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Ayrault : le retour ! Une première dans la 5ème République

Ancien maire de Nantes. Ancien Premier ministre. Jean-Marc Ayrault fait son retour dans le gouvernement, en succédant à Laurent Fabius au quai d'Orsay.

L'ancien Premier ministre avait dû démissionner de son poste du quinquennat de François Hollande le 1er avril 2014, remplacé par un Manuel Valls plus "combatif." Il avait alors essuyé la grande claque de la gauche aux élections départementales. Depuis, le député de Loire-Atlantique ronge son frein sur les bancs de l'assemblée nationale. Très discret, il ne fait parler de lui qu'avec un amendement à son nom sur la CSG progressive. Deux ans après avoir quitté Matignon, le socialiste tient enfin sa revanche. Il est réintégré pour remplacer Laurent Fabus au ministère des Affaires étrangères. Un chef du gouvernement qui revient comme simple ministre dans le même quinquennat, est une première sous la Vème République. Laurent Fabius (PS) et Alain Juppé (LR) ont vécu une expérience similaire mais sous plusieurs mandats.*

Relation Franco-allemande

Un poste qui semble taillé pour Jean-Marc Ayrault. En effet, sa maîtrise parfaite de l'allemand pourrait permettre de relancer les dossiers européens en faveur de la France. Aujourd'hui, et plus que jamais, politique étrangère et politique européenne sont indissociables et la relation franco-allemande est au cœur du fonctionnement de l’Europe. Mais comment doit-il occuper ce poste ? Parler allemand n'est pas suffisant. Dans un gouvernement dans lequel sonne la cacophonie des idées, comment porter la voix nationale à l'internationale ? Doit-il être simple porte-parole du président, ou dispose-t-il d'une réelle marge de manoeuvre ? Dans la presse allemande, le retour du germanophile est apprécié. Elle y voit le signe d'une volonté de reconstruire une relation franco-allemande, même si elle aurait préféré quelqu'un comme Emmanuel Macron, qui inspire un renouveau.

Oublier ses idées

La déchéance de nationalité fait taire plus d'un ministre. Tous n'ont pas la verve et le courage de Christiane Taubira. Jean-Marc Ayrault ferait partie de ceux qui préfèrent se taire. En décembre, il tweetait "si la France est en péril de paix, alors, ne la divisons pas davantage." Pourtant, il vient de voter en faveur de l'article 2 de la réforme constitutionnelle inscrivant la déchéance de la nationalité pour les terroristes dans la Constitution.


* (Pour Laurent Fabius : Chef du gouvernement en 1984-1986; ministre de l'Economie en 2000-2002 et le Quai d'Orsay en 2012.
 Pour Alain Juppé : Matignon de 1995 à 1997; ministre de l'Ecologie en 2007; à la Défense en 2010-2011 et les Affaires étrangères en 2011-2012)

Auteur : Y.P | 12/02/2016 | 0 commentaire
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