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799 foyers de grippe aviaire dans les Pays de la Loire

Prévention et gestion de la grippe aviaire dans les Pays de la Loire, point de la situation au 19 avril 2022

Depuis fin février, les services de l’État en Pays de la Loire sont mobilisés pour faire face à la circulation du virus influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), détecté dans la faune sauvage ou dans des élevages dans l’ouest des Pays de la Loire. Plusieurs point de situation se tiennent chaque semaine, organisés par les préfectures de département en Vendée, Loire-Atlantique et Maine et Loire, pour coordonner la réponse (stratégie de lutte et accompagnement de la filière), avec la participation des représentants de la chambre de l’agriculture.

Mise à jour du nombre de foyers et de cas confirmés dans les Pays de la Loire

À la date du 19 avril 2022, les Pays de la Loire ont 799 foyers confirmés d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) en élevage, soit 26 foyers supplémentaires sur une semaine, en Vendée, dans le Maine et Loire et la Loire-Atlantique. Si l’augmentation du nombre de foyers est toujours observée, la progression semble fortement ralentir.

Mesures de protection dans et autour des foyers

Pour rappel, une zone de protection et de surveillance sanitaire a été décidée autour des foyers détectés dans les élevages, ainsi pour stopper la propagation, les mouvements de volailles sont interdits entre cette zone et les zones indemnes. Seule exception sur dérogation délivrée par la DDPP : les oeufs à couver et les poussins d’un jour, nativement indemnes du virus, peuvent êtredéplacés après l’application d’un strict protocole sanitaire pour garantir que les animaux  déplacés sont bien indemnes du virus.

Les mesures de police sanitaire chaque fois qu’un foyer est détecté pour prévenir toute diffusion du virus se poursuivent (abattage dans l’élevage où le virus a été détecté et désinfection du site).

La zone « pare-feu » établie en concertation avec les organismes professionnels pour prévenir la progression du virus a été levée.

RAPPEL : La consommation de viande, foie gras et oeufs – et plus généralement de tout produitalimentaire à base de volaille – ne présente aucun risque pour l’Homme.

Accompagnement de la filière volailles

L’État intervient de façon massive pour réduire les conséquences économiques de cette crise majeure. Les élevages où l’euthanasie des animaux a été décidée du fait de l’observation de signes cliniques, de première mortalité et donc du constat de la présence du virus, sont indemnisés immédiatement sur simple demande de l’éleveur, sur la base de la valeur marchande objective des animaux abattus, avec un premier versement immédiat de 75 % de ce montant, et le versement du solde sur la base des justificatifs fournis par l’éleveur. Sur les 166 demandes d’acomptes déjà reçues, 98 ont été versées pour un montant total de 6,3 millions d’euros.

Les entreprises qui, faute d’activité, seront obligées de réduire leur activité, peuvent bénéficier des dispositifs d’activité partielle de droit commun (APDC) et d’activité partielle de longue durée (APLD). Plus de 180 entreprises ont adressé une demande de prise en charge des heures chômées au titre de l’activité partielle.

Les entreprises pourront également bénéficier, pour soulager leur trésorerie, de prêts garantis par l’État, ainsi que d’éventuels reports de paiement des échéances sociales et fiscales.

Enfin, les pertes d’activité constatées dans les exploitations agricoles, les accouvoirs et les entreprises de la filière feront l’objet d’une indemnisation dans le cadre de dispositifs d’aide en cours de finalisation entre les représentants de la filière et le Ministère de l’agriculture et de l’alimentation.

Des webinaires à destination des acteurs économiques sont organisés régulièrement afin de les informer sur les dispositifs mis en place et de les accompagner dans leurs démarches.

Rappel des mesures de prévention

Sur l’ensemble de la région, les mesures suivantes sont requises pour protéger les volailles pouvant être touchées par le virus :

• mise à l’abri adaptée des volailles des élevages commerciaux et la claustration ou mise sous filet des volailles détenues par les particuliers (basses-cours) ;

• interdiction de l’organisation de rassemblements et de la participation des volailles originaires des territoires concernés ;

• conditions renforcées pour le transport, l’introduction dans le milieu naturel de gibiers à plumes et l’utilisation d'appelants ;

• vaccination obligatoire dans les zoos pour les oiseaux ne pouvant être confinés ou protégés sous filet.

Ces mesures ont pour but de protéger les volailles détenues par les professionnels comme par des particuliers d'une potentielle contamination. Les personnes au contact des volailles doivent assurer une surveillance clinique quotidienne dans tous les élevages (commerciaux et non commerciaux) afin de détecter au plus vite toute apparition du virus.

Les modalités de mise à l’abri ont été adaptées afin de prendre en compte les conditions de production, notamment pour les élevages plein air. Ces adaptations ont pour objectif d’assurer un haut niveau de protection vis-à-vis du risque d’introduction du virus dans les élevages.

Rappel des recommandations et obligations de mise à l’abri depuis novembre dernier pour les volailles détenues par des particuliers (basses-cours) :

Il est nécessaire de freiner la diffusion du virus et de protéger les animaux des basses-cours. A cette fin, des consignes ont été transmises dans toutes les mairies de la zone de surveillance :

- assurer une surveillance quotidienne des animaux de basse-cour, et éviter tout contact avec les volailles d’élevage professionnel

- protéger les stock d’aliments des oiseaux sauvages, et empêcher tout contact entre la bassecour et les oiseaux sauvages

- ne jamais utiliser les eaux de surface (mares, ruisseaux, eau de pluie collectée) pour le nettoyage de la basse-cour

- entreposer au moins 2 mois les fientes et fumiers avant de les épandre ou de les déplacer hors de l’exploitation

- dans les zones concernées par un dépeuplement préventif, l’élimination des animaux de bassecour participe à l’effort collectif pour freiner la diffusion.

Il est rappelé que, quelle que soit la situation sanitaire de sa basse-cour, les détenteurs de basse cours doivent se déclarer sur le site mes démarches ou auprès de leur mairie.

Pour plus d’information sur les dispositifs d’accompagnement mis en place :

https://draaf.pays-de-la-loire.agriculture.gouv.fr/Aides-et-procedures

Pour plus d’information sur les dispositifs d’activité partielle en particulier :

44 : Ddets-activite-partielle@loire-atlantique.gouv.fr

49 : Ddets-activite-partielle@maine-et-loire.gouv.fr

53 : Ddetspp-activite-partielle@mayenne.gouv.fr

72 : Ddets-activite-partielle@sarthe.gouv.f r

85 : Ddets-activite-partielle@vendee.gouv.fr

20/04/2022 | 0 commentaire
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