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Cap Atlantique fête le 10e anniversaire d'un mariage à 15

Cap Atlantique présentait ses vœux ce jeudi au camping des Chardons bleus de la Turballe en présence des maires des communes, et du nouveau sous-préfet, un rien taquin.

René Leroux maire de la Turballe recevait Cap Atlantique pour la présentation des vœux de la communauté de communes. Comme à chaque cérémonie, les militants anti aéroport étaient présents avec leurs pancartes, distribuant « le nouveau tract* ».

Un directeur botaniste

Philippe Allain, directeur général de Cap Atlantique reprend la comparaison avec un arbre pour présenter l'intercommunalité, « aux racines solides-les paraoisses d'origine », il présente « ses fruits- les richesses et réalisations du territoire», et « les feuilles qui le nourrissent ».
Il insiste sur la confiance entre les élus et entre les services (communaux et intercommunaux). La rupture de la confiance : « la défiance est facteur de blocage », « on n'est plus disponible pour construire ». Il cite une analyse** indiquant que le corporatisme et l'étatisme sont des freins au développement.
L'intercommunalité, c'est « l'opposé de l'esprit de clocher », et il se félicite de « ce mécanisme ingénieux qu'est l'intérêt communautaire ».

Un président philosophe

Yves Métaireau reprend en partie son discours des vœux dans les différentes communes. Les élus peuvent être « légitimement fiers  des réalisations de Cap Atlantique, qui probablement n'auraient pas pu éclore », des décisions « presque toujours prises à l'unanimité ». « Cap Atlantique est considéré, nous avons créé des convictions ». Cette fois, il ajoute que « ce n'est pas sans raison que certaines communes souhaitent nous rejoindre », mais n'ouvre pas plus la porte (à Pornichet par exemple dont le maire Robert Belliot souhaite quitter la CARENE).
La CFE est évoquée comme « un dossier  délicat », le président y revient pour dire « je le redis - et je ne vise personne - nous devons à tout prix connaître l’impact sur les administrés quand nous votons des impositions ». Concernant le grand aéroport, et en référence aux manifestations répétées des opposants, il assume « Cap Atlantique est reconnu et a toute sa place au titre de décideur ».
Yves Métaireau liste ensuite les grands travaux à venir. « Y parviendrons-nous ? » demande-t-il. Les conditions sont difficiles mais le président est optimiste : « oui, si nous savons garder notre potentiel d'autofinancement ».
« J'aimerais vous retrouver en 2014 », mais « le scrutin de liste, la parité, le fléchage vont induire des différences de comportement. Le conseil sera donc plus paritaire, plus féminin, et forcément plus politique».
Il philosophe ensuite sur le monde qui subit une « métamorphose », avec force détails concrets de la vie quotidienne et décrit les difficultés d'un monde à venir. « Nous mettons en avant nos échecs plutôt que nos potentialités ». « Nos acteurs publics sont faibles, trop désunis, sans dialogue ».
Mais : « Ici nous avons tout pour réussir un pari économique et social».« Engageons-nous sur les énergies marines renouvelables et sur l'avenir de notre grand ouest »
« Reconnaissons la chance d'avoir la responsabilité, ensemble, d'un territoire privilégié ».
 

Un sous-préfet taquin

Le sous-préfet, Bordeau se dit « très heureux d'être là ». Comme il a entendu « étatisme ». Il rappelle en souriant qu'il a bien entendu le mot « confiance », que « l'État fait confiance notamment aux élus, mais que la confiance n'empêche pas le contrôle ». Le sous-préfet, quand on égratigne l'État, il tient son rôle de représentant...de l'État. Pour la CFE, par contre il ne joue pas la balle qu' Yves Métaireau lui a pourtant habilement servie. (On se souvient du président disant que Cap Alantique n'avait pas les données des services fiscaux quand il avait voté les bases de l'impôt des entreprises).
Il souligne l'importance de «concilier économie et environnement ».
Il se définit comme un « un facilitateur » et « un interlocuteur » qui maintiendra une « grande proximité ».
En ces temps de débats pour le mariage pour tous, il risque une comparaison : « 10 ans ce sont les noces d'étain », il souhaite « des noces d'or » à Cap Atlantique.
Les maires de l'assemblée - qui ont fait savoir leur opposition à ce projet de loi - auront sans doute apprécié l'image.




 

les opposants à l'aéroport
les opposants à l'aéroport

*sur le tract des opposants : « Cap Atlantique a alloué 2,3 M€ au projet », le comité de cap atlantique contre le projet de notre Dame-des-Landes « demande les documents qui l'ont conduit à investir l'argent public » et réitère la « demande d'engager un véritable débat public concernant ces questions».

 

 

**La société de défiance
Yann Algan et Pierre Cahuc
Editions rue d'Ulm

25/01/2013 | 0 commentaire
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