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Ciel changeant

Cette « foutue » météo commence à angoisser et énerver les organisateurs de manifestations estivales.

« On ne peut rien n’y faire, elle fait aujourd’hui la pluie et le beau temps, provoquant annulation, une part de désespérance, fait baisser les bras, hausser les épaules, courber le dos, sortir les parapluies et les cirés Cotten ».
Elle provoque et induit une autre approche des vacances ; celles de « Tous aux abris », un plan B, ce qui donne une explosion en 2011 des ventes de tickets de cinéma, et d’autres lieux non affectés, océarium, piscines (couvertes) et musées, par exemple.
 

« Faut faire avec »

Il faut donc être fataliste, mais aussi relativiser à l’heure de la canicule dans plusieurs états américains et alors qu’en Russie, les inondations ont déferlé, provoquant le décès d’au moins 150 personnes.
Néanmoins, l’économie touristique et les manifestations proposées puisqu’il s’agit du propos, sont directement impactées par ce maudit ciel qui n’en fait qu’à son bon vouloir depuis deux ans dans notre région.
Certains « anciens » se souviennent avec une certaine nostalgie que : « Y’a 50 ans, il faisait beau tout l’été, on avait une arrière-saison magnifique. On se baignait tous les jours, jusqu’en octobre » confie cette mamie (78 ans), rencontrée sur le front de mer de l’Océan. Elle est venue avec ses petits-enfants à la fête des 130 ans de Saint-Brevin. Bien sûr, l’air est iodé et vivifiant, mais pour les pâtés de sable, c’est un peu raté.
Ce « temps béni » d’avant est-il une vraie réalité ou un simple ressenti ? Sans doute que nous sommes aujourd’hui plus sensibles qu’autrefois aux changements climatiques, la moindre averse se transforme en cauchemar et devient une morne plaine pour les prévisions de sortie.
 

« De la météophobie »

« Les réservations se font maintenant au dernier moment, confie un hôtelier baulois, Et, je ne vous parle pas des annulations lorsqu’un chroniqueur météo annonce une possible perturbation par chez nous dans les prochaines 48 heures ».
C’est donc l’œil rivé  sur les dépressions (pas de médicaments en vue) et sur les anticyclones que l’on doit de décider si l’on part ou pas ? Si l’on maintient une manifestation en extérieur.
C’est un vrai pari, car, souvent, il n’y a pas de lieu de repli possible. Exemple, la fête du jeu à Guérande, (ce mercredi 11 juillet) : « On est passé à travers (la pluie) l’an passé, un miracle » explique Gwenaël Le Gal, responsable service jeunesse à la mairie.
Idem à la Turballe, « Festiven’t » qui lance la saison, temps radieux le samedi, pourri par un déluge d’eau et de vent le dimanche. « J’ai fait descendre du ciel les cerfs-volants, trop dangereux » nous dit Corinne Rondeau, adjointe à la culture. Autre annulation pour la projection d’un film sur la plage reportée au 27 juillet dans le cadre de l’anniversaire du cinéma. « Impossible de risquer de monter l’écran géant, si l’on s’en tient aux prévisions ».
Alors, pour toutes ces manifestations à venir, on prie, on essaye de ne pas y penser, au temps qu’il risquera de faire.
Lors de la conférence de presse annonçant le Night & Bay de la Baule (voir http://www.labaule-infos.net/night-bay-ca-va-decoiffer-a-la-baule-25-28-758.html) ; à la question posée, on évite le sujet, on se veut tout sourire et l’on blague, dans cette attente positive que le créneau choisi n’apporte pas son lot de « moussaillerie ». Sinistre présage d’une fête amputée de cette part de frivolité et d’insouciante, de joie, de mieux être qu’apporte le soleil dans un ciel azuréen et synonyme d’une fête réussie.
Allez, avec le changement de marée, c’est sûr, ça va s’éclaircir dans l’après-midi.

 

Auteur : JRC | 08/07/2012 | 0 commentaire
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