèle Serge Blanco.
Reste à trouver le financement, la fédération interviendrait pour un tiers du budget et va se tourner en priorité vers ses partenaires fidèles. Rendez-vous est pris dès décembre pour le choix de la maîtrise d’œuvre.
Il conclut par : « Nous voulons être indépendants et cette indépendance que nous revendiquons ».
Les observateurs extérieurs peuvent rester dubitatifs sur l’intérêt de financer et de construire un nouveau grand stade en France.
Le rugby reste le sport de la « grande famille ». Ce n’est pas l’ambiance ressentie au palais des congrès d’Atlantia à La Baule qui pourra le contredire. Au détour d’un couloir, sans doute relatant les propos d’un entraîneur, on a pu entendre l’une de ces phrases à marquer dans les manuels : « Putain les mecs ! si j’ai des demis, c’est pas pour que les trois-quarts fassent les choses à moitié ! ».

 

Auteur : JRC | 29/06/2012 | 0 commentaire
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